Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 20 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. //
  2. // Fiorentina

Ave, Cesare

Usé par son retour sur le banc de la Fiorentina, Cesare Prandelli a démissionné mardi de son poste d'entraîneur, une « ombre » cramponnée au cœur et avec la conscience que sa carrière d'entraîneur « pouvait se terminer ici » . Une élégante révérence, à l'image d'un type dont la sensibilité et la délicatesse ont souvent transpiré jusque dans le jeu de ses équipes.

Modififié
Cesare Prandelli se plaît souvent à citer cette formule de Giovanni Trapattoni : « L'entraîneur est un condamné à mort, qui ne connaît jamais l'heure de son exécution. » Pour devancer la guillotine, le natif d'Orzinuovi a donc souvent décidé de faire le sale boulot lui-même. Ainsi, on l'a vu démissionner de son poste à Lecce, au Hellas Vérone, à Valence ou encore de son rôle de sélectionneur de la Nazionale, sans jamais réclamer d'indemnités. « L'argent n'a jamais été une priorité » , a souvent appuyé Prandelli. On serait d'ailleurs tenté de croire que ce n'est pas pour les billets verts que le bonhomme était revenu au début du mois de novembre sur le banc de la Fiorentina, mais bien pour tenter de relever un club alors posé à une décevante douzième place de Serie A. Quatre mois plus tard, rien ne s'est vraiment arrangé : les Violets pointent à la quatorzième place et ne cessent de proposer un football aussi inconséquent qu'incohérent collectivement. Trop dur à vivre pour Cesare Prandelli, qui a décidé de quitter précipitamment son poste mardi.

Un plasticien avant d'être un entraîneur


Ce revers-là n'est pas anodin pour Prandelli. La Fiorentina, après tout, a été le club de son apogée. De 2005 à 2010, il avait hissé les Toscans à la 4e place de la Serie A à deux reprises, obtenant une qualification en Ligue des champions au passage. Il avait également emmené les Violets en demi-finales de la C3, en 2008. Mais c'est tout autre chose que l'on retiendra prioritairement de Cesare Prandelli. À savoir sa profession de foi. « Au fond de chaque footballeur, il y a la volonté de gagner. C'est à l'entraîneur de lui faire comprendre qu'il peut y arriver en jouant bien » , racontait-il alors en novembre 2012, alors qu'il venait d'emmener quelques mois plus tôt une Italie enthousiasmante et entreprenante jusqu'en finale de l'Euro. Quand Cesare Prandelli parvenait à se faire comprendre, justement, ses équipes finissaient inlassablement par lui ressembler. Sophistiquée et épicurienne, sa Fiorentina jouait une distinguée symphonie collective, jamais obsédée par la recherche vulgaire du résultat. Son avant-centre, Alberto Gilardino, point de terminaison d'une formation chic, mais pas prétentieuse, fêtait ses pions en jouant du violon. Cette équipe-là était harmonieuse, généreuse et solaire, comme un après-midi toscan qu'on savoure langoureusement, à l'ombre d'une rangée de cyprès. Peut-être plus plasticien qu'entraîneur, Prandelli a de fait toujours fait les choses dans les règles de l'art. Son personnage, honnête, didactique avec les supporters comme avec les médias, s'accommode mal de la grossièreté et des formes mal mises, des petites bassesses susurrées au creux de l'oreille, mais aussi des promesses trahies.

« Probablement que ce monde ne me reconnaît plus... »


En revenant à la Fiorentina, il n'a jamais pu tenir celles que son second mandat au club pouvait laisser pressentir. Il a été le premier à l'assumer dans une lettre fleuve qu'il a adressée aux tifosi : « Je n'arrive plus à être celui que je suis en ce moment. J'ai entrepris cette expérience avec joie et amour, motivé aussi par l'enthousiasme du nouveau propriétaire du club. C'est probablement l'excès d'amour pour la ville qui m'a aveuglé quand les premiers signaux de détresse apparaissaient... » Difficile de connaître l'origine précise de cette sinistrose. À entendre Prandelli, le football aurait changé, et lui serait resté à la traîne. « Une ombre a grandi en moi ces derniers temps. Elle a même changé ma façon de voir les choses... Je suis conscient que ma carrière d'entraîneur peut se terminer ici, mais je n'ai et je ne veux pas avoir de regrets. Probablement que ce monde dont j'ai fait partie toute ma vie ne me reconnaît plus. Il va plus vite que ce que j'imaginais. Je crois que le moment est venu de m'arrêter, pour retrouver qui je suis vraiment. » Sa méthode, tenante d'une vision du football délicate et sensible, tire peut-être sa révérence avec lui. Où ira désormais Cesare Prandelli ? Sûrement à Orzinuovi, la commune du village de son père, où il réside quand il n'est pas en mission sur un banc. Là-bas, de la fenêtre du premier étage de sa maison, il peut apercevoir le terrain de foot à sept de l'oratoire local, où s'exercent quotidiennement des bambini. « Avant, il y avait des arbres tout autour de l'ancienne structure de l'oratoire, confiait-il en 2018. Mais ils ont décidé de tout raser. Je crois qu'au passage, un peu de poésie a été perdu... »




Par Adrien Candau Tous propos issus du JDD.fr, d'ultimouomo.com et de la Gazzetta dello Sport.
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


Partenaires
Tsugi Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
vendredi 30 septembre National : Dunkerque monte sur le trône, la surprise Martigues 8 vendredi 30 septembre Omar da Fonseca et Benjamin Da Silva disponibles dans Waze 21 vendredi 30 septembre Ricardo Faty signe à Chartres 7 vendredi 30 septembre Un rapport sur la sécurité dans les stades pointe des défaillances 39
Partenaires
Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom
vendredi 30 septembre "L'Incroyable Brocante Sports" par So Foot et TrashTalk débarque le 23 octobre ! 1