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Garry Bocaly : « Aux Antilles, on a la chance de pouvoir compter les uns sur les autres »

Ce matin, Garry est malade. Est-ce le rhum pétillant qu'il fabrique depuis quatre ans qui lui monte à la tête ? Ou bien les matchs de football qu'il dispute désormais en équipe de cinq ? Six mois après avoir mis fin à sa carrière, Bocaly parle reconversion. Et ouragan Irma, forcément.

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Il y a une semaine et demie, tu étais en vacances en Martinique, est-ce que tu es rentré à cause de l’ouragan Irma ?
Non, quand je suis parti, il était loin d’arriver. Je suis rentré parce que j’avais pas mal de choses à faire en métropole, mais pas du tout à cause de l’ouragan. Après, forcément, c’est sûr que ça fait quelque chose, même si moi, je suis de la Martinique. Nous, on a plutôt été épargnés par le passage d’Irma. Mais quand on voit comment Saint-Martin a été ravagé...

Tu as déjà vécu un ouragan dans ta jeunesse ?
Oui, bien sûr, j’ai connu des cyclones quand j’étais jeune, mais pas aussi forts que celui-là. Je t’avouerais que nous, en Martinique, on est un peu plus « prêts » pour les ouragans parce qu’on en a quasiment tous les ans. On a des normes de construction anticycloniques et antisismiques que n’avait peut-être pas Saint-Martin...

C’est-à-dire ?
Je ne peux pas te dire parce que je ne suis pas maçon, mais c’est vrai que les maisons sont un peu plus solides. Elles ont des normes à respecter pour pouvoir résister à plusieurs ouragans. C’est vrai que celui-là était l’un des plus gros de toute l’histoire, je ne sais pas quels ravages il aurait pu faire en Martinique, même avec des bâtiments anticycloniques.

« J’ai des amis qui ont de la famille à Saint-Martin et c’est vraiment la galère. Là, c’est l’entraide qui va les sauver. »

Lorsque tu es gamin, tu vis ça comment ?
Quand t’es enfant, j’ai envie de te dire que tu es tellement innocent que tu es content. Parce que quand le cyclone passe, tu n’as pas école. Toi, tu es content d’être à la maison, il n’y a pas de lumière, pas d’électricité, donc en fait, c’est comme un camping, mais chez toi. Dans ta maison, fermée, dans le noir.


Et puis tes parents te protègent aussi.
Oui, forcément. Nous, on a grandi comme ça, on a cette culture de vivre avec les tempêtes, les cyclones, donc on les attend plus ou moins. Avec la distance, c’est compliqué d’apporter son aide directement. J’ai des amis qui ont de la famille là-bas et c’est vraiment la galère. Là, c’est l’entraide qui va les sauver. C’est vrai qu’il y a pas mal d’associations qui font des collectes pour pouvoir les aider, donc on essaye de faire comme on peut. Ça fait plaisir de voir que les vivres et les aides arrivent, en espérant qu’elles soient équitablement distribuées à la population. Par exemple, j’ai vu une boulangerie à Saint-Martin qui est ouverte. Elle offre le pain aux habitants : cinq pains par famille. J’ai trouvé ça génial, c’est super. C’est ça l’entraide, aussi.

C’est un truc très propre aux Antilles, non ? Cette conscience collective de la proximité du danger qui entraîne des liens plus soudés qu’ailleurs...
Bah écoute, c’est vrai qu’on a eu pas mal de trucs avec les ouragans et l’océan, et les premiers à aider, c’est surtout les îles voisines. Il y a une belle solidarité entre les îles caribéennes, c’est beau à voir. Même dans la difficulté et dans ce qu'il s’est passé ces derniers jours, ça fait plaisir de voir les gens s’entraider. On a cette chance-là aux Antilles de pouvoir compter les uns sur les autres.

« Aujourd’hui je me régale. J’ai vraiment tourné une page de ma vie en arrêtant ma carrière, et j’en ai ouvert une autre qui est tout aussi intéressante. »

Le 3 décembre dernier, tu as annoncé la fin de ta carrière, alors qu’en avril dernier, tu nous disais ça : « Pour moi, le fait de rejouer une rencontre professionnelle sur un bon terrain vert, ce sera une ligne de plus à rajouter à mon palmarès. Ce sera aussi fort que le titre avec Montpellier.  »
Ouais. Ça faisait plus de deux ans que je n’avais pas joué... (Silence.) Il y avait une décision à prendre, on va dire. Après, ça ne m’empêche pas de me régaler avec des amis, de me faire des five de temps en temps. Je suis de l’autre côté maintenant, et plus sur ce terrain vert que j’avais tant envie de fouler. Mais je n’ai pas de regrets, parce que j’ai tout donné pour pouvoir rejouer. Pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite.


On peut parler de ta reconversion, aussi, là encore tu nous disais : « Tu me poseras la question dans 6-7 ans si tu veux. »
Oui, mais aujourd’hui je me régale. J’ai vraiment tourné une page de ma vie en arrêtant ma carrière, et j’en ai ouvert une autre qui est tout aussi intéressante.


Aujourd’hui, tu gères une société de stages de foot et une autre de rhum pétillant. Le foot c’est pour le plaisir, et le rhum pour le business ?
Ouais, un peu des deux, parce que je prends tout autant de plaisir dans le rhum pétillant que dans le foot. Puis le foot, ça a toujours été mon milieu, depuis mes douze ans, quand je suis rentré au centre de formation de l’OM, jusqu’à mes vingt-sept ans... Aujourd’hui, j’ai ma carte d’agent de match, je peux organiser des matchs de foot internationaux et des stages pour les équipes professionnelles au Maroc. Ça me permet de garder un pied dans mon monde.

« On est les seuls au monde à faire un rhum pétillant. Au fur et à mesure, grâce aux salons et aux foires, on arrive à se faire connaître un peu plus. »

Tu gagnes de l’argent avec ton rhum ?
Écoute, pour l’instant, on réinvestit, puisque avec la société, on ne cesse de grandir. C’est très bien. Au fur et à mesure, grâce aux salons et aux foires, on arrive à se faire connaître un peu plus. On est les seuls au monde à faire un rhum pétillant, les gens aiment, et moi, je les invite à goûter notre produit ! Parce que quand ils entendent «  rhum pétillant  » , ils ont tendance à faire la grimace. Voir les gens changer d’avis quand il goûtent le produit, c’est un vrai plaisir...


T’as fait la foire de Paris ?
Oui, oui. Enfin, pas moi personnellement, je n’ai pas pu y être, mais mes associés y étaient. Ça s’est super bien passé, comme d’habitude. Donc tu vois, la semaine dernière, on était à Strasbourg, là on prépare une foire sur Marseille, puis une sur Paris, et après on ira en Martinique.


Tu vas présenter toi-même ton rhum ?
Non, je t’avoue que c’est plus mes associés. Après c’est arrivé, comme celle de Toulouse où j’avais pu me déplacer parce que ce n’était pas trop loin de chez moi.

« Notre rhum juste nature, avec un zeste de citron, c’est parfait. Et un petit cigare à côté pour papa. Pour les connaisseurs. »

Des gens te reconnaissent ?
Oh oui, les gens ça les surprend parfois. Et puis, tu sais, on commence à parler de rhum pétillant, et la discussion passe vite au foot (Rires.) Finalement, je me rends compte que les deux se mélangent très bien ! Le foot, le rhum. Après la carrière, hein, bien sûr. (Rires.)

Pour terminer, tu nous donnes ta recette favorite ?
Déjà, on peut faire un ti-punch pétillant ! Dans notre boisson, il n’y a pas d’ajout de vin, c’est vraiment que du rhum que l’on a fait pétiller. Le pétillant relève les saveurs. Donc on peut s’amuser à mettre juste une feuille de menthe, un peu de citron... On peut se faire un mojito royal rapidement. Notre rhum juste nature, avec un zeste de citron, c’est parfait. Et un petit cigare à côté pour papa. Pour les connaisseurs.



Propos recueillis par Théo Denmat
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