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Aux origines du match France-Algérie de 2001

Zinédine Zidane, héros et double buteur de la finale de Coupe du monde 1998 contre le Brésil (3-0), est devenu le symbole de la France black-blanc-beur qui se rêve sincèrement fraternelle. C’est son aura exceptionnelle qui fut grandement à l’origine du match de la réconciliation entre la France et l’Algérie d’octobre 2001...

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La foule en liesse scande des « Zizou président ! » quand l’effigie du numéro 10 des Bleus est projetée sur l’Arc de Triomphe illuminé de tricolore. Partout en France, drapeaux algériens et français mêlés communient en cette soirée du 12 juillet devenue nouvelle fête nationale avant le très républicain 14 juillet. En Algérie, juillet est aussi mois de célébration nationale qui fixe depuis 1962 la date du 5, jour de l’indépendance arrachée à cette même République française... Zinédine Zidane, « Françalgérien » de la deuxième génération d’immigrés, transcende les courants passionnels du passé et du présent et il apparaît comme le trait d’union rêvé entre deux communautés appelées à écrire ensemble un futur plein de promesses.


L’idéalisme béat de la gauche plurielle...


C’est dans l’enchantement collectif de l’été 1998 que Gilles Smadja, directeur de cabinet de Marie-Georges Buffet, lance de concert avec celle qui est alors ministre des Sports du gouvernement Jospin l’idée d’un match France-Algérie. Né en Algérie, à Annaba, il a raconté à Thibaud Leplat pour La Revue l’After-Foot la genèse du projet : « L’Algérie sortait des années noires du terrorisme et de la guerre civile. Un vent de liberté commençait à souffler sur le pays. L’idée, c’était que le foot, le sport le plus populaire dans les deux pays, pouvait contribuer à relancer la relation franco-algérienne. » On lance le projet d’organiser à l’automne 1999 un Algérie-France au stade du 5-Juillet à Alger sous les bons auspices du président Abdelaziz Bouteflika. Mais pour des raisons de sécurité liées au terrorisme, la FAF, la fédé algérienne, doit décliner. C’est donc la France qui organisera le premier France-Algérie depuis l’indépendance, avec les deux équipes A. Ce « match de la réconciliation » sera disputé au Stade de France à la date du samedi 6 octobre 2001.



Plus qu’amicale, la rencontre qui se veut fraternelle s’inscrit bien dans l’idéalisme un peu béat du gouvernement de la gauche plurielle, comme l’avait pointé Karim Nedjari dans Histoire secrète des Bleus 1993-2002 paru en 2002 : « Les décideurs politiques ont voulu inventer une légende en s’inspirant d’un mythe vivant. Grâce à Zidane, le Franco-Algérien, et à ses coéquipiers adulés par le peuple de France, une page brûlante de notre histoire contemporaine pouvait enfin se tourner. Exit la décolonisation ratée, la déchirure de l’indépendance, la sale guerre, les souffrances des Algériens torturés, celles des appelés du contingent, des rapatriés humiliés, des harkis méprisés... La France n’a jamais osé regarder ce passé, alors organisons la soirée du grand pardon dans le stade des champions du monde. Et que 80 000 personnes soufflent en chœur sur des braises encore rougies. » Animé des meilleures intentions, le gouvernement Jospin va alors imprudemment instrumentaliser les Bleus champions du monde et d’Europe dans un projet de nouvelle union nationale – multiculturelle – que le sport, malgré sa puissance fédératrice, ne peut parvenir à réaliser. D’autant plus que le contexte de cette fin d’année 2001, déjà tendu par la perspective de l’élection présidentielle d’avril-mai 2002, s’alourdit dramatiquement avec les attentats new-yorkais du 11 septembre... L’exécutif de cohabitation Chirac-Jospin a associé notre pays à la coalition américaine contre l’Afghanistan et Ben Laden, et en haut lieu, on s’inquiète, entre autres soucis, de la réaction des binationaux franco-algériens.

Le président Chirac et son Premier ministre Jospin lors de la finale 1998.

Octobre 1961, octobre 2001


Est-il opportun dès lors, dans ce contexte brûlant de « terrorisme international » , de maintenir ce France-Algérie ? Marie-Georges Buffet répond par l’affirmative dès le lendemain, 12 septembre : « Annuler ce match aurait été une insulte pour le peuple algérien qui n’était pour rien dans les attentats de New York. » La rencontre aura donc bien lieu le 6 octobre. Or, le mois d’octobre est aussi chargé d’un événement tragique qui hante toujours l’inconscient des Algériens de France. Quarante ans plus tôt étaient survenus à Paris, non loin de Saint-Denis, les massacres du 17 octobre 1961. La police parisienne avait réprimé dans une violence inouïe (une centaine d’Algériens tués) la manifestation pacifique organisée par le FLN en faveur de l’indépendance de l’Algérie... Dans ce double contexte national et international électrique, le match France-Algérie est classé à hauts risques par la FIFA et il nécessite un dispositif de sécurité qui renforce le plan Vigipirate : 1200 fonctionnaires de police à l’extérieur du stade au lieu des 150 habituels et 1200 stadiers au lieu des 800 habituels.

Lors de l’Euro 2000, une rumeur d’attentat du GIA (groupe terroriste islamiste ayant sévi en Algérie) avait déjà plané sur l’équipe de France... On apprendra plus tard que le 24 septembre, à deux semaines de l'événement, un rapport des RG révélé par Le Parisien avait alerté le Premier ministre Lionel Jospin. Ce document confidentiel évoquait l’éventualité de « menaces réelles sur le match » , de possibles banderoles hostiles à Zidane jusqu’aux risques de troubles « du fait de l’insuffisance des places disponibles et de la présence de perturbateurs propalestiniens » . Des milliers de drapeaux palestiniens auraient été vendus à Barbès dans les jours précédant la rencontre... Des jeunes des banlieues nord ont averti certains médias qu’ils ne laisseraient pas l’équipe d’Algérie « se faire humilier » , quitte à interrompre le match si le score devenait trop élevé pour l’Algérie.



Car c’est aussi l’autre hiatus, sportif celui-là, qui fait craindre d’autres turbulences : le déséquilibre évident entre des Bleus monstrueux, champions du monde et d’Europe, et des Fennecs tombés dans les profondeurs du classement FIFA. Absente des trois dernières coupes du monde et peu reluisante aux différentes CAN après son succès lors de l’édition 1990, « l’EN » (l’équipe nationale) déjà meurtrie, comme l’ensemble du sport algérien, par dix années de guerre civile, est frappée d’une instabilité fatale au poste de sélectionneur. Le grand Rabah Madjer, revenu coacher l’Algérie au Stade de France, est le sixième entraîneur en trois ans ! Au Stade de France, une sorte de télescopage identitaire verra s’affronter le Franco-Algérien des Bleus Zinédine Zidane à d’autres Algériens nés en France, tels Djamel Belmadi, Yazid Mansouri ou Mehdi Meniri... Flairant sans doute le mauvais coup, le président Jacques Chirac décide de faire l'impasse sur ce match, tout comme les élus de droite en général. Dans son conducteur de la soirée du samedi 6 octobre, la chaîne TF1, qui retransmettra le match, prévoit l’éventualité d’un envahissement de terrain avant la fin du match...


Lire la deuxième partie : Comment le match a dégénéré

Lire la dernière partie : Reverra-t-on un jour un match Algérie/France ?



Algérie-France, l'impossible derby ?


Par Chérif Ghemmour / Photos : IconSport
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