Angleterre - Premier League - Sunderland

Par Eric Maggiori

La folie Di Canio à Sunderland

C’est officiel : Paolo Di Canio est le nouvel entraîneur de Sunderland. L’ancien coach de Swindon Town a été intronisé sur le banc des Black Cats, avec comme objectif de maintenir le club en Premier League. Stupeur et interrogation chez les supporters.

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Jolie cravate, Paolo
Jolie cravate, Paolo
Pour le coup, le terme « d’arrivée en fanfare » serait presque réducteur. Paolo Di Canio est le nouvel entraîneur de Sunderland. Martin O’Neil n’a pas résisté aux huit matches sans la moindre victoire du club en Premier League, qui a précipité les Black Cats à la 17e position, à un point, seulement, de la zone de relégation. Le président du club, Ellis Short, a donc décidé de frapper fort en recrutant celui que personne n’attendait. Le bon Di Canio. Une nouvelle qui a immédiatement fait réagir. Et pas forcément des réactions de joie. Le vice-président du club, David Miliband, accessoirement ancien ministre britannique des Affaires étrangères, a démissionné suite à cette nomination. « Les déclarations politiques passées du nouvel entraîneur ont précipité mon départ de Sunderland » a-t-il affirmé. Même son de cloche du côté des supporters, qui sont même allés jusqu’à comparer Di Canio à Hitler. Ce que l’on reproche à l’ancien joueur de West Ham et de Sheffield Wednesday ? Ses affiliations politiques, ouvertement fascistes, et notamment ce salut romain adressé aux supporters de la Lazio, à l’époque où il portait les couleurs du club romain. « Oui, je suis fasciste, mais en aucun cas raciste » avait assuré à l’époque le joueur, fasciné par les idées de Mussolini. Difficile, pour les supporters, de se concentrer sur l’aspect footballistique.

Une pizza pour tous

Pourtant, en tant que coach, Di Canio a déjà réalisé de belles choses. Lors de l’été 2011, il est nommé sur le banc de Swindon Town, club de quatrième division anglaise. Lors de la première saison, il impose ses méthodes, parfois rudes mais sacrément efficaces. Swindon Town termine à la première position, obtient la montée en troisième division, et réalise un joli parcours en FA Cup, où il se permet d’éliminer un club de Premier League, Wigan. Lors de la saison 2012/13, Di Canio affiche ses intentions de monter immédiatement en deuxième division. Et il semble maintenir ses promesses, puisqu’à la trêve, son équipe truste les premières positions du classement. Mais Swindon Town connaît de graves difficultés financières. A tel point qu’au moins de janvier, Di Canio propose de sortir de sa poche 35 000 euros pour conserver certains joueurs en prêt. Quelques jours plus tard, il fait encore parler de lui.

A la veille d’un match contre Shrewsbury Town, Di Canio se rend au stade avec 200 volontaires, en pleine nuit, pour déblayer le terrain couvert de neige, afin que la rencontre puisse se disputer. Après avoir terminé, le coach récompense tout le monde en commandant à chacun une pizza. Le lendemain, Swindon Town s’impose 2-0 et Di Canio dédie la victoire aux volontaires. Pourtant, quelques jours plus tard, alors qu’elle n’a jamais été aussi intense, l’histoire d’amour entre le coach et son club prend fin. Après avoir tenté en vain de recruter des joueurs (chaque transfert ayant été refusé par la Football League Association), Di Canio confie qu’il ne voit pas comment il pourrait poursuivre l’aventure dans de telles conditions. Le 18 février, il rompt son contrat. Une dernière fulgurance : quatre jours après sa démission, Di Canio se rend un soir au stade, avec un trousseau de clefs qu’il avait conservé, sans l’accord du club, pour récupérer des effets personnels. Les caméras de surveillance ont tout filmé, mais le club a décidé de ne pas entreprendre d’actions légales contre son ancien entraîneur. A part changer les serrures du stade.

Page Wikipedia hackée

Le voilà désormais à Sunderland avec de nouvelles clefs. Pour sa première conférence de presse, Di Canio a immédiatement posé les bases. « La presse m’appelle l’Italien fou, mais je suis prêt à parier quoi que ce soit que Sunderland restera en Premier League la saison prochaine » a-t-il martelé, avant de continuer son show. « Quand on m’a appelé pour me proposer le poste, j’ai senti du feu dans mon ventre et je serais venu à la nage jusqu’ici pour avoir ce poste. Les joueurs vont devoir se battre pour ce maillot, suer et verser du sang pour le club ». Reste qu’il va désormais falloir se mettre les supporters dans la poche, ce qui est loin d’être gagné. Sur Facebook, un groupe « Sunderland contre les fascistes » a déjà vu le jour, tandis que le page Wikipedia du coach a été hackée, sa photo ayant été remplacée par celle de Hitler.

Or, même si les raisons du désaccord n’étaient résolumment pas les mêmes (plus sportives et moins politiques), on a pu voir avec Benitez à Chelsea que lorsque les supporters prennent en grippe un entraîneur dès son arrivée au club, il est difficile d’inverser la tendance. Coïncidence : son premier match sur le banc des Black Cats, le technicien italien le disputera justement contre Benitez, à Stamford Bridge. Un baptême de Premier League pour Di Canio version coach, neuf ans après son dernier match en première division anglaise, disputé avec le maillot de Charlton Athletic. Di Canio a sept matches à disposition pour faire taire ses détracteurs et les faire changer d’avis sur son cas. Sept matches où l’on risque de bien se marrer.

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25 réactions ;
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  • Message posté par ozymandias le 03/04/2013 à 15:04
      Note : - 1 

    Est ce qu'il s'y est rendu en train...?

  • Message posté par tristiano le 03/04/2013 à 15:24
      Note : 8  /

    Quelque soit le moyen, il voulait y aller aushwitz que possible!

    (j'assume mes propos et prends mes responsabilités en me retirant de la vie So Footistique)

  • Message posté par volontaire82 le 03/04/2013 à 15:27
      Note : - 1 

    Di Canio entraîneur de Sessegnon on aura tout vu..

  • RonHarris a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par Pacoloco le 03/04/2013 à 15:30
      Note : 10  /

    Ambivalent ce personnage.
    D'un point de vue footballistique c'est un bonhomme. Un vrai. En tant que joueur comme en tant qu'entraîneur.
    Puis il y a le côté nauséabond qui déplait aux bonnes consciences. Celles que cherchent à véhiculer la médiatisation du football, pour cacher le côté encore plus dégueu du sport spectacle.

    En général Di Canio l'ouvre rarement pour dire des conneries lorsqu'il doit parler du foot et de son fonctionnement. Il est certainement beaucoup moins con* que la plupart de ses congénères d'ailleurs. Il fait bien le distinguo entre fascisme, racisme et nazisme.

    Moi je l'aime bien ce mec. C'est le genre de type avec qui tu aimerais avoir une franche discussion, histoire de lui prouver qu'il a tord.

  • Message posté par elnendordino le 03/04/2013 à 15:35
      

    "stupeur et interrogations chez les supporters"
    what did you expect?

  • Message posté par Rihannal le 03/04/2013 à 15:45
      

    Message posté par Pacoloco
    Ambivalent ce personnage.
    D'un point de vue footballistique c'est un bonhomme. Un vrai. En tant que joueur comme en tant qu'entraîneur.
    Puis il y a le côté nauséabond qui déplait aux bonnes consciences. Celles que cherchent à véhiculer la médiatisation du football, pour cacher le côté encore plus dégueu du sport spectacle.

    En général Di Canio l'ouvre rarement pour dire des conneries lorsqu'il doit parler du foot et de son fonctionnement. Il est certainement beaucoup moins con* que la plupart de ses congénères d'ailleurs. Il fait bien le distinguo entre fascisme, racisme et nazisme.

    Moi je l'aime bien ce mec. C'est le genre de type avec qui tu aimerais avoir une franche discussion, histoire de lui prouver qu'il a tord.




    plutot d'accord avec toi... Mais est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'il entend par fasciste ? ou c'est comme Felix Baumgartner et sa dictature modérée ?

  • Ashram a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par Brice_I le 03/04/2013 à 16:25
      Note : 6  /

    Message posté par Rihannal




    plutot d'accord avec toi... Mais est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'il entend par fasciste ? ou c'est comme Felix Baumgartner et sa dictature modérée ?


    Ben voilà, tu as à peu près raison. Etre fasciste, c'est désirer un pouvoir étatique fort, autoritaire même, et une prédominance de l'intérêt de la nation sur l'intérêt individuel. Donc oui, une forme de nationalisme.

    On peut y voir un repli communautaire en vue de se protéger. Un repli sur soi, comme une famille dans la tourmente pourrait se serrer les coudes, le fasciste imagine se resserrer autour de la notion de nation pour protéger "les siens". Il y a quelque chose de clanique dans le fascisme.

    Donc le fascisme est par essence un nationalisme, et donc par la même inclus un rejet de l' "étranger", ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il soit raciste. Il n'exclue pas non plus le racisme.

    De fait, le FN par exemple est un parti fasciste. Mais je pense qu'il ne faut pas non plus diaboliser la fascisme, qui n'est pas le nazisme par exemple. C'est une doctrine ni pire ni meilleure que beaucoup d'autre. Le problème étant qu'aujourd'hui, "fasciste" étant devenu une insulte, personne ne peut s'en revendiquer quand bien même il collerait à la définition.

    Notre monde du politiquement correct.

  • Message posté par Marek Hamsik le 03/04/2013 à 16:32
      

    C'est quand même assez surprenant de prendre le risque de déstabiliser comme ça, à quelques journées de la fin, une équipe.

    O'neill n'a pas eu de bon résultats mais c'est un coach expérimenté qui aurait pu aller chercher le maintien. Ils auraient pu le garder jusqu'à la fin de la saison et repartir sur de nouvelles bases cet été, avec Di Canio par exemple, ou alors auraient pu le virer plus tôt dans la saison, mais là le timing est quand même moyen.

  • Message posté par André Matos le 03/04/2013 à 16:53
      

    ouais moi perso j'ai du mal à voir la corrélation entre " folie " et " sunderland " dans la même phrase.

  • Message posté par TheFifthBeatle le 03/04/2013 à 17:05
      

    Un mec mûr qui fait ostensiblement un salut fasciste dans un stade rempli devant objectifs et projecteurs de toute sorte est forcément conscient de ce qu'il fait et ne peut s'étonner d'avoir à en assumer les conséquences quelques années après. Ceci dit, ce mec est indéniablement une légende du foot (et au delà de son caractère, ses capacités de manager, quel putain* de footballeur c'était !)...

  • Message posté par HB7 le 03/04/2013 à 17:14
      

    Roy Keane, Di canio...

    Sunderland kiffe les bad boys
    Ca lui fait quoi d'entrainer une équipe qui est surnommé "les Black cats " ?

  • Message posté par RienAFoot le 03/04/2013 à 17:19
      



    Tu as validé ton premier semestre de L1 d'économie?

  • Message posté par Fabrice Del Dongo le 03/04/2013 à 17:51
      Note : 2 

    @Brice_I

    Désolé, je ne peux pas te laisser dire n'importe quoi. La définition que tu donnes du fascisme est très réductrice, et donc en partie fausse : tu ne parles que de la dimension patriotique du discours fasciste, en occultant (involontairement, je veux bien le croire) les autres aspects qui font, à proprement parler, la spécificité des régimes de ce type de régime. Partant, tu en viens à assimiler nationalisme et fascisme, comme un archétype à sa forme dérivée.
    D'abord, il faut distinguer deux choses : d'une part le fascisme en tant que réalité politique dominée par la personnalité de Mussolini et s'imposant sur la scène politique italienne de 1922 à 1943 ; d'autre part le fascisme en tant qu'abstraction rassemblant les critères définissant un type de régime particulier, mais qui ne saurait se réduire à une période historique et à un Etat déterminés, à savoir l'Italie. Dans cette seconde acception, le nazisme est l'une des formes de fascisme que l'on peut dénombrer à ce jour (ouvre un bouquin d'histoire, par exemple d'un certain Pierre Milza, pour t'en rendre compte). En revanche, dans le premier sens, nazisme et fascisme sont bien distincts, car ayant tous deux une réalité historique et politique différente.
    Quoi qu'il en soit, le fascisme n'est pas une simple forme extrême du nationalisme. D'abord, au niveau politique, le fascisme prône et met en place (quand il arrive au pouvoir) un régime de nature dictatoriale. C'est là ta seconde erreur : le FN est à cet égard un parti républicain, il faut bien le leur reconnaître. Une dictature, et donc l'usage de la propagande, la censure, des assassinats politiques, etc. : le fascisme porte dans ses gènes (et non pas seulement dans sa forme outrancière) les marques de la violence verbale et politique. Ensuite, le fascisme requiert des conditions d'émergence particulières : il s'appuie sur une idéologie fondée sur un opportunisme politique, qui consiste à tirer parti du désarroi général, de la misère et des difficultés économiques touchant une partie bien définie de la population, à savoir les classes moyennes et la petite bourgeoisie, pour développer un discours rassembleur et démagogique contre les possédants et le patronat, mais aussi contre tous ceux qui sont considérés comme devant être écartés de la nation. C'est à ce titre qu'on dit du FN qu'il est un parti fasciste, mais comme tu le vois, cela occulte les autres aspects du fascisme.
    Et c'est là où je te rejoins : le terme de fascisme est utilisé à tort et à travers comme une insulte par des gens qui n'en maîtrisent pas la signification, au simple motif que c'est l'outrage suprême. Quand on pense que De Gaulle, qui a organisé la résistance depuis Londres pendant la Seconde Guerre mondiale, s'est fait taxé de "fasciste" sous Mai 68... ("CRS = SS", criait-on aussi).
    Là où Di Canio a raison, c'est que le racisme est second dans le fascisme ; il n'est pas central (à ce titre, on peut dire que le nazisme est une forme poussée à l'excès du fascisme). Mais enfin, je ne suis pas sûr que le bonhomme sait tout ce à quoi fait appel un tel mot, qui recouvre des réalités très peu séduisantes...

  • Message posté par vainvain38 le 03/04/2013 à 18:07
      Note : - 2 

    Pour So Foot, "On va se marrer" avec Di Canio...
    Vraiment affligent

  • Message posté par rikii le 03/04/2013 à 18:19
      Note : 1 

    Rien à voir avec le sujet mais pour le recrutement, j'ai ouïe dire que Yossi Benayoun et Tal benhaim étaient dans les petits papiers du technicien italien.

  • Message posté par WZ59 le 03/04/2013 à 19:28
      

    Et si Sunderland essayé de faire d'une pierre deux coups?

    Di Canio a déjà entrainer (Comme l'a dit RonHarris c'est pas une référence un titre de D4) mais il me semble que malgré tout, cette année avant de se faire limoger(Ou démissionner je ne me souviens plus) son équipe était bien classé et même proche de la montée en D2 ce qui prouve qu'il faisait quand même du bon travail. Donc peut-être que les Black Cats veulent tenter un coup de poker et en même temps, Paolo Di Canio c'est un nom assez connu & ça fait déjà polémique, peut-être espèrent-ils vendre plus ou une connerie du genre avec son entraineur en 'égérie'

  • Message posté par max29 le 04/04/2013 à 10:05
      

    Le club a besoin d'un électrochoc, maintent à voir si le dosage est pas un peu trop violent là...

  • Message posté par Verratti le 04/04/2013 à 10:35
      

    Message posté par Brice_I


    Ben voilà, tu as à peu près raison. Etre fasciste, c'est désirer un pouvoir étatique fort, autoritaire même, et une prédominance de l'intérêt de la nation sur l'intérêt individuel. Donc oui, une forme de nationalisme.

    On peut y voir un repli communautaire en vue de se protéger. Un repli sur soi, comme une famille dans la tourmente pourrait se serrer les coudes, le fasciste imagine se resserrer autour de la notion de nation pour protéger "les siens". Il y a quelque chose de clanique dans le fascisme.

    Donc le fascisme est par essence un nationalisme, et donc par la même inclus un rejet de l' "étranger", ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il soit raciste. Il n'exclue pas non plus le racisme.

    De fait, le FN par exemple est un parti fasciste. Mais je pense qu'il ne faut pas non plus diaboliser la fascisme, qui n'est pas le nazisme par exemple. C'est une doctrine ni pire ni meilleure que beaucoup d'autre. Le problème étant qu'aujourd'hui, "fasciste" étant devenu une insulte, personne ne peut s'en revendiquer quand bien même il collerait à la définition.

    Notre monde du politiquement correct.


    "C'est une doctrine ni pire ni meilleure que beaucoup d'autre"

    Mec t'as fait un peu d'histoire ?

    excuse nous d'avoir une conscience politique, mais l'italie est ravagé par le fascisme.Tu pense qu on trouve qui derrière la ligue du Nord ?et Forza Italia? . Il n y a pas de politiquement correct c'est un fléau.

  • Message posté par Verratti le 04/04/2013 à 11:12
      

    So foot devrait bannir certains lecteurs..
    et à travers l histoire du football inculquer des valeurs à ses lecteurs.
    Comment peut on lire de tels choses ici?

    @Brice ouvre des bouquins mec tu peux pas dire ça?

    le fascisme n'est pas un parti modéré de droite !!! Arrête tes conneries..
    Le fascisme c'est:
    -Prise de pouvoir par les armes
    -Mise en place de milices
    - Censure des journaux d'opposition
    - Démantèlement des syndicats d'ouvriers
    - Epuration de l'administration et les hauts postes sont désormais occupés par les fascistes.
    -Les fascistes sont réactionnaires (=opposés au progrès), anti-parlementaire, anti-démocrate, anti-libéral, anti-socialiste...
    -La population est contrôlée à tous les âges. La jeunesse est embrigadée dès le plus jeune âge.
    -A partir de 1933, Mussolini se rapproche du régime nazi.

    -Les fascistes montrent du doigt les populations différentes de la leur comme les responsables de la crise comme les juifs au debut du 20eme siecle. Aujourd hui en Italie on montre du doigt les chinois, les musulmans les albanais..


    j'ai l'impression qu'il y a une tendance au développement du fascisme, du racisme, de la xénophobie, de l'extrême droite dans toute l'Europe et cela en silence.

    1922 direction 2022 C'est dur mais les hommes n ont aucune mémoire ça sert à ça le savoir et la connaissance à éviter ce qu on a déja subit par le passé.

    ATTENTION

  • Message posté par shaza le 04/04/2013 à 12:44
      

    Message posté par Pacoloco
    Ambivalent ce personnage.
    D'un point de vue footballistique c'est un bonhomme. Un vrai. En tant que joueur comme en tant qu'entraîneur.
    Puis il y a le côté nauséabond qui déplait aux bonnes consciences. Celles que cherchent à véhiculer la médiatisation du football, pour cacher le côté encore plus dégueu du sport spectacle.

    En général Di Canio l'ouvre rarement pour dire des conneries lorsqu'il doit parler du foot et de son fonctionnement. Il est certainement beaucoup moins con* que la plupart de ses congénères d'ailleurs. Il fait bien le distinguo entre fascisme, racisme et nazisme.

    Moi je l'aime bien ce mec. C'est le genre de type avec qui tu aimerais avoir une franche discussion, histoire de lui prouver qu'il a tord.

    iiC'est le fait de faire le distingo qui pose problème, je crois. Parce que Mussolini lui-même n'y arrivait même plus vers la fin de son règne.

  • Message posté par shaza le 04/04/2013 à 13:16
      

    Ah ben dis donc... ça s'assume :"«Je ne suis pas celui que certains veulent bien dépeindre. Je suis apolitique, je ne suis pas lié à une organisation, je ne suis pas raciste et je ne supporte pas le fascisme. Je respecte tout le monde».

  • Message posté par Jemenfoot le 08/04/2013 à 01:30
      

    Message posté par Brice_I


    Ben voilà, tu as à peu près raison. Etre fasciste, c'est désirer un pouvoir étatique fort, autoritaire même, et une prédominance de l'intérêt de la nation sur l'intérêt individuel. Donc oui, une forme de nationalisme.

    On peut y voir un repli communautaire en vue de se protéger. Un repli sur soi, comme une famille dans la tourmente pourrait se serrer les coudes, le fasciste imagine se resserrer autour de la notion de nation pour protéger "les siens". Il y a quelque chose de clanique dans le fascisme.

    Donc le fascisme est par essence un nationalisme, et donc par la même inclus un rejet de l' "étranger", ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il soit raciste. Il n'exclue pas non plus le racisme.

    De fait, le FN par exemple est un parti fasciste. Mais je pense qu'il ne faut pas non plus diaboliser la fascisme, qui n'est pas le nazisme par exemple. C'est une doctrine ni pire ni meilleure que beaucoup d'autre. Le problème étant qu'aujourd'hui, "fasciste" étant devenu une insulte, personne ne peut s'en revendiquer quand bien même il collerait à la définition.

    Notre monde du politiquement correct.


    Le fascisme n'est pas le nazisme, mais le nazisme est bel et bien un fascisme.
    J'ajouterai aussi que le fascisme implique par ailleurs que le pouvoir soit cristallisé autour d'un chef charismatique.

    Ta dernière phrase, "Notre monde du politiquement correct", est soi-disant en passant une phrase typique des organisations fascistes et de leur remise en cause des institutions démocratiques. Ces méchantes institutions démocratiques qui vont à l'encontre du Peuple, cet être collectif imaginé par les dictateurs potentiels et accomplis... Le fascisme, de part son rejet de l'Autre (légitimant la violence à son encontre) et son caractère foncièrement autoritaire, est bel et bien une doctrine dangereuse.

    Fort heureusement, dans ce monde footeux tout n'est pas encore foutu, et il y a encore des supporters de foot asssez intelligents que pour rejeter de telles idéologies. Et tant pis s'ils se voient reprochés d'être "politiquement correct" (sic)!

  • Message posté par Jemenfoot le 08/04/2013 à 01:32
      

    Je voulais écrire "soit dit en passant", il est temps que j'aille dormir moi ;-)



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