La saison dernière, le Bayern Munich déboule dans la banlieue de Madrid après le match nul concédé à l’Arena, contre Getafe. Les Allemands sont sûrs de leur coup, et Beckenbauer pronostique même un 5-0 pour les siens à la mi-temps. A la fin du plus beau match de la saison (3-3 a.p), les comédiens du FC Hollywood se qualifient pour les demies de l’UEFA dans la douleur, et face à d’incroyables ‘Azulones’. Le match aura servi de cure de modestie au Kaiser : «{Après Getafe tout est possible dans la vie, comme dans le foot}». Sans le savoir, la légende du foot allemand a résumé la vie de la vraie star de l’équipe madrilène : son président Angel Torres.
Enfin ! Le PSG a passé la vitesse supérieure en matière de recrutement. Thuram, Giuly, Makelele…Des noms, des palmarès surtout, et de l’expérience à revendre, histoire d’enfin stabiliser le navire parisien. Pourtant, sur les docks du Havre, un homme avait déjà embarqué bien avant eux. Son nom, Guillaume Hoarau. Profession : buteur en série. Palmarès : meilleur joueur de la dernière saison de Ligue 2. S’il vous plaît. Et si c’était lui le vrai bon coup parisien ?
Depuis qu’il a laissé tomber le short, Tony Cascarino n’a pas fait que truster les tables pokers du Royaume-Uni et raconter les injections qui le rendaient « plus affûté, plus énergique, plus affamé sur le ballon » lors de son passage à l’OM dans son autobiographie. L’Irlandais s’autorise parfois quelques tribunes dans le classieux quotidien britannique The Times. Comme celle-ci, publiée récemment, sur l’art de préparer une saison, jadis et de nos jours.
Pour confirmer ses ambitions, après une première saison post Serie B plus que convenable, la Juve s’est renforcée. Littéralement, elle s’est offert plus de force. Et un petit plus…
Rien à foutre des Jeux Olympiques. Primo, ce sont les Espoirs qui jouent. Deuxio, la France n’y est même pas. “Trois’”, on a eu notre dose avec l’Euro. Quattro (Suzi, pardi), on ne comprend plus quel joueur est autorisé à y aller. « Cointreau », la Chine est communiste. Six…ièmement, nous sommes tous des pro-Tibet.
Ronaldinho au Milan AC, les dents plus longues que jamais
Ronaldinho au Milan AC, les dents plus longues que jamais
Cette saison, le numéro 21 du PSG, c’est Yannick Boli. A une époque, le Parisien qui se trimballait avec ce numéro floqué dans le dos s’appelait Ronaldinho Gaúcho. Les temps changent. Coincé dans la rubrique nécrologie après avoir traversé la saison 2007-2008 en sous-marin, l’homme qui a révolutionné le football des années double zéro est back in the business. En page d’accueil du site officiel du Milan AC, y a même son nom qui s’affiche, fond noir, écriture en or.
Après David Bentley, Ashley Young et Theo Walcott, sofoot.com continue son tour d’île des joueurs qui donnent aux supporters anglais l’espérance que leur sélection a un avenir. Lumière sur «Speedy» Gabriel Agbonlahor. La flèche d’Aston Villa qui jouit d’une grosse cote outre-Manche, à l’aube d’une saison où il ne pourra pas se permettre de rétrograder.
David Trezeguet est mort. Son ratio extraordinaire sous le maillot tricolore a été prié de rejoindre le vide-ordures. Deux ans de coma forcé, et hop, David a décidé de se débrancher tout seul, comme un grand. Escalettes peut se frotter les mains, la confiance accordée à Domenech a déjà porté ses fruits. Chercher à savoir si France 98 existe encore n’a pas vraiment de réponse, et tant mieux. En revanche, la retraite du jeune trentenaire de la Juve coïncide clairement avec la disparition de la pimpante France version Euro 2000, dont Trezegol était le dernier véritable ambassadeur.
En ce début de mercato, Arsène Wenger patauge un peu dans la Tamise. En marge de l’arrivée de Nasri, il faut gérer les cas Adebayor, puis Hleb dans une moindre mesure. Et surtout, il doit repenser sa formation après le départ théâtral de Mathieu Flamini. A court terme. Car sur la durée, le consultant d’Arsenal a placé ses actions sur le talent d’Aaron Ramsey, un gamin du Pays de Galles. Avec son surnom, son accent, ses phobies…
J.Calvé : «Une carrière, ça se joue vraiment à pas grand chose»
J.Calvé : «Une carrière, ça se joue vraiment à pas grand chose»
Un Manceau de plus qui se fait la belle ! Annoncé un peu partout lors du mercato, c’est à l’AS Nancy-Lorraine que Jean Calvé, jeune latéral droit originaire de Montigny-lès-Cormeilles dans le 95, a décidé de poser son sac de foot. Entretien avec un joueur qui, quelques jours après s’être éclaté avec ses potes au Club Med (Djerba), doit se taper une grosse préparation physique avec sa nouvelle équipe.
Après la prise du palais d’Hiver et le Grand Soir de 1978, le menottisme va connaître ses matins qui déchantent. Tout d’abord, la catastrophique Coupe du Monde 1982, qui s’achève par la prise de pouvoir de l’ennemi juré Bilardo, ou l’ordre sans l’aventure.
En jogging sur le bord du terrain ou torse nu dans les montagnes de Mendoza, les cheveux au vent et le regard rebelle, un livre à la main, souvent, et la clope au bec, toujours, César Menotti est un peu au ballon ce que Karl Marx est à la politique.
Quand on débarque au milieu de ce grand bordel qu’est Buenos Aires, sans parler un seul mot d’espagnol, le football peut parfois vous sauver la vie et vous garantir une socialisation minimum. Car en Argentine le football se partage. Le pizzaïolo du coin de la rue, le vendeur de légumes d’en face ou le type qui est assis à côté de vous en classe. Et puis, le vocabulaire footballistique est international, Zidane signifie magique dans toutes les langues et Maradona Dieu, non ? Petites histoires d’une grande passion.
On attendait Ballack, Torres, Ribéry, Robben, Buffon, Toni et surtout Cristiano Ronaldo. On espérait Pirlo, Ibrahimovic, Benzema, Klose, Iniesta, Fabregas ou Mutu. On avait même misé quelques cacahuètes sur la Gattuse et Van Nistelrooy, ces vieux singes.
L’Allemagne est en finale. Son axe central Metzelder/Mertesacker aussi. Improbable. Trop grands, trop lents, trop naïfs, et pas assez techniques, la supercherie était programmée pour exploser aux yeux du vieux continent. Peut-être attendra-t-elle la finale et ces insaisissables nains ibères pour le faire ?
Jamais le stade Ernst Happel de Vienne n’avait vu autant de caméras pour un simple entraînement, dont seules les 10 premières minutes sont autorisées à être filmées.
Dans la salle de presse du Media Center, Carles Puyol, Iker Casillas et Marcos Senna succèdent à Joachim Löw et à Thomas Hitzlsperger. De l’Allemagne à l’Espagne en quelques minutes.
En nommant Paul Ince entraîneur, les Blackburn Rovers inaugurent un nouveau concept : un manager noir anglais. Un non-événement à bien y regarder même si une première, a fortiori, dans un pays majeur, est forcément à analyser comme il se doit.
Zénith + Red Army = White Russian. Un cocktail qui a déjà fait ses preuves dans le grand nord sibérien, et qui commence enfin à ambiancer les plages de toute l’Europe. Vodka et jus d’Oranje à volonté. Ça tombe bien, c’est l’été.
C’est sous un déluge de fin du monde, une pluie de grêlons apocalyptique, qu’a débarqué la sélection russe à Vienne, capitale de l’Autriche. Les Soviétiques délaissent la douceur de Leogang, véritable copie conforme de Twin Peaks, pour la chaleur suffocante du stade Franz-Horr.
Encore raté. Une fois de plus, les Turcs ne triompheront pas à Vienne. Quelque part, c’était écrit : les Turcs n’ont jamais passé Vienne l’autrichienne. Autant dire qu’il ne fallait pas compter sur une demi-finale européenne face à l’Allemagne pour contredire l’Histoire.
Pour la seconde fois en six ans, la Turquie est en demi-finale d’une compétition internationale. Avec comme argument n°1 de cette performance, le coaching de Fatih Terim, dit l’Empereur. Génie pour les uns, imposteur pour d’autres, il est avant tout un formidable meneur d’hommes. Avec comme résultat une équipe capable de revenir à trois reprises au score.
A 24 heures de la première demi-finale, côté turc…
A 24 heures de la première demi-finale, côté turc…
Le Franz Horr Stadion a pris une belle claque. Promis, pour cette fois, les Turcs n’y sont pour rien. Ils viennent juste d’arriver. Le stade de l’Austria Vienne est dans un sale état.
En Suisse aussi il y a des interdits de stade. Les fameux IDS. Aux Young Boys de Berne, dont le stade high tech accueillait trois des rencontres de la poule de la France, une solution originale consiste à les faire venir aux matchs encadrés d’un «ami».
Ce soir, l’Espagne affronte l’Italie en quart de finale de l’Euro. Vingt-deux joueurs, un arbitre, un ballon. Un simple match de foot ? Pas tout à fait : Espagne-Italie, soit deux footballs antinomiques, un peu d’histoire. Et un putain de 22 juin.
Euro 08 – Espagne – Italie : Gard(i)en party à Vienne
Euro 08 – Espagne – Italie : Gard(i)en party à Vienne
L’arrivée du beau temps, deux équipes en confiance et adeptes du jeu court, des avants-centres ayant culminé à plus de 25 pions en saison régulière, cet Espagne-Italie a la saveur des oppositions de styles mémorables, avec du spectacle et des buts à la pelle. Sauf qu’à la différence de Portugal-Allemagne, ce quatrième et dernier quart de finale opposera avant tout les deux meilleurs gardiens du monde. Un véritable match dans le match qui décidera qui de Buffon ou de Casillas, tous deux capitaines de leur sélection, est l’incontestable numéro un des numéros uns.
Les Pays-Bas commençaient à rouler des mécaniques. Le père Hiddink et un Arshavin fabuleux leur ont rappelé que leur salle des trophées ne s’était pas garnie du moindre objet depuis la dislocation de l’URSS, malgré les assurances oranjes d’appartenir à une caste supérieure.
Ce soir 20h45, Pays-Bas-Russie au Saint Jakob Park de Bâle. Le match que l’on n’attendait pas forcément. France-Suède c’était peut-être plus crédible sur le papier (quoique), mais sur le terrain, on s’est bien marrés. Par contre Bataves et Ruskovs, eux, n’ont pas fait les marioles. Sérieux, appliqués, football champagne à volonté. Sans doute le game le plus excitant de ces quarts de finale.