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  • Serie A
  • 7e journée

Le Milan AC tape du poing

Eric Maggiori
5' 5 minutes
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Le Milan AC tape du poing

En pleine période de doute, le Milan AC s’est rassuré en corrigeant Palerme à San Siro (3-0). Dans le même temps, Naples fait n’importe quoi à domicile contre Parme (1-2).

Quand Ibra va, tout va. Voilà l’inévitable conclusion de la rencontre entre le Milan AC et Palerme (3-0). Pendant ces deux semaines de trêve, toute l’attention était portée sur le géant suédois. « J’en ai marre du football » par ci, « je suis vieux et fatigué » par là, et encore « j’ai mal au ventre » : en matière d’excuses, Ibra a été encore meilleur qu’un gamin qui ne veut pas aller à la piscine. Puis finalement, Zlatan a enfilé son bonnet de bain, à reculons, et a plongé dans le grand bain. Et là, miracle. Le revoilà comme un poisson dans l’eau, en train d’enchaîner dos crawlé et nage papillon. Ibra n’a pas marqué, mais s’est retrouvé dans tous les bons coups, et a pesé sur la défense de Palerme jusqu’à la faire craquer. Sa passe décisive pour le but de Robinho, qui fêtait là son retour, n’a rien à envier aux caviars des Pirlo et autres Xavi. Une chose est certaine : tant qu’Ibra s’amusera, Milan frissonnera.

Mais dans le large succès du Milan AC contre les Siciliens, il n’y a pas que du Ibrahimovic. C’est l’équipe tout entière qui a enfin répondu présente, après trop de prestations décevantes. Allegri avait ordonné de l’implication. Ses joueurs ont écouté. Et appliqué. Aquilani a été excellent au milieu de terrain, délivrant une malicieuse passe décisive pour le premier but en rossonero de Nocerino, justement face à son ancien club. La défense, elle aussi, a été irréprochable (Nesta-Thiago Silva, quelle classe, quelle classe). Sans parler de l’attaque, redevenue enfin prolifique. En plus de Robinho, qui signe donc son premier but de la saison, Cassano a ponctué sa belle semaine (doublé avec la Squadra mardi soir) avec un but tout en précision. 3-0. Le score que l’on aime. Le score idéal pour, une bonne fois pour toutes, lancer sa saison.

Naples passe à la trappe

Celle des Napolitains, en revanche, est déjà bien lancée. Tellement lancée, que le Napoli a parfois tendance à se voir trop beau. Mais le trop-plein de fougue et le trop-peu d’expérience a fini, encore une fois, par rattraper l’équipe la plus déjantée de Serie A. Pour la deuxième fois, déjà, dans ce championnat, Naples fait à ses tifosi le coup du « je bas un cador, je suis trop content, je pense que je ne vais faire qu’une bouchée de l’adversaire suivant, et en fait je me déchire » . La première fois, c’était une défaite face au Chievo trois jours après avoir battu le Milan AC. Cette fois-ci, Naples signe une sacrée contre-performance face à Parme (1-2) après la sublime victoire face à l’Inter à San Siro, juste avant la trêve. Une défaite concédée, qui plus est, à domicile, trois jours avant la réception de l’invincible Bayern Munich.

Et ce revers n’a rien d’anecdotique ni d’illogique. Naples a déçu, tant au niveau de l’envie que de l’organisation tactique. Tout l’inverse de Parme, qui est arrivé au San Paolo avec un seul mot d’ordre : défendre, et frapper en contre. Et c’est ce que les hommes de Franco Colomba ont fait. D’abord par Gobbi, bien servi par Floccari. Puis par Modesto, à dix minutes du terme, après que Naples avait égalisé par Mascara et tentait tout pour prendre l’avantage. Un hold-up à la régulière, propre et mérité. Parme est l’équipe qui ne fait jamais match nul : trois victoires et trois défaites. Et Naples ? La formation de Mazzarri va devoir afficher beaucoup plus de rigueur et de régularité pour donner raison à ceux qui osent déjà parler de Scudetto.

L’Inter tutoie l’enfer

Mais bien pire que le Napoli, il y l’Inter. Un mystère. Un point d’interrogation grandeur nature. Les nerazzurri, sur la pelouse de Catane, ont à nouveau craqué. Pour la quatrième fois en six journées. Du jamais vu, quasiment, dans la présidence de Moratti. Gasperini, Ranieri. Finalement, peu importe le nom de l’entraîneur. L’Inter n’y arrive pas, indépendamment de ce qui se passe sur son banc. Face à Catane, les interisti ont pourtant mené au score. Rapidement, même. Il y a encore quelques mois, ce but signé Cambiasso, après seulement six minutes de jeu, aurait été synonyme de victoire assurée. Mais désormais, la donne a changé. L’Inter, quintuple championne d’Italie de 2006 à 2010, ne sait plus tenir un match. Et pourtant, Catane n’est ni Manchester United, ni le Barça, avec tout le respect pour l’excellent travail accompli par Vincenzo Montella depuis le début de la saison.

En l’espace de quatre minutes, en ouverture de seconde période, l’équipe de Ranieri s’est effondrée. D’abord sur une pépite d’Almiron. Puis sur une faute (discutable) de son gardien remplaçant, Luca Castellazzi, qui provoque un pénalty, transformé par Lodi. Le fameux « coup de droit, puis uppercut » dont il est difficile de se remettre. Et d’ailleurs, l’Inter ne s’en remettra pas. Elle en aurait été capable avec Mourinho. Avec Leonardo même. Avec Eto’o, aussi. Même s’il ne sert à rien de pleurer les disparus. Avec des Sneijder, Stankovic, Maicon, Milito et autres Zarate, l’Inter n’a pas l’effectif concordant avec son actuelle position au classement. Et pourtant, cette 17ème place, qui pourrait se transformer en une place de relégable dès demain, est bien réelle. Ranieri va devoir trouver des solutions. Et vite. Lille est prévenu : l’adversaire est à terre. Ne pas hésiter à lui porter le coup de grâce.

Catania – Inter 2-1Amiron 47’, Lodi 51’ / Cambiasso 6’
Milan – Palermo 3-0Nocerino 41’, Robinho 55’, Cassano 64’
Napoli – Parma 1-2Mascara 76’ / Gobbi 59’, Modesto 82’

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Eric Maggiori

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