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Un dimanche princier

Le premier véritable choc du championnat a été surprenant. Monaco est reparti de Marseille avec le scalp de l’OM et le maillot jaune. Pire, c’est mille fois mérité. Une fin de journée parfaite, alors que le week-end a été, globalement, très ennuyeux.

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L’équipe du week-end : Monaco

On attendait beaucoup de choses du premier vrai choc de la saison entre Marseille et Monaco. On a vu. On n’a pas été déçu. Après 90 minutes d’une grande qualité, les hommes de Claudio Ranieri ont lancé un message aux 19 autres équipes : ils sont prêts. Le genre de truc qui énerve, car les types sont riches, beaux, ils ont le soleil et la mer et, en plus, ils sont bons. Sur la pelouse du stade Vélodrome, les Asémistes ont mis 45 minutes avant d'entrer dans leur match. Ils voulaient un défi. Mené 1 à 0 à la pause, Monaco s’est ensuite fâché. Et c’était beau : pas de relances directes sur les attaquants, tout passait par le sol, en passes courtes et à fond sur les couloirs. Au final, ça fait 2 buts à 1 avec une énorme entrée d’Emmanuel Rivière, un nouveau but de renard de Falcao et la belle première de João Moutinho. Ce matin, Monaco est leader et l'OM a mal à la gueule.

Vous avez raté, vous n’auriez pas du : Nice-Montpellier

L’Histoire retiendra que c’est Siaka Tiéné qui a marqué le dernier but de l’histoire du Ray. Nice, qui évoluait dans son enceinte mythique depuis 1927, est donc parti de son stade sur un match nul 2 à 2. Un match disputé dans une ambiance particulière puisque, des tribunes à la pelouse, la fête était au rendez-vous. Contre Valenciennes, le 22 septembre, les Niçois joueront dans l’Allianz Riviera. Un bel écrin tout neuf. En attendant, le Ray a vibré une dernière fois. On aimait presque tout dans ce vieux Ray : les tribunes moisies, les bombes agricoles, la rotonde, les buvettes et son odeur de merguez. Le Ray puait le football et avait une âme. Et puis Siaka Tiéné est passé par là. Y a plus de respect.


L’analyse définitive du week-end : Lyon ne sait plus défendre

Deux buts de pupilles et voilà Lyon qui enchaîne sa quatrième défaite de suite. Ça devient alarmant. Dramatique. Ridicule. Contre Évian-Thonon, la défense rhodanienne était à la rue. Incapable de s’aligner pour couvrir Kevin Berigaud. Avec une telle propension à défendre bêtement, l’OL n’y arrivera pas. Et terminer sur le podium relèverait presque du miracle. On en revient à s’inquiéter fortement pour la suite de la saison. L’arrière-garde manque d’un patron. D’un homme capable de montrer l’exemple. Miguel Lopes est pour le moment un raté, Biševac donne l’impression de se servir deux fois à la cantine et Baky Koné est trop tendre. Si l’OL veut jouer un rôle important dans ce championnat, il serait temps de fermer les portes du saloon.

La polémique de la machine à café : A-t-on le droit de siffler un joueur de son propre club ?

Javier Pastore pris en grippe par son propre public. C’est une nouveauté. Le joueur avait l’habitude de se faire descendre par les médias, mais rarement pas les deux en même temps. Contre Guingamp, une partie du Parc des Princes a copieusement sifflé son joueur. Polémique. « Siffler nos joueurs, c’est cracher sur nos couleurs, je suis dégoûté par ce nouveau public de merde » - « Non mais attends, le mec marche, perd tous ses ballons et donne l’impression de faire la gueule. Je paye 65 euros ma place, j’exige que les types donnent au moins l’impression de courir. Qu’il mouille le maillot, un peu » - « En gros, t’es un consommateur, tu viens, t’exiges de la rentabilité sans prendre en compte de nombreux paramètres : l'aléa sportif, le moral, la chaleur, sa coupe de cheveux » - « Voilà, je paye, je suis client et le client est roi. » Le football français en 2013.

Le top 5 :

Adrien Rabiot (PSG) : 18 ans, la coupe de cheveux d’un mec de Terminale L et le melon d’un joueur de l’équipe de France. Contre Guingamp, le milieu de terrain du PSG est entré, à la surprise générale, à la place de Javier Pastore alors que tout le monde s’attendait à voir Marco Verratti. Au final, c’est de son tibia gauche qu’il délivre le Parc des Princes dans les arrêts de jeu. Le genre de détail qui pèse quand on souhaite s’installer dans le onze. Oui, rien que ça.

Emmanuel Rivière (Monaco) : Le Pichichi du championnat, c’est lui. 170 plaques dépensées sur le marché des transferts, soit le numéro 1 en Europe, et c’est Emmanuel Rivière qui tient la baraque à Monaco. Ubuesque. Contre Marseille, l’ancien Toulousain a placé deux contres, le second a été au fond après une superbe prise de balle. 4 matchs, 5 buts. Pas mieux.

Romaric (Bastia) : L’ancien Manceau était parti depuis trop longtemps. Pour dignement célébrer son retour en France, le milieu de terrain a placé son gros crâne dans la surface de réparation toulousaine pour offrir la victoire au SC Bastia, alors en infériorité numérique. Un pari qui fonctionne déjà.

Kévin Bérigaud (Évian-Thonon Gaillard) : Encore deux beaux buts pour la gâchette du 74. Un doublé en moins d’une demi-heure et le numéro 9 de Pascal Dupraz aura fait plier à lui tout seul l’Olympique lyonnais. À la suite du départ de Khlifa, l’attaquant français est devenu le patron du Stade Français du football. Un beau joueur. Au sens propre comme au figuré.

Mevlüt Erding (Rennes) : Aligné avec Rennes contre Lille avant de rejoindre Saint-Étienne, le Turc a fait du Erding. Des appels impeccables, de l’application, de l’idée et de la bonne volonté. Mais toujours cette saloperie de maladresse qui l’empêche de se libérer. Depuis son départ du PSG, l’attaquant cherche un mental. Son transfert dans le Forez devrait l’aider à remonter la pente.

Le geste : la lunette de Luvovic Obraniak

Le tatoué parle bien, on le savait. Il a aussi une belle patte gauche. Alors que les Bordelais étaient menés à Saint-Étienne, Obraniak a sorti sa plus belle punchline : une frappe du gauche en pleine lucarne. Sans prévenir. Histoire de dire que les Bordelais ont encore du talent dans les godasses. Le plus beau but d’un week-end un peu radin en caramels…

Vidéo
Ils ont dit :

« Je ne comprends pas, je ne digère pas. J’ai un sentiment… pas de honte, mais je ne m’attendais pas à ça. Surtout en première mi-temps où, dans l’attitude, nous avons été en dessous de tout. » Rémi Garde, dit la victime.

« S’il revient, il faudra une discussion vis-à-vis des joueurs. Vous me dites qu’il se sent mal, mais c’est un grand garçon, il faut qu’il assume ce qu’il fait. Je pense qu’il fait ça avec conscience, et je pense qu’il le regrettera plus tard. » Rio Mavuba à propos de son ex-futur ex-coéquipier Florian Thauvin.

Le tweet :

Pendant que l’OL se fait massacrer la gueule en Haute-Savoie, Bafetimbi Gomis, lui, se la coule douce en bord de mer avec son pote André-Pierre Gignac. Ce dernier a d’ailleurs sa main sur sa cuisse. Touchant.


La stat : 0

Comme le nombre de faute de Thiago Silva contre Guingamp. Le défenseur du PSG a encore livré un match de martien. Anticipation, relance, jeu de tête, présence, le type sait tout faire. Il en arrive même à banaliser les prestations de ce genre. Salaud.

Et sinon

- Toulouse est lanterne rouge de Ligue 1. Clément Chantôme est à deux doigts de se foutre en l’air.
- Nantes ne sait toujours pas le nombre de points qu’il possède.
- Emmanuel Rivière a mis autant de buts que Falcao et Cavani réunis.
- Zlatan Ibrahimović a mis son premier but cette saison.
- Trois « 0-0 » dans la même journée. Le football spectacle fait la grève.

Par Mathieu Faure
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