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UEFA : Un bilan français…

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UEFA : Un bilan français…

Bon, ben, voilà. La Coupe de l'UEFA, c'est fini. Encore une équipe de l'Est au palmarès : le Shakhtior Donuts a battu le Werder Blême (2-1, a.p). La France n'aura donc jamais gagné la « coupe sans oreilles ». Question subsidiaire : quel nom de code pour la nouvelle Europa League ? C3, toujours ? Ou bien C-bis ? Ou alors C cédille ?

D’abord, jeter un œil rétrospectif sur cette dernière édition de la C3 ? Si, si, ça vaut le coup parce que c’est l’une des rares fois où les clubs français auraient vraiment pu la gagner. On l’a déjà dit, alors on va aller vite : Rennes sorti de justesse par un Twente pas foudre de guerre (2-1, 0-1 au premier tour), Nancy tombé sur plus forts en poules (CSKA Moscou, La Corogne, etc.), St-Étienne sorti de justesse par Brême, futur finaliste (0-1 et 2-2, en 8ème) pour cause de maintien en L1 prioritaire, objectif pas assuré, Bordeaux a craqué à Galatasaray (0-0 et 3-4, en 16èmes) , alors qu’à 3-3 la qualif lui tendait les bras, le PSG qui a alterné pendant toute la compétition entre équipes-bis et équipes B s’est fait finalement sortir par le Dynamo Kiev (0-0 et 0-3, en quarts) et l’OM aura eu contre le Shakhtior (0-2 et 1-3 en quarts) un de ces fameux trous noirs incompréhensibles, notamment à l’aller, qui lui auront flingué sa saison. Au total, échec sur toute la ligne. Rien de vraiment infâmant, non plus, au vu des effectifs limités et au vu de l’exigence prioritaire d’assurer d’abord en championnat. Reste que…

Reste que, côté français, l’édition 2008-09 a concentré toutes les tares habituelles du foot français dans cette compète. Déjà au vu de la finale d’hier soir, avec un niveau qui oscillait entre faible et très moyen, le foot français peut nourrir des gros regrets. Parce que, désolé, mais cette année, en L1, on a vu un paquet de matchs d’une qualité égale, voire nettement supérieure à cette finale de C3. Au pif : OM-OL (1-3), PSG-OM (1-3), OM-Bordeaux (1-0), TFC-Bordeaux (3-0), OM-TFC (2-2), OM-Lille (2-2), Rennes-Bordeaux (2-3)… Il y avait dans ces matchs nettement plus d’intensité, propre à battre les terribles Kiev et Shakhtior dont on s’est fait des montagnes. A travers cette C3, les théoriciens qui nous expliquaient que le ventre mou de L1 est meilleur que le ventre mou des meilleurs championnats ont encore été démentis. Non pas que ces experts aient forcément tort. Le problème est ailleurs : le foot français n’a jamais vraiment pris au sérieux cette compète, au point de l’avoir souvent carrément bazardée. En France, le sketch est bien connu : on joue le championnat en visant l’Europe, et quand on décroche l’Europe, on la brade…

En 37 éditions, le bilan général est plutôt consternant. Zéro victoire et seulement quatre finales nettement perdues : Bastia- PSV en 78 (0-0 et 0-3), Bordeaux-Bayern en 96 (0-2 et 1-3), OM-Parme en 99 (0-3) et OM-Valence 2004 (0-2). Soyons justes : un paquet de joueurs français l’ont gagnée, cette C3. Avec des clubs étrangers… Preuve que la culture de la gagne existe ailleurs mais pas chez nous ? Il faut croire. Ces dernières années, beaucoup de finalistes malheureux étaient des clubs pas extra mais représentatifs de pays où l’esprit de compétition veut dire quelque chose : Brême, Dortmund, Middlesbrough, Rangers, Celtic… Marseille y figure aussi (2004), mais l’OM n’a jamais poursuivi dans la régularité par la suite. Finalement, les causes de cette lose made in France remontent peut-être aussi à l’appellation de départ de cette Coupe de l’UEFA : Coupe de villes de foires. Quelque part, ça sonnait comme un malentendu originel. En plus de son sens premier (festival, fête, marché), le mot “foire” a deux autres sens, plus péjoratifs. En France, la “foire”, c’est le souk, le bordel, le n’importe quoi. Et puis “foire”, comme “foirer” (là, pas besoin d’explications). En 37 ans, la France a donc logiquement “foiré” en Coupe de l’UEFA. CQFD ?

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