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  2. // Finale
  3. // Rennes/Guingamp (0-2)

Guingamp encore vainqueur, Rennes encore maudit

L'En Avant Guingamp remet ça. Comme en 2009, les hommes de Jocelyn Gourvennec ne font qu'une bouchée du Stade rennais (2-0) et soulèvent la deuxième Coupe de France du club.

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Rennes - Guingamp
(0-2)
Martins Pereira (36'), M. Yatabaré (47') pour Guingamp.


En 2009, l'endroit était le même. Les deux équipes et la Coupe aussi. Cinq ans plus tard, si le scénario n'avait rien d'identique, le résultat est encore une fois le même. Guingamp bat Rennes (2-0) et Guingamp remporte la Coupe de France, la deuxième de son histoire. Cette fois-ci pas d'Eduardo pour planter un doublé imparable en dix minutes, mais un jeu collectif presque parfait. On imaginait les Rennais assoiffés de revanche, eux qui n'ont rien gagné depuis 43 ans. Ils n'ont finalement pas vu le jour, à la rue et dominés par des Guingampais maîtres de leur sujet. Ces mêmes Guingampais qui luttent pour le maintien, ceux qui ont récemment explosé face à Bordeaux. Emmenés par un quatuor offensif Beauvue-Langil-Yatabaré-Mandanne intenable, les hommes de Jocelyn Gourvennec se sont mis à la hauteur de la finale. Rennes n'y est jamais entré.

Galette saucisse, Nolwenn et festival guingampais

Breizh a investi le 93. De rouge et noir vêtu, le Stade de France respire forcément la Bretagne (on vous laisse les vannes sur la galette saucisse, le kouign amann et Manau). Surtout lorsque la star de la soirée, Nolwenn Leroy, entonne Bro gozh ma zadoù, le (long) hymne de la région. Ça, c'était pour le folklore. Côté terrain, les Guingampais sont les seuls à entrer dans leur finale. Claudio Beauvue, dont la reprise sur un bon centre de Langil trouve le pied de Benoît Costil, puis Christophe Mandanne, qui envoie une tête au-dessus du cadre, donnent les premières sueurs froides aux supporters rennais. Pressing efficace, ailiers supersoniques, milieu plein de maîtrise : la recette est simple et elle fonctionne. Surtout lorsque l'adversaire galère pour passer la ligne médiane et aligner trois passes consécutives. Guingamp s'amuse avec son voisin. À droite, à gauche ou dans l'axe. Langil, Beauvue ou Yatabaré. Jeu court ou jeu long. À terre ou dans les airs. Le danger vient de partout et de tout le monde. Le match des hommes de Jocelyn Gourvennec est excellent. Un but le rendrait parfait. Il viendra logiquement à dix minutes de la pause. À la suite d'un énième duel aérien remporté par un Guingampais, Benoît Costil repousse difficilement le ballon vers Jonathan Martins Pereira. Le défenseur déboule à toute vitesse au point de pénalty pour fusiller la cage d'une volée du droit (1-0, 37e). Rennes peut se réjouir de n'avoir qu'un but de retard au moment où Tony Chapron renvoie tout le monde aux vestiaires.

Deuxième Coupe de France pour Guingamp

Le match vient de reprendre depuis une poignée de secondes lorsque Philippe Montanier déclare espérer voir un autre visage de ses joueurs en deuxième période. Mais l'ancien coach de la Real Sociedad déchante très vite. Car au même moment, Mustapha Yatabaré, totalement seul dans la surface, smashe une tête à bout portant et fait le break (2-0, 46e). Guingamp pose deux phalanges de plus sur la Coupe. Le même Yatabaré aurait pu tuer tout suspens si Benoît Costil, abandonné par sa défense, n'avait pas laissé traîner son pied devant l'attaquant. Entre-temps, Rennes a décidé d'entrer dans sa finale et dans la surface adverse par la même occasion. Les corners et les centres dangereux se multiplient. Sans succès. Même Salma Hayek dans les tribunes n'y croit plus. Ça chambre dans les gradins et sur le terrain, le match est déjà plié. Rennes fait tourner, impuissant face au mur blanc et noir. Le troisième but du match ne viendra ni de la demi-volée de Langil, trop croisée, ni de celle d'Alessandrini, pas cadrée. À l'image de leur match, les Guingampais gèrent les ultimes minutes. Cette fois-ci, ils ont bien les deux mains sur la coupe.

Par Thomas Porlon
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Dans cet article

feel the pain Niveau : Loisir
La vraie défaite n'est pas pour rennes elle est pour la langue française , les commentaire d'emmanuel petit était à la limite du soutenable.

Spéciale dédicace pour ce dialogue ubuesque:

Emmanuel petit : " comme on dit kader le roseau ne plie pas"
Kader boudaoud : "bah si justement emmanuel il plie"
Emmanuel petit: " heu vous m'avez compris kader.
C'est ce qu'on appelle un comique de répétition
Note : 10
Rennes c'est magnifique. Toujours des finales de merde et les joueurs continuent la même rengaine à chaque finale jouée.
Balaise Matuidi Niveau : Loisir
Comme dirait ce grand philosophe savoyard de Pascal D. « les cages auraient pu faire toute la longueur du terrain, Rennes n’aurait jamais marqué »

Loser un jour, loser toujours
Quel match de merde!
Rennes des brèles!

Voici mon analyse de ce match de merde.
Note : 1
sympa ce nouvel épisode des maledictions de l'Atlas, y avait longtemps.

quoi ? c'etait le Stade Rennais ?! mais alors ce maillot... un hommage peut être ? bien joué
Anfield_Road Niveau : Ligue 1
Ce qui devait arriver arriva, l'inverse aurait été bien surprenant, ils ont une réputation à tenir après tout.
Au lieu de "malédiction" pourrait-on utiliser le mot "nullité" ?
Van_Hooijdonk Niveau : Loisir
Le meilleur runing gag de l'histoire: la défaite en finale du stade rennais
TOTAL_RECTAL Niveau : District
Putain je me suis regardé l'intégralité du match avec DEEZER à fond les ballons, playlist "soirée drogue foot". Même mon grand-père sous emprise de stupéfiants à balle de Suze-tonic double glace et les yeux bandés il commente mieux, même en étant plutôt spécialiste de belote.
Aucune déception car au fond (comme beaucoup de supporters rennais), je le sentais ce scénario catastrophe. Mais quel match honteux quand même.

Quand on se présente comme l'équipe de la Bretagne avec un grand E, qu'on nous sert l'hymne breton avant tous les matches, qu'on joue à fond sur l'identité bretonne et que finalement, on montre si peu de caractère, c'est juste insupportable. La première mi-temps est un scandale, et en 2ème, même pas une réaction d'orgueil.
Et au niveau du jeu, quelle misère...Il faut quoi aux mecs pour comprendre qu'ils se font bouffer physiquement par Guingamp? Alessandrini, Ntep, Grosicki qui s'obstinent à vouloir déborder...Et quelle qualité de centre...Et puis Danzé avec son physique de chimiste et ses dégagements en touche, incapable de remobiliser les troupes. Et puis Toivonen, ce fantôme. Seul Oliveira a essayé de dépasser le niveau zéro.

Une négation du foot, un match pitoyable, franchement, c'est misérable. Après, rien que pour l'envahissement de terrain et le champagne de la demi-finale, je me dis que c'est bien fait. Bon je vais arrêter là...ah si, bravo à Guingamp pour son envie.
Selbycool Niveau : CFA2
Comment on dit "coach mental" en Breton ?
Gilles de la Kolo Tourette Niveau : CFA
Nolwenn Leroy et Rennes, c'était pourtant sensé être la formule gagnante.
Voilà. Cette finale suffit à expliquer pourquoi j'aurai toujours beaucoup d'amiration pour les supporters rennais. Faut avoir des couilles pour soutenir ce club dans la durée.
Comment des joueurs peuvent avoir zéro envie lors d'une finale? Ca me dépasse. Bravo aux amis Gingampouètes !
Note : 2
Ce qui est triste avec Rennes, c'est que malgré un sens de la loose évident je n'éprouve aucun plaisir à les vanner. Ni chaud ni froid.
Perdre une finale c'est une chose, ne pas la jouer comme ce soir c'est un scandale. Respect aux supp rennais d'endurer ça
ZiziJeanmaire Niveau : District
En rouge et noir, j'exilerai ma peur
J'irai plus haut que ces montagnes de douleur
En rouge et noir, j'afficherai mon cœur
En échange d'une trêve de douceur
En rouge et noir, mes luttes mes faiblesses
Je les connais, j' voudrais tellement qu'elles s'arrêtent
En rouge et noir, drapeau d' mes colères
Je réclame un peu de tendresse

Jeanne Mas

ZiziJeanmaire Niveau : District
En rouge et noir, j'exilerai ma peur
J'irai plus haut que ces montagnes de douleur
En rouge et noir, j'afficherai mon cœur
En échange d'une trêve de douceur
En rouge et noir, mes luttes mes faiblesses
Je les connais, j' voudrais tellement qu'elles s'arrêtent
En rouge et noir, drapeau d' mes colères
Je réclame un peu de tendresse

Jeanne Mas

lomenphan Niveau : DHR
Je croyais que la CAN c'était en janvier ...
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