En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options
  1. // Tribunes
  2. // Règlement intérieur
  3. // Parc des Princes

Top 10 : Règlements à la con

Le PSG sait parler à son public. Son nouveau règlement pour les abonnés a provoqué un beau tollé sur les réseaux sociaux et dans la presse. Le côté ridicule de certaines dispositions (interdiction de se lever, de partager les photos et les vidéos prises lors des matchs, de fumer, etc) rappelle que dans leur désir tatillon de tout contrôler, les clubs tirent parfois la bourre aux technocrates de l'UE dans le sens du détail...

Modififié
1- PSG : « La charte 12 »

Après l'adoption du plan « Tous PSG » pour mettre un terme aux violences entre supporters parisiens, Robin Leproux décide de franchir une nouvelle étape pour consolider sa gestion des tribunes, sans doute croyant également tendre la main aux anciens du KOB et du VAG. Les abonnements sont rétablis, mais toujours aléatoires, et à des conditions kafkaïennes : pas plus de cinq cartes groupées, toujours situées au hasard, des associations pourront se reformer si elles signent la fameuse charte « du 12e homme » qui leur enjoint de ne pas dépasser les cent membres (en donnant nom, adresse et copie de la pièce d'identité, mais pas encore l'ADN ) et à « bannir dans leurs expressions/actions publiques tout message injurieux contre le club et toute action causant un préjudice au club » . Comment dire, sommes-nous encore des citoyens dans un stade ?

2- Marcana : haro sur le péril jaune !

Les Rennais connaissent bien la rue de la pisse qui croise la rue de la soif. À Rio de Jaineiro, il y a les travées du pipi. Le Maracanã, tout juste rénové à grands frais, ne peut plus continuer de voir de la sorte ses pylônes de béton rongés par l'urine de spectateurs apparemment atteints d'incontinence intempestive. Heureusement, une brigade anti-pipi de huit personnes veillera désormais à faire appliquer les règles élémentaires d'hygiène, et à sauvegarder ainsi ce patrimoine mondial du football. Il n'est pas encore précisé si des recherches d'ADN sont prévues pour retrouver les coupables...

3- Les handicapés : les interdits de stade du Rayo Vallecano

À Madrid, le Rayo Vallecano incarne l'autre club dont on aime vanter la dimension populaire, les supporters sympathiques de gauche, le côté à l'ancienne. Bref, le lieu commun du foot populaire, tellement que faute d'investir dans des infrastructures un tantinet modernes, il a préféré écarter les personnes handicapées du stade, notamment lors de la reconduction des abonnements (seuls six d'entre eux s'étaient vus autoriser, juste assez pour ne pas subir les foudres de la loi). C'est beau, le sens des valeurs.

4- FC Metz : un parcage à domicile

Apparemment sous la pression de la LFP et de la fameuse division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), le FC Metz, tout juste remonté en L2, s'était décidé à innover en créant le « parcage à domicile » pour ses propres supporters : accès séparés, espace réservé uniquement aux membres des associations, grillages et contrôle par un service de sécurité. Pour les divers groupes concernés, qui ont soutenu les Grenats au cours de son purgatoire en National, cette décision semblait ahurissante. De son côté, le club voulait juste éviter de perdre des points et réduire le coût des forces de police dans son budget. Après discussion, ce ne sera que des bâches en plastique posées sur des sièges et tout le monde pourra entrer dans « la zone » interdite. La couleur des bâches n'a pas encore été décidée.

5- Les graines de la colère : Deportivo Eldense

Les Espagnol(e)s raffolent de ces petites graines de tournesol qu'ils mangent pour tuer le temps, et qui jonchent le sol des bas d'immeubles et autres lieux public du pays. Or, d'un commun accord entre les dirigeants du Deportivo Eldense, modeste formation de Tercera División, et la ville propriétaire de son stade, il a donc été interdit de consommer ces fameuses pipas. Elles risquaient, paraît-il, de détériorer le Pepico Amat. Les choses n'ont pas beaucoup évolué depuis, faute de trouver qui que ce soit d'assez fou pour défendre in situ cette brillante décision.

6- Girondins de Bordeaux : Au soleil !

Claude Bez n'aimait pas les journalistes. Plus qu'un règlement, il réglait ses comptes. Ceux qui osaient le critiquer savaient à quoi s'attendre. Virés de la tribune de presse, ils devaient payer leur place comme un supporter lambda. On se souvient encore de ces images pathétiques d'une équipe de télé refoulée du stade, contrainte de se plaindre auprès d'un Chaban-Delmas (le maire, pas le stade) impuissant à les aider. Cela dit, la tribune de presse était placée ostensiblement face au soleil pour être bien sûr que les vilains plumitifs se le prennent dans la figure. Putain de moustachu.



7- Boca Juniors : la fin de l'engrais humain

La passion pour Boca Juniors est plus forte que le mariage. Même au-delà de la mort, on lui doit fidélité. Au point qu'à chaque match, des proches venaient au stade avec les cendres d'un supporter décédé dans un sac plastique pour les répandre sur le terrain de la Bombonera. Le club de Buenos Aires a dû prendre des mesures afin d'encadrer cette pratique quasi religieuse, qui abîmait la pelouse et surtout produisait d'étranges images lors de la retransmission des rencontres. Il a notamment poussé le merchandising à ouvrir son propre cimetière – payant – avec des cercueils aux couleurs bleu et or, avec même la promesse d'être aux côtés de certaines stars défuntes. Amen.


8-OM : Sus aux réseaux sociaux

Une conférence de presse est censée, du moins dans le titre, donner la possibilité aux journalistes de dialoguer avec les représentants du club qui s'y rendent. Il semblerait que l'OM considère qu'il s'agit surtout d'une page de pub gratuite. Et que de ce fait, le copyright lui en revient. Donc les journalistes vont devoir, s'ils veulent en être, n'utiliser leur ordi que pour Word, ne pas employer les applis Facebook ou Twitter de leur smartphone, et ne rien filmer (enfin pas trop longtemps). Tout cela pour garantir l'exclusivité aux médias du cru (OM.TV et OM.net). Vous avez dit gagne petit ?



9- Chivas : La pub contre la vulgarité

Parfois, le souci réglementaire s'incarne dans des mesures qui fleurent surtout bon le polissage des tribunes. De la sorte, pour recouvrir le traditionnel et effectivement peu distingué « Puto » des supporters mexicains, équivalent de notre cher et franchouillard « ooooh hisse enculé » , les enceintes du stade crachaient un tout aussi vulgaire jingle « Pepsi » . Ce fut notamment le cas en 2010, lors de l'inauguration de l'Estadio Omnilife à Guadalajara par un match de gala contre Manchester United. Abandonné depuis, on se demande pourquoi. Un coup de pression de coca ?

10 Interdiction de fumer

Pas franchement un règlement, mais en cas d'adoption, une loi qui risque de changer le visage des tribunes de L1. On pensait naïvement que les stades étaient des lieux ouverts, au même titre qu'une terrasse de café ou un parc. Mais apparemment, au même titre que le législateur travaille à une « interdiction du tabac dans des lieux publics collectifs qui accueillent des enfants comme les parcs publics ou les jardins d'enfants » , il ne serait pas acceptable, selon Jean-Louis Touraine, député PS de la troisième circonscription du Rhône, d' « associer le sport et la cigarette, c'est antinomique. » Après évidemment, reste à savoir si certains clubs ne vont pas interdire les enfants...

Par Nicolas Kssis-martov, avec la rédaction de So Foot
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 17:42 292€ à gagner avec Nice & Schalke 04
Hier à 17:56 Le Vicenza Calcio officiellement en faillite 9
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 15:02 Ronaldinho : « Je vous remercie, de tout mon cœur et de toute mon âme » 26 PODCAST - Football Recall Épisode 2: Neymar, Kebab et Arabie Saoudite 12 Hier à 11:49 Deux joueurs de Boca Juniors accusés d'agression 17