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Borja Valero, l’amour est mort, vive l’Inter !

Première journée de Serie A et premier choc, l'Inter reçoit la Fiorentina. Une rencontre qui va faire tout drôle à Borja Valero, recruté par l'Inter et qui se retrouve face à l’amour de sa vie, sur les cendres d'une rupture particulièrement difficile.

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Borja Valero aimait la Fiorentina à la folie. Il l’a dit et répété il y a deux mois encore : il voulait finir sa carrière sur les bords de l’Arno, où il a posé ses valises en 2012, où il s’est immédiatement épris d’une ville et de ses habitants, d’un club et de ses supporters. On croyait bien qu’entre ces deux entités classes, vouées à la grâce plus qu’à la notoriété et aux titres, le mariage était parfait ; et, avec toutes ces déclarations d’amour, éternel. Mais les voix du mercato sont impénétrables, et c’est donc un fait, les praticiens du beau n’échappent pas non plus à la mode des ruptures crades.

Drôle de départ à Florence, drôle d’arrivée à Milan


Malgré la révolution qui se préparait à Florence, Borja l’a donc assuré, il voulait rester. Un nouveau cycle ? Il se voyait bien dedans. Des jeunes ? Il pouvait les encadrer. Mais selon lui, dans les hautes sphères, on n’était pas du même avis. Peut-être était-il jugé trop vieux. Sûrement avait-il un trop gros salaire. Alors ce qu’il nomme « la nouvelle direction sportive » du club, incarnée par le revenant de l’époque Prandelli, Pantaleo Corvino, l’a poussé vers la sortie. Des rumeurs indiquent que les dirigeants gigliati l’avaient déjà dans le collimateur après son refus d’une destination chinoise l’hiver dernier. Ils auraient rendu « la situation insoutenable » lorsque l’Inter s’est manifestée. On a entendu Borja, voix embuée de larmes, dire à un tifoso dans un document WhatsApp qu’on lui avait « cassé les couilles » , qu'on l'avait « fait pleurer » et « empêché de dormir » pendant deux semaines. La Viola n’a pas la même version des faits, déclare que le joueur n’était pas en vente et que les velléités de départ venaient de lui. Entre cette habituée du rejet de responsabilités quant à ses partants et un type qui se tatouait les coordonnées géographiques du Ponte Vecchio au début de l’été, on laisse juger.


L’incompréhension et la tristesse des fans n’y ont rien fait, celui qu’ils avaient surnommé Il Sindaco – le maire – a fini par se tirer. Direction l’Inter, donc, qui pour 5,5 millions d’euros a contenté son nouveau coach Luciano Spalletti, grand fan d'un joueur qu’il voulait déjà pour sa Roma l’été dernier. Débarrassé d’une ambiance délétère, l’Espagnol aurait pu noyer sa tristesse dans cet engouement. Il a pourtant dû faire face au scepticisme à son arrivée à Milan. Compréhensible, quelque part : un gars qui assure dès sa conférence de présentation qu’il ne serait pas venu si ça n’avait tenu qu’à lui, c’est louche. Et, entre cet attachement, une dernière saison plutôt inégale – bien que statistiquement réussie avec deux buts et dix passes décisives en 40 matchs – et un âge avancé, les tifosi nerazzurri, qui attendaient plutôt de leurs nouveaux proprios fortunés des noms ronflants, n’étaient en effet pas jouasses. Borja Valero, éternel sous-coté, était donc encore condamné à faire ses preuves.

Le joueur qui manquait à l’Inter, finalement


Là-dessus, on peut dire qu’il est allé vite. Si l’Inter a été belle lors de sa préparation, avec des succès de prestige contre le Bayern, Chelsea, Villarreal ou Lyon, c’est en effet parce que Borja a été superbe. Désintéressé des compos officielles, on l’a vu naviguer aux quatre coins des pelouses, aimanter les ballons, dicter le tempo, lancer les manœuvres et terminer les actions avec ses caviars. « Métronome » , « architecte » , « phare » , « patron » , les superlatifs ont plu dans la presse transalpine au rythme de ses prestations. Plus personne ne remet depuis en question le désir mercato de Spalletti, plus personne ne traite non plus de grabataire l’emblématique ex-président Moratti, qui avait déclaré à la signature du milieu de terrain qu’ « avec lui était arrivé le point de référence dont l’Inter avait besoin » .


Dans le mille, Massimo : Borja Valero était certainement le joueur qui manquait à l’Inter, cette Inter bourrée de belles individualités qui doit se transformer en véritable collectif. Spalletti le savait depuis belle lurette, Borja est une clé. Outre le fait qu’il porte des principes chers au technicien – possession, verticalité –, l’ancien Madrilène est de ces leaders silencieux et intelligents, de ces joueurs rares capables de retranscrire une philosophie sur le pré et de la faire germer dans l’esprit de leurs partenaires. Des qualités qui faisaient défaut à tous ces jeunots recrutés à grands coups de millions depuis le départ des cadres du Triplete. Coïncidence si le peuple nerazzurro ravive le souvenir d’un autre crâne chauve et bien rempli nommé Cambiasso ? Au vrai, à l’issue d’une pré-saison aussi aboutie, sûrement rêve-t-on même plus grand, d’un destin à la Pirlo. Le parallèle se pose de lui-même : le bel Andrea était arrivé à la Juve durant l'été 2011, rejeté par un Milan qu'il aimait, mais qui ne croyait plus en lui. Il avait 32 ans, comme Borja aujourd'hui. La Vieille Dame bouclait une pale saison de championnat à la septième place, comme l'Inter aujourd'hui. La suite, on la connaît. Le regista a changé un club qui patinait en machine à titres et qui gagne encore aujourd’hui sur les bases qu'il a posées. Ce sont ces bases que l'Inter attend de son nouveau cerveau Borja Valero. Lequel, à l’heure d’affronter son ex, doit bien se rendre à l’évidence : devant une cause aussi grande, l’amour peut bien s’éclipser.



Par Alexandre Pauwels
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