Vingt ans après, Arsenal va disputer sa deuxième finale de Ligue des champions, après avoir battu l’Atlético à domicile (1-0, 1-1 au match aller). Les Gunners prétendent désormais à un doublé historique.
Arsenal 1-0 Atlético
But : Saka (44e) pour les Gunners
Il est sorti six minutes après l’heure de jeu, frustré, quelques instants après avoir botté de son pied gauche un ultime coup franc n’ayant pas trouvé de réceptionneur. Titulaire ce mardi à l’Emirates Stadium, il savait que la pièce pouvait tomber d’un côté comme de l’autre : une deuxième finale de Ligue des champions à disputer le 30 mai à Budapest, ou un adieu à la plus grande des compétitions du continent au bout de cette crispante soirée londonienne. Le destin est cruel, et le football impitoyable : malgré une double confrontation traversée avec panache, Antoine Griezmann n’a pas pu sauver son Atlético de Madrid, battu sur la pelouse d’Arsenal (1-0, après le 1-1 du match aller), et sait désormais qu’il ne soulèvera jamais de trophée digne de ce nom en club. Vingt ans après la défaite de Thierry Henry et consorts face au Barça de Ronaldinho, l’équipe au canon accède, elle, à la dernière marche de C1 pour la deuxième fois de son histoire, alors que le titre en Premier League lui tend également les bras.
La carte Gyökeres
Au départ, l’Atlético a joué à l’extérieur exactement comme on peut imaginer l’Atlético jouer à l’extérieur, et Arsenal a sué pour percer le 5-4-1 – phase défensive – de son hôte, sans forcément concrétiser ses quelques situations. Ici, une saucisse de Ricardo Calafiori dans les nuages, là, une frappe trop croisée de Gabriel (19e), mais aussi des centres dans le vent, un contact litigieux Griezmann-Trossard (34e) et quelques frappes molles de Declan Rice à l’entrée de surface. Puis, enfin, la récompense : le solide porte-avion Viktor Gyökeres trouvé dans la profondeur par William Saliba, Leandro Trossard contrarié par Jan Oblak, mais Bukayo Saka – longtemps bâillonné par Matteo Ruggeri – malin pour pousser au fond (1-0, 44e).
🔥 ET SAKA FAIT CHAVIRER L'EMIRATES STADIUM !
L'Anglais joue les renards des surfaces sur une frappe repoussée par Oblak et lance parfaitement les Gunners sur CANAL+FOOT 🖥️ #ARSATM | #UCLpic.twitter.com/Ljvr44qBbT
Ayant, jusqu’ici, seulement existé sur quelques étincelles créées par le pied gauche de son numéro 7 (8e, 11e, 30e), l’Atléti a logiquement haussé le ton en même temps que son bloc : Simeone Junior, chahuté par Gabriel, n’est pas parvenu à marquer dans le but vide malgré une bourde de Saliba (51e), et Grizou n’a ni battu David Raya, ni obtenu le peno (56e), quelques instants avant sa sortie de scène. En réalité, ce fut juste un équilibrage des débats, puisque dans le même temps, les Gunners continuaient d’appuyer, les espaces se libérant, même si Gyökeres ne sera pas récompensé de ses innombrables efforts, sur cette galette de Calafiori (66e). Les changements précoces du Cholo – intenable sur son banc – et le final décousu n’ont pas permis aux Colchoneros de revenir, Alexander Sørloth bégayant par exemple dans les seize mètres (86e), et contrairement à la semaine passée, la cage de Raya est cette fois restée verrouillée. Impensable : sans avoir concrétisé le moindre coup de pied de coin – à l’aller comme au retour –, Arsenal est à une longueur d’inscrire (enfin) son nom au palmarès de la coupe aux grandes oreilles. Reste à savoir ce que le Paris Saint-Germain pense de tout ça.
Arsenal (4-2-3-1) : Raya – B. White, Saliba, Gabriel, Calafiori (Hincapié, 58e) – Rice, Lewis-Skelly (Zubimendi, 73e) – Saka (c) (Ødegaard, 59e), Eze (Madueke, 58e), Trossard (Martinelli, 83e) – Gyökeres. Entraîneur : Mikel Arteta.
Atlético (4-4-2) : Oblak – Pubill, Le Normand (Sørloth, 57e), Hancko, Ruggeri – G. Simeone (J. Cardoso, 57e), M. Llorente, Koke (c), Lookman (Molina, 57e) – Griezmann (Baena, 66e), J. Álvarez (T. Almada, 66e). Entraîneur : Diego Simeone.
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