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Halilhodžić : « Nicollin m’avait dit que j’étais trop cher pour Montpellier »

Deux matchs en juin, un détour par la Russie, et quelques jours de repos, à Lille pour commencer. Vahid Halilhodžić (64 ans), à la tête de la sélection japonaise depuis mars 2015, poursuivra sa mission en Asie pour encore un an à condition de qualifier son équipe pour la Coupe du monde 2018. « Si on bat l’Australie fin août, ce sera bon » , explique l’ancien coach du Paris-SG, qui n’a pas manqué de saluer la mémoire de Louis Nicollin, disparu le 29 juin dernier.

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Loulou Nicollin est décédé la semaine dernière. Vous n’avez jamais travaillé avec lui. Cela aurait-il pu être le cas ?
On se croisait souvent quand j’entrainais en Ligue 1 (Lille, Paris-SG, Rennes). Il m’avait dit un jour : « Ce serait difficile de te faire venir à Montpellier, tu es trop cher pour Montpellier.  » On aurait peut-être pu travailler ensemble. C’était un personnage d’exception. Il a construit un club, en a fait un champion de France. C’était un président à l’ancienne, passionné, amoureux de son club. Quand je discutais avec lui, je sentais vraiment qu’il était très attaché au club, qu’il aimait ses joueurs, ses entraîneurs.

Il lui arrivait parfois d’être très dur, d’employer des mots pouvant blesser...
C’est vrai. Mais c’était un passionné.
« Il faut se souvenir de Nicollin comme un grand dirigeant, un amoureux du foot, de son club, où il a mis beaucoup d’argent, de temps, d’énergie. »
Et puis, ça ne durait jamais bien longtemps. Parfois, certaines de ses déclarations étaient un peu à la limite... Il disait ce qu’il pensait. C’était drôle, parfois maladroit. Mais il ne faut pas ne retenir que ses quelques dérapages. Il faut se souvenir de lui comme un grand dirigeant, un amoureux du foot, de son club, où il a mis beaucoup d’argent, de temps, d’énergie. Je ne sais pas si on retrouvera un jour un homme comme celui-ci dans le football français. J’avais beaucoup de respect pour lui, et je pense à sa femme, ses enfants, sa famille, ses amis.


Vous avez appris son décès alors que vous veniez de rentrer de Russie, où vous avez assisté à plusieurs matchs de la Coupe des confédérations. Dont ceux de l’Australie, votre prochain adversaire en qualifications pour la Coupe du monde, le 31 août prochain à Saitama.
Oui. On va disputer un match capital face aux Australiens. Pour l’instant, nous occupons la première place de notre groupe avec 17 points. L’Australie, troisième, en compte 16. Si on gagne, nous serons qualifiés (les deux premiers de chaque groupe iront en Russie, ndlr). Nous avons besoin de trois points en deux matchs, puisque nous irons ensuite en Arabie saoudite (5 septembre). Deux matchs très compliqués, face à des équipes très fortes. L’Australie, c’est costaud. Une vraie opposition de styles. Les Australiens sont puissants, tactiquement solides.

C’est pourtant en Australie que votre équipe a réussi lors du match aller (1-1, le 11 octobre 2016) un de ses matchs les plus aboutis depuis votre nomination, en mars 2015...
C’est vrai. Et j’ai des regrets, car je pense qu’on pouvait ramener un résultat encore meilleur. Mais c’est vrai qu’à Melbourne, on avait fait un match solide, bien maîtrisé tactiquement et collectivement. On parle de ce match en Australie, mais celui remporté aux Émirats arabes unis (2-0, le 23 mars) était pas mal aussi. On avait une revanche à prendre depuis le match aller perdu chez nous (2-1, le 1er septembre 2016), où on nous refuse un but valable. Le ballon était rentré de cinquante centimètres. Enfin, c’est comme ça, on ne peut rien y faire. Non, ce qui m’agace, c’est le match nul contre l’Irak, il y a trois semaines (1-1, le 13 juin).


À ce point ?
Ben oui... On jouait sur terrain neutre, à Téhéran. Il n’y avait pas grand monde dans le stade (1000 spectateurs), je pense que nous étions supérieurs aux Irakiens. Nous marquons très vite, et alors qu’on a la possibilité de creuser l’écart, on se fait rejoindre sur un but gag... C’est vraiment dommage. Le fait de jouer à 17 heures, alors qu’il faisait pas loin de 39°, ça n’a pas dû nous aider, car mes joueurs ne sont pas forcément habités à de telles chaleurs. C’est comme ça. Pensons à bien préparer le match contre les Australiens.

Vidéo

Vous avez profité de votre séjour en Russie pour dénicher un camp de base ?
Oui, tout est réglé. Il ne reste plus qu’à se qualifier.

Et si vous n’y parvenez pas ?
Ce sera la fin de mon contrat. Si on se qualifie, mon contrat prendra fin après la Coupe du monde en Russie.


À quel niveau situez-vous la sélection japonaise en Asie ?
On peut faire mieux. On doit faire mieux. Ça surprend la presse et l’opinion publique quand je dis ça. Le Japon participe à toutes les phases finales de Coupe du monde depuis 1998, c’est vrai. Et concernant les coupes d’Asie, il est toujours présent ; mais quand on voit le potentiel, je pense qu’il y a moyen de faire mieux. Pour moi, la meilleure équipe d’Asie en ce moment, c’est l’Iran.
« Il faut se faire un peu plus violence. Le talent est là. Il faut encore travailler. Je suis venu pour que le Japon franchisse un cap. »
Derrière, il y a plusieurs équipes, comme l’Australie, la Corée du Sud, le Japon, l’Arabie saoudite. Et d’autres qui sont juste derrière : l’Ouzbékistan, les Émirats arabes unis, et même la Syrie et l’Irak, malgré ce qui se passe dans ces pays, montrent des choses intéressantes. Moi, je pense que les joueurs japonais peuvent s’améliorer tactiquement, et même physiquement. Au niveau technique, aussi, même s’ils sont d’un bon niveau. Ils sont très réceptifs. Travailleurs. C’est pour ça que je suis optimiste. Mais il faut se faire un peu plus violence. Le talent est là. Il faut encore travailler. Je suis venu pour que le Japon franchisse un cap.


Plusieurs internationaux évoluent en Europe, dans de bons ou de très bons clubs...
(Il coupe) C’est vrai, même si on a eu pas mal de blessés ces derniers mois, comme Kagawa (Borussia Dortmund), Hasebe (Eintracht Francfort) ou Kiyotake (Cerezo Osaka), trois joueurs très importants, j’ai pris pas mal de locaux. J’observe beaucoup de matchs du championnat japonais ou des clubs japonais en Ligue des champions. On sillonne aussi l’Europe pour observer les expatriés, notamment Cyril Moine, un de mes adjoints. Les locaux, ils sont importants. Il y en avait onze pour les deux matchs de juin. On bosse beaucoup avec mes adjoints. À la fin de l’année, on va disputer chez nous l’EAFF Cup, avec la Chine, la Corée du Nord et la Corée du Sud. Avec uniquement des locaux. C’est un tournoi intéressant, car il nous permet d’essayer des garçons qui évoluent en J-League.

Que ferez-vous une fois votre contrat au Japon terminé ?
Je ne sais pas. Ce dont je suis certain, c’est que j’ai encore l’envie et l’énergie pour un nouveau challenge. J’ai quelques propositions. C’est trop tôt. J’espère aller en Russie, dans un an. Ce serait la troisième fois que je qualifie une sélection pour une phase finale. La Côte d’Ivoire en 2010, même si on m’a privé de Coupe du monde (Halilhodžić avait été viré après la CAN 2010 en Angola, par fax, et remplacé par Sven-Göran Eriksson, ndlr) et l’Algérie en 2014... Un super souvenir, extraordinaire, cette Coupe du monde au Brésil. Quelque chose d’inoubliable...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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