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Ce qu'il faut retenir de la saison de Bastia

Au terme d'une saison marquée par le baptême foiré de Claude Makelele en tant qu'entraîneur, des habituelles affaires extra-sportives et une finale de Coupe de la Ligue. Le Sporting a connu une 30e année en Ligue 1 sans encombres.

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L'analyse définitive :

Après une entame correcte, le Sporting Club de Bastia s'est retrouvé relégable dès la sixième journée, après une défaite inquiétante à Metz (3-1). Claude Makelele, venu pour jouer des coudes dans la première partie de tableau, déçoit. Il est prié de faire ses valises début novembre. Ghislain Printant, son remplaçant, va galérer dans un premier temps, avant de motiver comme il faut ses troupes, suite à la victoire contre le PSG. Après ce match, le technicien corse va vite faire oublier « le Mak » et montrer que le foot corse est plein de ressources, y compris pour se payer des polémiques. Outre l'absence de diplôme d'entraîneur de Ghislain Printant qui va le priver temporairement de conférence de presse, il y a l'affaire Brandão, mais aussi l'affaire du drapeau corse brandi par Jean-Louis Leca lors du Nice-Bastia. Les coéquipiers de François Modesto vont finalement parvenir à se maintenir à quelques journées de la fin. Une saison qui aurait pu même se terminer dans l'allégresse avec la finale de la Coupe de la Ligue, s'il n'y avait pas eu le PSG en face. Et sans surprise, le club corse a terminé 19e au classement fair-play. Devant l'OGC Nice, ça va de soi.

Le match chef-d'œuvre : Bastia 4 - 2 PSG

20e journée de Ligue 1. Alors qu'ils mènent 2-0 rapidement, les Parisiens pensent passer une fin d'après-midi détente à Furiani. L'orgueil corse va vite les faire déchanter. Bastia égalise sur penalty, suite à une main de Van der Viel juste avant la mi-temps. Au retour des vestiaires, Palmieri marque le plus beau but de la saison sur une frappe enroulée qui termine en lucarne, avant d'inscrire un dernier but suite à un contre. Laurent Blanc avale sa touillette, pendant que Printant sautille de joie. Ce match sérieux et engagé permet aux Bastiais de reprendre confiance, mais aussi de se dire qu'ils peuvent prétendre largement à une place dans l'élite.

Vidéo

Le tournant de la saison

Début novembre, Halloween étant fini, le costume d'entraîneur de Claude Makelele ne fait plus rire personne au sein de la direction du club corse. Claude MC est débarqué et se justifie en expliquant qu'il n'avait pas la main sur le recrutement. Le club privilégie la solution interne et nomme Ghislain Printant. Jouer sur la fibre corse va s'avérer payant avec une deuxième partie de saison intéressante et un maintien assuré plus tôt que prévu.

Le meilleur joueur : Jean-Louis Leca.

Avec seulement trois matchs joués pour quatre buts encaissés cette saison, le numéro 2 bastiais n'a pas vraiment brillé par ses performances dans les buts. Pourtant, il est le meilleur joueur de la saison grâce à sa performance dans ce Nice-Bastia qui a failli terminer en bagarre générale. Pour protester contre l'interdiction de déplacement faite aux supporters bastiais, le portier de 29 ans a sorti le drapeau à la tête de maure. Un témoignage de solidarité envers ses fans qui n'ont pas pu prendre le Corsica ferries vécu comme une provocation par les Niçois. Résultat : un beau bordel sur le terrain comme en tribunes. Merci qui ? Merci Jean-Louis.

Le joueur révélation : Alphonse Areola

S'il appartient au PSG, qui assure croire en lui à moyen terme, Alphonse Areola enchaîne les prêts. Lens l'année passée, et donc Bastia cette saison, où il débarque avec Hervin Ongenda dans les valises de Claude Makelele. Le double A va sortir une saison pleine et devenir même indiscutable dans les cages, passant du statut de bon gardien de Ligue 2 à celui de titulaire en Ligue 1. Son climax reste cette demi-finale de Coupe de la Ligue à Monaco où il gagne son duel face à Dimitar Berbatov, puis détourne deux tentatives monégasques lors de la séance de tirs au but. Le mercato vient de débuter et son agent devrait recevoir pas mal d'appels de clubs de Ligue 1. Barré pour l'instant par Salvatore Sirigu, le champion du monde U20 édition 2013 a besoin de continuer à sortir des prouesses pour forcer son destin et devenir le numéro un dans les bois du PSG.

Le flop : Brandão

Débarqué sur l'Île de Beauté pour faire le pivot et apporter son expérience de joueur de Ligue 1, Evaeverson Lemos da Silva, aka Brandão, s'est montré plus actif sur le plan judiciaire que sportif. Il y a d'abord sa seule tête cadrée de la saison, envoyée à Thiago Motta à la fin du PSG/Bastia (2-0). Un acte prémédité qui lui vaudra six mois de suspension par la LFP, puis une condamnation d'un mois de prison de ferme qu'il ne purgera pas. Au total, il n'aura disputé que dix matchs pour le Sporting, sans jamais trouver le chemin des filets. Un boulet jusqu'au bout, qui vient d'annoncer qu'il attaquait le Sporting aux prud'hommes pour espérer récupérer un chèque de 714 000 euros.

Ils ont dit :

  • « Monsieur le préfet des Alpes Maritimes...: Rien ne nous arrête ! #Corsica #Bastia #Ligue1 » Gilles Simeoni, le maire de Bastia, sur Twitter, après l'affaire du drapeau corse à Nice.

  • « Dans le football, on sait que le résultat prime avant le temps, et c'est ça qui a fait défaut. J'étais persuadé que j'allais maintenir ce club en Ligue 1. » Claude Makelele après son éviction.

  • « Je trouve que c'est un peu trop facile de taper sur un jeune comme Florian Thauvin. » Palmieri qui n'oublie pas ses amis.

    Le plus beau but de la saison : Ryad Boudebouz face au Stade rennais

    Bien sûr qu'on aurait pu mettre la frappe de Julian Palmieri contre Paris (4-2), élu plus beau but lors des trophées UNFP. Et pourtant, un but est passé inaperçu cette saison : celui de Ryad Boudebouz, contre Rennes (2-0). À la conclusion d'une combinaison en une touche de balle, côté gauche, l'attaquant algérien met Mexer dans le vent d'une feinte de frappe pied droit, avant d'enchaîner sur un chouette enroulé du gauche en lucarne. La frappe fait poteau rentrant et laisse Benoît Costil sans réaction. Le genre de but que l'ancien Sochalien pourrait réaliser plus souvent.

    La décision arbitrale qu'on n'a pas aimée

    19e minute de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et Bastia. Comme à son habitude, Ezequiel Lavezzi fonce tête baissée dans la surface. Tout le monde s'attend à un tir non cadré, mais l'Argentin percute Sébastien Squillaci. L'arbitre, M. Bastien, siffle un penalty et dégaine un carton rouge pas indispensable. Le peu de suspense qui demeurait pour cette finale est tué dans l'œuf. Les Bastiais prennent un 4-0 dans les gencives et repartent sur l'Île de Beauté avec la médaille d'argent.

    Le coup de gueule :

    « C'est un terrible manque de respect et je pense que ce président ne peut pas se regarder dans une glace. » Ghislain Printant qui traite gentiment Frédéric Thiriez de vampire

    Pourcentage de résistance à la blessure : 70%

    Les seuls qui ont souffert des blessures, ce ne sont pas les Bastiais, mais leurs adversaires : 44 gendarmes blessés lors d'affrontements avant le Bastia-OM de la première journée, le pif de Thiago Motta et le dos de Van der Wiel à cause de Brandão lors du PSG-Bastia aller. Reste que les 30% manquants sont à mettre au crédit de Djibril Cissé. L'attaquant aux multiples coupes a trop souffert de ses blessures cette saison. Du coup, il a arrêté tristement sa carrière sans marquer quelques derniers buts.

    Le joueur dont le club a besoin cet été : Jaroslav Plašil

    En fin de contrat avec les Girondins, Jaroslav Plašil est la cible idéale. 33 piges, des crochets pleins de classe et un sang-froid à toute épreuve. Plašil fait un effort sur son salaire et se voit proposer un hummer couleur treillis en compensation. Le climat doux et l'hospitalité locale lui font vivre deux belles saisons. Pour son dernier match à Furiani, le Tchèque prend même le micro et balance quelques mots en corse qui font kiffer l'assistance. Conséquence de cette idylle : à Bastia, on dénombre 145 bulletins « Jaroslav » au dépouillement du scrutin présidentiel de 2017.

    Ce qu'il va se passer la saison prochaine :

    L'arrivée du GFC Ajaccio en L1 permet de faire oublier un peu les Bastiais qui vivent une saison pleine de matchs nuls, seulement ponctuée par deux maigres victoires à domicile contres des « gros » : Lyon et Monaco. Galvanisés par leur maillot extérieur « couleurs maquis » , les joueurs de Bastia font le plein de points hors de leurs bases et terminent à la septième place du classement des matchs joués à l'extérieur. Bastia se paye même une finale de Coupe de France, perdue aux tirs au but contre Saint-Étienne. À l'issue de la saison, le club termine sur la neuvième marche et tout le monde est obligé de reconnaître que les patrons du foot corse, ce ne sont pas l'AC Ajaccio ou encore moins le Gazélec, mais bien eux.

    Par David Sfez
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