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Asie, Inde, Amérique : que pensaient-ils du projet de Superligue ?

La Superligue est presque déjà morte. Vive la Superligue ! Alors que Florentino Pérez a été obligé de suspendre son projet après le tollé déclenché en Europe et le retrait des clubs anglais, on en vient à se demander comment le président du Real Madrid a pu ne pas voir venir une telle levée de boucliers. L’un des principaux arguments de la Superligue était celui de régaler les fans de foot du monde entier, de capter le public international et de satisfaire les attentes des supporters. Et les partisans de cette compétition, Florentino Pérez en tête, citaient d’ailleurs des enquêtes d’opinion allant dans ce sens. Le fan américain ou indien voudrait des affiches prestigieuses régulièrement, du vrai football-spectacle. Vraiment ?

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Pour Florentino Pérez, « le football est le seul sport global et le seul à compter 4 milliards de fans, et notre responsabilité, en tant que grands clubs, est de satisfaire les attentes des supporters. » En clair, sa ligue privée, ça ne serait pas pour l’argent, mais pour faire plaisir aux supporters. Il y a effectivement des nouveaux marchés à capter, à conquérir, notamment le marché américain ou asiatique, déjà bien arrosé par le basket ou le baseball. Pour réussir ce coup-là, il faudrait donc s’inspirer de ce qui se fait ailleurs et « satisfaire » le fan des Yankees ou de Yao Ming. Comme si c'était aussi simple que cela, pour compenser les pertes de la crise et augmenter sa fan-base, il suffirait donc de se calquer sur le format nord-américain de la ligue fermée et privée, tant économiquement que médiatiquement, pour que ça fonctionne. Vraiment ?

Les Nord-américains, fans numéro 1 de la Superligue ? Pas si sûr


Pourtant, en interrogeant les personnes concernées, des premiers doutes émergent. Du côté des médias nord-américains, d'abord, où le discours a été très éloigné de celui du Señor Pérez au moment d’apprendre la création de la Superligue. Ainsi, selon Rory Smith, envoyé spécial en Europe pour le New York Times, le quotidien qui a révélé le projet, copier le sport US serait contreproductif. « Dans une certaine mesure, les fans américains aiment le football européen tel qu'il est, car c'est ainsi qu'ils l'ont connu. Et peut-être que le fait qu'il soit un peu différent du sport américain est une attraction, pas un inconvénient. » Même son de cloche côté canadien, où les fans de soccer apparaissent vent debout contre ce changement. « Au Québec, les réactions sont négatives, on aime le foot européen comme il est et notamment la Ligue des champions, affirme Sydney Fowo, chroniqueur à la radio 91.9 Sports. Les ligues fermées ont plus souvent à cœur l'intérêt des clubs puissants. Même les organisations qui travaillent mal sont quand même récompensées par des revenus garantis. C'est pour ça qu'il existe une défiance envers la MLS malgré la présence du CF Montréal. »

Son collègue au sein de la radio québécoise, Olivier Brett, abonde : « Avec ce nouveau format, ce sont des clubs qui se placent au-dessus des autres clubs de championnats auxquels ils appartiennent déjà. Je comprends la logique marketing, mais sportivement je trouve gênant que Leicester en soit exclu, alors qu'il a depuis 20 ans plus de titres qu'Arsenal et Tottenham mis ensemble. Pendant des décennies, Manchester City était un club marginal. Le travail fait par les dirigeants pour en arriver là est superbe, mais ils veulent maintenant installer une structure qui empêcherait un autre club d'avoir ce même essor puisqu'il ne pourrait pas avoir les mêmes opportunités ou ressources que les clubs fondateurs. » Un discours qui, pour l'instant, ne va pas vraiment dans le sens de Florentino Pérez.


« Où est la joie dans tout cela ? »


La Superligue, les supporters européens n'en ont pas voulu. Cela semble acquis. Le déferlement qui a agité les réseaux sociaux depuis dimanche soir en est une preuve, s'il en fallait une. Mais arrêter le supportérisme aux frontières européennes serait nier toute une partie de l'équation. Partout sur le globe, des fans acharnés des clubs européens se sont rassemblés dans des associations de supporters. Interrogés sur la nouvelle Superligue, deux représentants d'associations de supporters de l'AC Milan, l'un en Inde, l'autre à New-York, partagent des avis divergents. En Inde, la colère est froide face à un changement trop brutal : « Le football est une question de mérite sportif, vous jouez bien et c'est ainsi que vous gagnez votre place. Il ne faut pas créer une autre ligue à part entière et tuer la seule bonne chose qui reste dans le football aujourd'hui : le romantisme. » Et le risque de saturation est aussi ressenti : « Chaque semaine, il y aura de gros matchs qui ne seront que des surenchères dans ce format. Les clubs n'ont rien à jouer, ils savent que leur place est assurée en Superligue, quelle que soit leur position finale. Où est la joie dans tout cela ? Ils tuent la culture des fans, le romantisme, ils manquent de respect à leurs fans, aux autres clubs de football qui n'ont pas tous une histoire aussi riche et qui nous regardent. Cette Superligue est tout le contraire de ce que nous aimons. »

À New York, Giuseppe Rossitto, représentation de l'association officielle de supporters, est beaucoup plus blasé. Pour lui, cette Superligue ne changerait pas grand-chose. « En tant que milanista, j'ai faim de nuits européennes de haut niveau depuis environ sept ans maintenant. Pourquoi ne voudrais-je pas jouer régulièrement contre Manchester United, Barcelone, le Real Madrid, Liverpool ? » En réalité, la Superligue ne serait qu'une étape de plus dans une bataille perdue depuis bien longtemps. « Les gens qui disent que le football est mort aujourd'hui ont tort : il est mort il y a 30 ans quand l'UEFA est devenue gourmande et a changé la Coupe d'Europe qui était prestigieuse. Je ne sais pas pourquoi les gens sont choqués, finalement. Maintenant, c'est juste saturé et les grandes équipes qui font gagner de l'argent à l'UEFA en ont eu assez et ont décidé de faire leur propre truc. C'est clair et simple, l'UEFA a goûté à son propre poison. Si cela se concrétise, je vais regarder parce que j'aime mon équipe, mais c'était en préparation depuis le début des années 1990. » En clair, s'il fallait se plaindre, c'était avant. Alors bien sûr, les partisans de la Superligue existent bel et bien, même s'ils font moins de bruit que les autres. La citation de Florentino Pérez n'est en soi pas complètement fausse, elle doit juste être légèrement modifiée : la Superligue pourrait satisfaire les attentes des spectateurs. Les supporters, eux, n'en ont pas voulu, n’en veulent pas, et n'en voudront jamais. Et ce, qu'ils viennent de Milan, New York ou New Delhi.

Par Maurice de Rambuteau et Pierre Rondeau Tous propos recueillis par MDR et PR, sauf évidemment ceux de Florentino Pérez.
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