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Patrick l'étoile de mer

Arrivé au PSG en juillet dernier, Patrick Kluivert a expliqué dimanche soir après la victoire compliquée à Lorient qu'il savait que « beaucoup de personnes » ne voulaient pas de lui. La suite logique d'une nomination à un poste illisible et d'une guerre interne tout sauf normale.

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Passer à autre chose sans oublier. Une obligation pour avancer, une leçon pour l'avenir. Lors de son arrivée à Lorient dimanche soir, Unai Emery n'avait aucun autre objectif. Après la rencontre, derrière son pupitre, les yeux encore rougis par des nuits à se retourner dans son lit sans trouver le sommeil en se repassant les images de Barcelone, le Basque a confirmé en substance que cette fois, la forme importait peu. « Gagner aujourd'hui était important, pour retrouver le chemin de la normalité. » Son PSG a souffert, s'est retrouvé poussé dans les cordes sur plusieurs séquences, mais a gratté l'essentiel : trois points pour le moral. Face à la presse, Emery confirme que « tout le monde veut oublier le match de Barcelone, mais c'est impossible » , alors il se contente d'avancer. C'est dans ses veines, sa culture et il ne lâchera pas. Mieux, Nasser Al-Khelaifi, président et certainement future victime principale du crash européen du club, a sauté sur la presse pour assurer à son coach « son soutien plein et entier » . En quelques jours, Paris est revenu à ses affaires quotidiennes, a laissé les soirées mondaines pour revenir dans un monde souvent jugé trop petit pour lui et basta. Alors, pour prendre le poids de la convalescence, il fallait détourner le regard et aller jeter un œil du côté du « directeur du football » : Patrick Kluivert. Un homme qui expliquait dans un entretien accordé à SO FOOT l'été dernier ceci : « J'ai toujours été moi-même. (...)Tu m'aimes bien ou pas, je m'en fiche. » Peu importe le vent, peu importe la musique, peu importe tout, le bonhomme restera intact. Le voilà désormais lâché un plein milieu de la tempête. Donc Kluivert l'ouvre : « Je suis ici. Je sais que beaucoup de personnes ne veulent pas de moi, mais, moi je suis ici. »

Les épices inutiles


Soyons clairs, dans la galaxie actuelle du club de la capitale, le plus gros nuage est bien celui-ci. La raison ? Une question : qu'est-ce qu'un « directeur du football » ? Lorsque le PSG a annoncé la nomination de Kluivert à ce poste l'été dernier, chacun a lâché cette interrogation. Pourquoi un mec viendrait prendre en charge le foot dans un club de foot avec, en plus, une étiquette aussi vaste ? Personne ne sait vraiment ce que représente ce poste, plus large qu'un rôle d'ambassadeur, moins ronflant qu'une mission de directeur sportif. Est-ce simplement un nom pour renforcer la crédibilité ? Non, Kluivert est clair : « Tout. Je suis impliqué dans tout. Mon vécu fait que je peux apporter plus qu'un autre à ce poste, parce que je sais ce que les joueurs pensent et ressentent dans les moments importants. (...) Je suis là pour protéger l'institution. » Bon, d'accord, et l'arrivée de Julian Draxler cet hiver est clairement à caler dans son panier. Mais avec du recul, cette nomination a surtout foutu plus de bordel qu'autre chose avec, notamment, un Olivier Létang, décalé directeur sportif, qui ne peut supporter de rester dans l'ombre. Selon Le Parisien, avant tout, ce dernier chercherait d'ailleurs à « détruire » Kluivert en utilisant ses relations avec les médias. Au rayon mercato, le Batave a donc déjà frappé un joli coup, mais au niveau de la lisibilité, c'est tout le PSG qui semble déjà paumé et les déclarations du jour de l'ancien attaquant du Barça ne font que secouer encore plus une situation qui n'avait pas forcément besoin d'épices supplémentaires.


Qui en veut alors à Kluivert ? Létang ok, mais aussi les anciens du club, comme David Ginola, qui a dégainé sans trembler il y a quelques jours contre la logique du PSG : « Cette faculté de toujours prendre des étrangers au PSG... Le PSG a eu de très grands joueurs qui pourraient faire le bonheur du club. J'ai l'impression qu'on évite de faire venir des anciens joueurs. » Ce refrain est connu et reconnu : le PSG nouvelle génération aurait renié ses anciennes gloires depuis le départ d'Alain Roche. Il l'a fait, les preuves sont là. Mais le foot ne juge qu'aux actes et en huit mois, Kluivert n'a pas apporté le carnet, la sécurité et la prestance de Leonardo, qui ne cesse de faire des appels du pied pour revenir au club. Pire, c'est en interne que son cas commence à faire couiner, car au-delà de son poste flou, l'ancien international hollandais est embourbé dans la gestion difficile de la prolongation de contrat d'Edinson Cavani. La poupée uruguayenne veut rester – « Je joue tous les matchs comme si j'étais supporter depuis tout petit » –, mais Kluivert aurait décidé de poser des amendes encourues au cas où le buteur, coutumier du fait, se pointerait en retard à la fameuse « reprise » , ce qui n'a plu à personne. Pourquoi jouer avec le feu ? La question mérite d'être posée et la situation de Kluivert doit être bientôt déblayée. Le retour de la normalité est aussi à ce prix.




Par Maxime Brigand
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