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L'OM aplatit Rennes comme une crêpe

Par Clément Gavard, au Vélodrome
4 minutes

On promettait un volcan, un avis de tempête et une rencontre de la dernière chance au Vélodrome : l'OM aura eu un match tranquille face à un tout petit Stade rennais qui avait décidé de confirmer sa triste période (3-0). Marseille sera bien au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe de France.

L'OM aplatit Rennes comme une crêpe

OM 3-0 Rennes

But : Gouiri (2e), Greenwood (46e) et Aubameyang (83e) pour l’OM

Il n’y avait pas l’odeur de la poudre ni l’ambiance des grands soirs, ce mardi au Vélodrome, mais cette sensation quand même que l’OM n’avait pas le droit de se rater contre le Stade rennais. Après une semaine de crise et de tensions, le public avait des messages à faire passer avec, en substance, un mot d’ordre : « Votre dernière chance est la Coupe de France. » Ainsi va la vie dans la cité phocéenne, où les Bretons n’auront pas tellement montré qu’ils étaient capables de souffler sur les braises et de réveiller le volcan marseillais : deux entames catastrophiques ont permis à Marseille de prendre le match et cette fois de ne pas le lâcher. Les quarts de finale, c’est tout droit.

Merlin le désenchanteur

Après 3h15 de train, on aurait aimé un scénario improbable à la Jacky Schwartzmann, mais on a dû se contenter des œufs mimosa à la rennoise (sic) et de la crêpe au crumble breton du buffet réservé à la presse pour se régaler. Il faut quand même dire qu’Amine Gouiri ne s’est pas gêné pour se goinfrer dès les premières secondes, Quentin Merlin étant en pleine sieste et se faisant surprendre par le très réveillé Timothy Weah : un centre en retrait de l’Américain pour l’international algérien, clinique de près face à Brice Samba (1-0, 2e). Les Rennais voulaient faire douter les Marseillais ? C’était raté, dans les grandes largeurs, avec une entame à l’envers, dans un film d’erreurs techniques lors duquel les visiteurs auraient pu plier une deuxième fois.

Sur le terrain, il y avait la recrue Sebastian Szymański, le futur Red Jérémy Jacquet, tout juste revenu de Liverpool et un certain Glen Kamara, titulaire pour la première fois avec Rennes depuis… novembre 2024. Une autre époque, celle de Jorge Sampaoli, et une sacrée poisse pour le Finlandais, victime d’une très grosse faute d’Ethan Nwaneri, qui aurait sans doute vu rouge avec la VAR (patience, elle arrivera en quarts) et qui a dû laisser sa place à Nagida dix minutes plus tard à cause d’une cheville en vrac. Si Paixao aurait peut-être pu bénéficier d’un penalty pour un accrochage d’Abdelhamid Aït-Boudlal dans la surface, la rencontre ressemblait à un moment fait pour la digestion, entre le faux rythme et les approches rennaises (Mousa Al-Tamari, notamment) sans trop de danger pour Jeffrey de Lange.

L’OM n’aura pas eu besoin de forcer

Il aurait fallu plus qu’une bête blessé, à la rue techniquement et sans grandes idées pour faire basculer ce huitième de finale pour instiller le doute dans les têtes des hommes de Roberto De Zerbi. Surtout qu’ils ont encore eu le droit à un cadeau, dès le début de la seconde période, les Marseillais étant plus énergiques sur une relance de Samba et les Bretons se faisant découper en deux passes, Gouiri trouvant Mason Greenwood, à l’aise pour finir et rassurer tout le monde (2-0, 46e).

Si rien n’avait été plié avec une telle avance ce week-end à Jean Bouin, la bande de Habib Beye n’avait pas la tête à jouer un vrai match de Coupe et à renverser la table, tant cela aura été le néant offensivement, comme samedi à Monaco (un centre de Merlin trop court pour Al-Tamari à se mettre sous la dent, c’est tout…). Gouiri a pensé à croquer et à se faire siffler à sa sortie pour un Pierre-Emerick Aubameyang décisif et buteur cinq minutes plus tard, après une ouverture parfaite de Pierre-Emile Højbjerg et un bon travail de Greenwood (3-0, 83e). Il n’y avait plus de quoi flipper pour les plus paniqués : l’OM sera bien en quarts de finale de la Coupe de France et se présentera un peu plus serein au Parc des Princes, dimanche. En attendant, une pensée pour ceux qui ont un train à prendre mercredi matin à 6h03.


OM (4-2-3-1) : De Lange – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Højbjerg, Timber (Kondogbia, 69e) – Nwaneri (Nadir, 46e), Greenwood, Paixão – Gouiri (Aubameyang, 78e). Entraîneur : Roberto De Zerbi.

Rennes (5-3-2) : Samba – Seidu (Blas, 57e), Aït-Boudlal (Brassier, 79e), Jacquet, Rouault, Merlin (Legendre Quiñónez, 79e) – Szymański, Kamara (Nagida, 30e), Camara – Al-Tamari, Lepaul (Embolo, 46e). Entraîneur : Habib Beye.

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