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  • Rayo Vallecano/Real Madrid (2-3)

Le petit Rayo fait peur au grand Real

Par Robin Delorme et Pablo Garcia-Fons, à l'Estadio de Vallecas
3' 3 minutes
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Le petit Rayo fait peur au grand Real

Disproportionné au possible sur le papier, le derby madrilène des extrêmes a vu le Rayo Vallecano pousser dans ses derniers retranchements un Real Madrid apathique. S'ils ramènent une courte victoire (3-2), les Merengues n'ont acquis, à Vallecas, aucune certitude sur leur jeu. Au contraire.

Rayo Vallecano – Real Madrid : 2-3Buts : Viera (53e, 55e) pour le Rayo. Ronaldo (3e, 48e) et Benzema (31e) pour le Real

Les millions ne font pas l’équipe. Un vieil adage du football que les joueurs du Rayo Vallecano ont une nouvelle fois prouvé. Le déplacement entre Bernabéu et Vallecas n’est pas long, mais l’espace qui sépare la luxueuse enceinte de Chamartin et le stade tiers-mondiste du Rayo est énorme. Grâce une équipe de guerriers probablement aussi cotée qu’un quart de Gareth Bale, un cœur gros comme ça et le soutien d’un public en feu, les Rayistas sont passés tout près de l’exploit de l’année : remonter trois buts au Real Madrid. Menés 3 à 0 à la 50e minute, les joueurs de la banlieue populaire de Madrid ont soufflé un véritable vent de folie durant les 40 dernières minutes de la rencontre. Totalement paumés sur le pré et indigents dans le jeu, les hommes de Carlo Ancelotti peuvent remercier Diego López, ses poteaux et un arbitre pas vraiment en leur défaveur. Son équipe, ultra-offensive sur le papier, s’est fait bouffer dans tous les compartiments du jeu par une meute de hyènes affamées.

« Asi, asi, asi gana el Madrid » « Pauvres avec de l’orgueil. » Le bonjour des ultras bukaneros aux joueurs du Real Madrid est équivoque. Et laisse présager d’une guerre des mondes, en tribune comme sur le terrain. Justement, sur le pré, la fougue des gars de Vallecas est rapidement confrontée à la froideur merengue. Sur une récupération haute, Cristiano Ronaldo est lancé plein pot. Le rendu est dédicacé à Sepp Blatter et offre un avantage précoce aux « Ricos » de la capitale. Pas froissée, la turbulente enceinte du Rayo hurle de plus belle. Suffisant pour inquiéter un Real qui reçoit son premier avertissement par Xabi Alonso (11e). Mais bien trop brouillon pour chauffer les gants de Diego López. Sous les chants de leur douzième homme, les Rojiblancos restent fidèles à leurs préceptes : jouer. Sur un centre-caviar de Lass, la banlieue sud de Madrid pense même tenir son égalisation. Une décision incompréhensible de l’homme en jaune en décidera autrement. Le Rayo n’a pas même le temps de se plaindre que Karim Benzema, servi sur un plateau par Gareth Bale, crucifie Ruben. Les « Asi, asi, asi gana el Madrid » descendent alors des tribunes. Mais ne peuvent faire bouger un tableau d’affichage, couleur rouge Coca dépassée, à la moitié de l’écran noire.

La folie, la locura, le Rayo

La tête toujours à l’envers, le Rayo plie d’entrée face à la version à jour de Gareth Bale. Sur un semblant de sombrero, il élimine son vis-à-vis, repique au centre et offre un caviar pour Ronaldo. À 3-0, le Real pense que la messe est dite. Erreur. Car les joueurs du Rayo se lâchent enfin. Viera, sur un numéro de funambule, humilie Pepe, et Lass, sur son côté, fait des misères au nouvel entrant Marcelo. Résultat, deux pénaltys transformés par le jeune Viera. Et un match qui devient totalement fou. Poussé par ses 11 052 grunges et un speaker on fire, la bande à Trashorras poursuit son rêve :la remontada. Rapidement, cette chimère devient objectif. Dépassé par le délire de Vallecas, les Merengues en perdent leur football. Et ne doivent leur salut qu’au poteau et aux arrêts de Diego López. Acculés dans leur camp, les ouailles d’Ancelotti multiplient les fautes et remercient le laxisme arbitral lorsque Carvajal coupe une contre-attaque. Les vingt dernières minutes se font sur une attaque-défense des plus improbables. Sans jus dans le moteur, les gars de Vallecas finissent au courage, laissant leurs tripes sur le pré, les trois points au Real Madrid, et leur public fêter cette défaite comme une victoire.

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