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Khalida Popal, capitaine de l’Afghanistan : « Notre crime ? Taper dans un ballon »

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Khalida Popal, capitaine de l’Afghanistan : « Notre crime ? Taper dans un ballon »

« On m’a accusée d’essayer de laver le cerveau des femmes pour jouer au foot. »

Khalida Popal a été la première capitaine de l’équipe féminine d’Afghanistan et fait partie de l’équipe qui a joué pour la première fois un match officiel en 2008, face au Népal. Ce lundi, elle a publié les premiers extraits de son autobiographie au Guardian. De ses premiers moments avec un ballon à son exil forcé en 2011, elle revient sur sa vie en Afghanistan. « Les hommes nous insultaient, nous et nos familles qui nous laissaient jouer au foot. Ils marchaient sur nos sacs et les vidaient, jetaient nos cahiers. Ils cassaient nos buts faits avec des pierres, et balayaient nos lignes de touche la nuit », raconte-t-elle par exemple dans son autobiographie. Traquée et menacée de mort pour vivre de sa passion, elle est partie vivre au Danemark.

Au retour des talibans au pouvoir en août 2021, Khalida Popal a travaillé pour aider les joueuses afghanes à quitter leur pays, et 80 femmes sont parvenues à partir. Son combat aujourd’hui ? Que l’équipe afghane soit reconnue par la FIFA. Pour cela, elle doit être affilée à la fédération afghane de football… que les talibans contrôlent. « Notre crime ? Taper dans un ballon, faire du sport, rigoler, explique-t-elle. Le football est synonyme de liberté, dans une société où la pression est si forte et où l’on est jugé uniquement en raison de son sexe. Le seul endroit où l’on se sent libre, c’est sur le terrain. Dès que le ballon commence à rouler, on peut s’exprimer, crier, hurler et rire. »

Le livre My Beautiful Sisters sort le 20 juin.

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UL

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