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  2. // 15e journée

Malherbe prend les commandes

Dans un championnat décidément incroyablement serré, la 15e journée a été marquée par une flopée de cartons rouges (5 en 8 matchs), quelques petits bijoux, et un ou deux gros coups. Tour d’horizon d’une Ligue 2 qui n’a jamais été aussi haletante.

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Les buts de la soirée

Sur les huit précédentes oppositions entre Caen et Angers en Ligue 2, le Stade Malherbe affichait 100% de réussite, et 8 victoires. Sauf que ce soir, un point seulement séparaient les deux formations, l’enjeu était grand, et la motivation des visiteurs au top. Malherbe, comme face aux autres têtes de série, évolue en 3-5-2, avec l’intention de verrouiller le milieu de terrain, décourager la construction angevine et noyer dans la masse Claudiu Keserü, 3e meilleure gâchette de L2. Comme d’habitude, Caen tente d’attaquer placé, de varier ses offensives et s’emploie à ruiner les espoirs d’Angers en attaque. Sauf que la vivacité des ailiers angevins fout un peu la sérénité normande en l’air. El Jadeyaoui, surtout, auteur d’une superbe entame, refile le virus Ebola à Jean Calvé à chaque accélération, et sur une transmission futée, il permet à Charles Diers et Férébory Doré de se procurer la première grosse occasion de la rencontre, joliment repoussée par Perquis.

Agouazi réplique quelques instants plus tard, profitant d’une grosse faute de main de Malicki (sérieux concurrent de Ménez pour le titre de la coupe la plus pourrie du foot français) et d’un bon gros billard dans la surface pour prendre sa chance et louper le cadre. Mais globalement, c’est bien le SCO qui met les Normands en grande difficulté, enchaînant les contre-attaques et privant les anciens pensionnaires de L1 de la moindre occasion. Angers sent que les trois points sont à sa portée et repart à fond les ballons après la pause : Keserü enchaîne contrôle de la poitrine et reprise enchaînée du pointard, mais Perquis, déjà sur le cul, réussit à sauver les siens du bout des doigts. Un petit miracle. Les débats s’équilibrent et, en équipe expérimentée, Malherbe s’en remet aux coups de pied arrêtés pour asseoir son autorité. Jean Calvé, ce mec qui ne marque que des chefs-d’œuvre, enroule un amour de coup franc des 25 mètres en pleine lucarne et donne l’avantage aux siens. C’est pas loin d’être un hold-up, pour tout dire. Malgré les nombreuses tentatives de Keserü et l’acharnement d’El Jadeyaoui, le SM Caen s’impose en patron et prend temporairement les rênes de la Ligue 2.

Invaincus à domicile depuis la seconde journée, les Manceaux n’ont pas réussi à foutre des bâtons dans les roues de Guingamp et sont complètement passés à côté de leur match. Yatabaré se permet même d’inscrire un petit bijou, d’une frappe inspirée en pleine lucarne. 8e au coup d’envoi, les Bretons se hissent sur le podium à la pause. De quoi encourager les Guingampais à écraser le champignon : au retour des vestiaires, Perreira offre un caviar à Cédric Fauré, qui double la mise et rappelle à tous qu’il n’a pas encore raccroché les crampons. Guingamp s’adjuge une troisième victoire en quatre matchs et remonte à un point du leader.

Les coups à l’extérieur

Arles-Avignon avait toutes les raisons d’avoir les genoux tremblants au moment de négocier un virage délicat chez le 4e du championnat : vautrés dans la zone rouge après six défaites consécutives, les hommes de Pierre Mosca avaient pour seul objectif d’endiguer l’hémorragie. Les Istréens semblent solidaires des galères de leurs adversaires sudistes et s’échinent à leur faciliter la tâche : Fettouhy n’attend même pas la demi-heure de jeu pour coller son coude dans le nez de Cardy, à deux mètres de l’arbitre. Don’t mess with me. Bon, évidemment, ça rime avec expulsion. Arles-Avignon voit toutes les conditions réunies pour renouer avec le succès, mais devra attendre les ultimes instants de la rencontre pour enfin prendre l’avantage, grâce à Dounamia. Première victoire depuis le mois d’août, donc. Oh, fatche de, comme on dit par là-bas.

L’objectif des Sang et Or était simple au coup d’envoi de ce match en terres nîmoises : poursuivre leur série d’invincibilité de 5 matchs, initiée après deux raclées plutôt salées (deux fois 4-0). Oui, à Bollaert, on appelle ça « l’effet Sikora » . Et ça s’amorce plutôt bien, grâce à un but de Nomenjanahary, sur la première occase lensoise, à la suite d’un heureux cafouillage. Malheureusement, quelques instants après un deuxième but de Le Moigne refusé pour hors-jeu, Koné remet les deux équipes à égalité. Sauf que Lens est en pleine bourre et ne prend même pas le temps de douter : Valdivia remet les Nordistes sur les bons rails d’une jolie frappe placée. Le Racing poursuit donc sa belle série et remonte à vitesse grand V vers le podium.

Le match qui ne te laisse pas le temps de décapsuler ta bière

Niortais et Castelroussins avaient décidé de ne pas perdre de temps, histoire de réchauffer un peu une soirée qui s’annonçait fraîche. Tainmont donne l’avantage aux visiteurs en s’amusant au milieu de la défense adverse à la huitième minute, Bernard égalise d’une jolie frappe croisée dès la dixième. Petite blind, grosse blind. Benjamin Jannot, le poker, ça n’a jamais été trop son truc, alors il fait tapis : il prend un jaune pour simulation, et enchaîne avec un rouge à force de râler. Le gros malin du jour. Mais ça n’empêche pas Châteauroux, pourtant archi-dominé, de reprendre l’avantage, sur une inspiration d’Essombé. Les Chamois niortais parviennent finalement à égaliser à l’ultime seconde, sur un malentendu entre Millieras et l’un de ses défenseurs. Niort et Châteauroux engrangent chacun leur dixième match nul de la saison. Finalement, ça ne pouvait se terminer que comme ça, pas vrai ?

Les équipes qui ne décollent pas

Avec un déplacement chez la lanterne rouge, Christophe Revault ne pouvait pas rêver mieux pour sa première sur le banc havrais. Jouer contre une équipe maudite, c’est souvent sympa pour la confiance. Plutôt dominateurs dans le jeu, les Sangliers sont fidèles à leur réputation dans les faits, et les Havrais s’esclaffent : Malfleury embrouille tous les défenseurs sedanais et ouvre le score à la demi-heure de jeu, Genton double la mise sur corner cinq minutes plus tard, grâce à un tir dévié. Sedan a l’occasion de réduire la marque juste avant la pause sur penalty, et évidemment, c’est loupé. Sincèrement, réussir à encaisser les coups du sort avec une telle régularité, ça forcerait presque l’admiration. Diallo ne semble pas prêt à baisser les bras et s’échine à conjurer le sort, en réduisant la marque à dix minutes de la fin. Le miracle arrive pourtant, dans les arrêts de jeu, sur corner. Sedan égalise, l’espace de cinq secondes, avant que l’arbitre n’invalide le but pour une faute… ou une main… ou autre chose, on sait pas trop. Toujours est-il que Sedan s’incline pour la 8e fois de la saison et reste englué en queue de classement.

Tours n’a pas mis longtemps à se rendre compte qu’il faisait plutôt bon de jouer le Gazélec d’Ajaccio en ce moment. Les Corses n’ont plus gagné un match depuis début octobre, et visiblement, ça commence à leur peser. Prince Oniangue s’emploie à miner un peu plus encore les hommes de Jean-Michel Cavalli, en ouvrant le score dès le quart d’heure de jeu. Bocagnano, ça l’agace un peu, alors quand il voit Blayac se carapater vers les cages comme un gredin, il n’hésite pas et se sacrifie pour la cause, en couchant l’attaquant tourangeau. Sauf qu’à dix contre onze, les affaires se compliquent pour des Corses déjà bien mal embarqués. Bergougnoux enfonce le clou après la mi-temps, d’un lob savoureux, et claque son 5e but de la saison. Le Gazélec a la tête dans le sac et Verdier repousse un penalty de Leroy pour miner un peu plus le moral des visiteurs. Colloredo marque un but pour l’honneur dans les dernières secondes, qui n’empêche pas les Corses de s’embourber dans la zone de relégation.

La correction de la soirée

Dijon n’y arrive toujours pas. Vainqueurs d’une seule rencontre sur les huit dernières disputées en championnat, les Bourguignons, réduits à 10 juste après la pause, cèdent logiquement sur une déviation pour le moins heureuse de Lebouc. Talmont double la mise de la tête quelques minutes plus tard et demande l’addition, Julien Viale règle en carte bleue et assomme définitivement Dijon. Qui va sans doute déjà revoir ses ambitions à la baisse.

Classement :

1. Caen 27
2. Monaco 26
3. Nantes 26
4. Guingamp 26
5. Istres 24
6. Angers 23
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18. Arles-Avignon 16
19. Gazélec Ajaccio 13
20. Sedan 10

Par Julien Mahieu
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Guingamp-New-York Niveau : District
troisième victoire consécutive à l'extérieur. Si on arrive à être un peu plus réaliste à domicile on peut rester pas loin du podium un moment. Mais la meilleure nouvelle de la soirée c'est le 2eme but de Fauré en deux matchs après celui en coupe de France. De bonne augure...continuez les gars. Les PAYSANS SONT DE RETOUR.
Je suis content pour Guingamp, après plusieurs saison galère ils reviennent bien.
Le roudourou de retour en ligue 1 l'an prochain !!
c'était si chiant que ça de mettre le classement complet ^^ ?
momoyouth Niveau : DHR
Guingamp au top

Je veux qu'ils remontent en l.1, juste pour voir Ibra au Roudourou
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