En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 8 Résultats Classements Options
  1. // Interview
  2. // Kaba Diawara

« Je pense avoir été un joueur correct »

Ils sont rares à avoir joué aux côtés de Bergkamp, Zidane, Abardonado, Piocelle et Kiki Musampa. C'est le cas de Kaba Diawara, qui fête aujourd'hui ses 40 ans.

Modififié
À 40 ans, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?
Une bonne santé, déjà. Ce n’est pas pour jouer le vieux, mais, avec l’âge, ce n’est pas toujours facile de continuer à veiller sur la famille et à entretenir une certaine forme physique. Heureusement, je continue de jouer, que ce soit au five ou à l’entraînement lors des rassemblements avec la sélection guinéenne.

Justement, comment ça se passe depuis ton arrivée en tant que manager général de la sélection ?
Manager général, c’est un bien grand mot. Disons que je suis plutôt coordinateur sportif. En ce moment, tout se passe bien, on arrive à enchaîner les victoires, mais ça n’a pas toujours été le cas. En débutant par un nul et une défaite, on s’était rapidement retrouvé dans une situation délicate avec beaucoup d’incompréhension. Mais ça va mieux : ces derniers temps, on a réussi à enchaîner les victoires, on a retrouvé la confiance, et un respect mutuel s’est installé. On espère que ça va continuer pour la CAN et la Coupe du monde.

Tu es arrivé en même temps que Luis Fernandez. C’est lui qui t’a contacté ?
Non, c’est une idée de la Fédération, qui a ensuite demandé à Luis si ça ne le dérangeait pas de se faire assister par Amara Simba et moi-même. Il n’a pas forcément eu d’objection, même s’il ne me faisait pas du tout jouer lorsqu’il était mon entraîneur au PSG. Par la suite, on en a discuté à Paris et ça s’est fait naturellement. La Fédération s’est sans doute souvenue de mon sérieux et de mes prestations en sélection.

En 2013, dans une interview à So Foot, tu étais très dur envers le foot africain. Tu penses que ça a changé depuis ?
Je reste dur parce que je veux que ce football décolle. On s’est longtemps caché derrière le talent de joueurs tels que Eto’o ou Drogba, mais ces stars ne sont plus là. Du moins, plus en sélection. Il faut donc mettre les bouchées doubles pour enfin devenir un grand continent du foot. Il faut que l’on fasse le bilan de ce qui ne va pas.

Justement, toi, à 40 ans, quel bilan fais-tu de ta carrière ?
Je pense avoir pu tirer le meilleur de mes capacités. Je n’ai jamais été technique, mais j’ai toujours essayé de compenser par mon physique et ma détente. Tout ce qui a pu m’arriver, je le dois presque uniquement à moi-même. J’ai eu la chance de voyager et de côtoyer les meilleurs joueurs de ma génération. Je ne suis bien sûr pas satisfait parce qu’on peut toujours mieux faire, mais je pense avoir été un joueur correct. Ça aurait pu être pire.

Tu te souviens de ton premier match en L1 ? Tu étais impressionné ?
C’était à Lille en 1996. Bordeaux venait de finir sa campagne européenne et les meilleurs joueurs de l’équipe ne voulaient pas faire le déplacement : ils préféraient se préserver pour l’Euro. Gernot Rohr en a donc profité pour lancer des jeunes. Avec Anselin et Afanou, on s’est donc retrouvés titulaires pour la première fois. J’étais stressé, bien entendu. J’avais déjà joué contre une CFA en Coupe, mais là, c’était complètement différent. Lors de l’échauffement, je n’arrivais même pas à mettre une balle dans les pieds de Jean-Luc Dogon… Mais il m’a tout de suite rassuré en me disant un truc du genre : « C’est comme à l’entraînement, mais avec plus de monde et l’odeur de merguez. » Sachant que j’adore la bouffe, ça me permettait de penser à autre chose (rires).

« Quand j'arrive à Rennes au mercato, on est derniers et on sait que si l’équipe descend, François Pinault ne rachète pas le club. On avait une pression de malade. » Kaba Diawara

Tout s’est bien passé, finalement. Tu marques ton premier but et, à la suite de la rencontre, tu signes ton premier contrat pro.
C’est vrai que ma prestation avait impressionné les dirigeants. Et notamment Charles Camporo qui vient tout de suite me voir et me dit de bien profiter de mes vacances parce que j’intègre le groupe pro en juin. Lorsque j’ai débarqué à Toulon, ma ville d’origine, j’étais tellement fier de pouvoir en parler à tout le monde. Malheureusement, j’apprends dans la même semaine que Rolland Courbis arrive à la tête de l’équipe et que la majorité des joueurs sont en partance. Ça m’inquiète un peu. D’autant que l’on perd en un été des joueurs comme Zidane, Dugarry, Huard ou Lizarazu et que je ne connais pas du tout ceux qui arrivent.

Pourtant, ce n’est pas l’arrivée de Courbis qui complique ta progression, mais celle d’Élie Baup, non ?
La saison 1996/1997 est plutôt bonne, en effet. Je participe à beaucoup de rencontres et j’arrive à marquer quelques buts. Le problème, l’année suivante, c’est que j’étais à l’armée. J’étais donc à Paris du lundi au jeudi. Lorsque je rentrais le jeudi après-midi, je voyais que j’étais toujours sur la feuille de match, mais je ne jouais jamais. Papin était en fin de carrière et voulait absolument jouer tous les matchs. Il était cuit, mais il pensait pouvoir être sélectionné pour la Coupe du monde. Ajoute à ça Laslandes et Wiltord et tu comprends vite que j’étais le quatrième choix de l’entraîneur. D’où mon départ à Rennes.

À cette époque, Rennes est bon dernier. Ça n’a pas été trop dur à vivre comme prêt ?
Disons que je suis vite redescendu sur Terre. On était derniers au mercato et on savait que si l’équipe descendait, François Pinault ne rachetait pas le club. C’était donc une époque cruciale pour le club et on avait une pression de malade. D’un point de vue personnel, j’ai joué tous les matchs et tout s’est finalement bien passé. J’en profite pour rendre hommage à Guy David qui m’a beaucoup appris.

Une image marquante que l'on garde de toi, c'est lorsque tu sauves Rennes de la relégation en marquant contre Toulouse lors du dernier match de la saison 1997-1998. Tu te souviens de ce match ?
On savait que c’était un match capital parce qu’on devait absolument battre Toulouse pour se maintenir. Toute la semaine, on avait travaillé à fond sur le mental, sur la gestion du stress, etc. Habituellement, je suis plutôt cool, toujours en train de plaisanter, mais il y avait une telle pression à ce moment-là que ce n’était pas possible. À 22 ans, j’avais en quelque sorte le destin d’un club entre les pieds. Pareil pour les autres. Dabo et Silvestre, par exemple, avaient déjà signé à l’Inter, mais voulaient absolument sauver leur club formateur. Lorsqu’on nous a informés que Guingamp gagnait face à Cannes et qu’il fallait absolument marquer. Ça a fini par arriver (rires).

Qu’est-ce que vous avez fait cette soirée-là pour fêter le maintien ?
On a fait une petite fête dans Rennes. Il fallait profiter. Honnêtement, je n’avais jamais connu une telle pression. On avait eu la tête sous l’eau pendant 4 mois et on parvient à la sortir lors de la dernière journée. C’était fabuleux.

L’année d’après, Rennes se stabilise enfin en première division et termine 5e. Tu penses avoir joué un rôle dans ce renouveau grâce à ton but ?
Bien sûr ! Et les supporters me le rendent bien. À chaque fois que j’y suis retourné, j’ai toujours eu le droit à ma pancarte. Sans être le plus sensible du monde, ça touche. J’ai en quelque sorte participé à l’histoire du club.

« À Arsenal, les Anglais ne nous aimaient pas forcément. Ils avaient sans doute l’impression qu’on leur piquait leurs places. Martin Keown, par exemple, m’en mettait plein la tête. » Kaba Diawara

Pourquoi ne pas être resté à Rennes, dans ce cas ?
Parce que Bordeaux m’a très bien fait comprendre qu’il n’y avait aucune option d’achat et qu’il voulait me récupérer. Pour ma part, je voulais rester, mais c’est le football. Heureusement pour moi, mon retour à Bordeaux s’est très bien passé. En quelques semaines, je prolonge et je claque un doublé au Vélodrome en septembre. Bon, je suis dans l’ombre du duo Laslandes-Wiltord, mais je vis au sein d’un groupe super avec de vrais bons mecs. Laslandes, par exemple, lors de son arrivée, avait invité toute l’équipe à sa crémaillère après un match. Benarbia, lui, ça a été plus long. J’avais l’impression qu’il était prétentieux.

Pourquoi ça ?
Parce que lors de son premier entraînement, il nous dit : « Les gars, Bordeaux va être champion cette année. » C’était dit avec une telle assurance et un tel aplomb que beaucoup le considéraient comme prétentieux. En plus, il nous disait que dans chaque club où il avait joué, son objectif était toujours que l’un de ses attaquants finisse meilleur buteur. Il a eu raison sur toute la ligne : on a été champions, Wiltord a fini meilleur buteur et il a été nommé meilleur joueur du championnat.

De ton côté, alors que l’équipe tourne bien, tu files à Arsenal au mercato d’hiver. Ça a été plutôt dur de se faire une place là-bas, non ?
C’était vraiment compliqué en Angleterre. Il y avait une concurrence de malade avec Bergkamp, Henry, Overmars et Kanu. Ils avaient tous joué la Coupe du monde. C’était un autre univers, et ça, je l’ai compris dès le premier entraînement. J’avais l’impression d’être le petit Kaba de passage à Londres. Heureusement, Rémi Garde et Gilles Grimandi m’ont beaucoup aidé lorsque les autres Français partaient en sélection. Ils m’invitaient chez eux, ils s’occupaient de moi. C’était important parce qu’on n’était pas forcément aimés par les Anglais. Ils avaient sans doute l’impression qu’on leur piquait leurs places. Martin Keown, par exemple, m’en mettait plein la tête. Je prenais tellement de coups face à lui.

Dans l’ensemble, tu gardes quand même un bon souvenir de ton passage en Angleterre ?
Avec le recul, j’ai compris que j’avais fait preuve d’impatience. Je commençais à jouer régulièrement, je marquais, je réalisais de bonnes prestations, et des clubs comme La Corogne commençaient à manifester leur intérêt. Du coup, quand Arsenal est entré en contact avec moi et qu’Arsène Wenger a appelé chez moi pour avoir mon avis, j’ai pété les plombs : c’était trop beau pour dire non. D’autant que ça me permettait de retrouver Henry, avec qui j’étais en espoir. Et puis je sentais que je pouvais jouer et m’imposer là-bas. J’ai donc fait le forcing et j’ai fini par signer.

En janvier 1999, tu reviens pourtant en France, à Marseille. Tu regrettes ces multiples changements ?
En matière de stabilité, c’est clair que ce n’est pas terrible pour un jeune, mais c’est avant tout un concours de circonstances. Lorsque Courbis m’appelle pour me dire qu’il veut monter un projet avec des jeunes à l’OM pour remplacer les départs de certains cadres, c’était forcément tentant. J’avais un bon contrat, je retrouvais ma région et une place de titulaire aux côtés de Bakayoko. Malheureusement, Dugarry, Ravanelli et Maurice ne sont finalement pas partis et on se retrouve à cinq attaquants pour deux places. Et les mauvaises nouvelles s’enchaînent : je souffre d’une pubalgie et, lorsque je reviens, Rolland est viré, deux ou trois mois seulement après mon arrivée. C’est Bernard Casoni qui reprend le club et il me fait clairement comprendre qu’il ne me fera pas jouer.

Enchaîner Marseille et Paris, c’est un choix que tu regrettes avec le recul ?
Non, parce que Paris me voulait vraiment, et des joueurs comme Ali Benarbia, Laurent Robert et Pierre Ducrocq militaient pour ma venue. J’avais connu ces deux derniers lors de mon passage au sein de l’équipe de France militaire et on avait de bons contacts.

« Avec Paris, toute la semaine de la finale de coupe contre Gueugnon, les dirigeants avaient passé plus de temps à nous demander qui serait présent à la soirée après la rencontre qu’à préparer le match. » Kaba Diawara

Tu gardes un bon souvenir de ce passage à l’armée ?
Il y a des bons côtés parce que j’y ai rencontré des super mecs, comme Carrière, Pierre-Fanfan ou Gallas et qu’on a vécu de belles choses, mais la Coupe du monde en Iran en 1997, où on finit troisième avec Roger Lemerre en tant que sélectionneur, a été très compliquée. On vivait dans une caserne, et la bouffe était clairement dégueulasse. On n'avait que du riz ou des pâtes infâmes. Le soir, on entendait même des chiens hurler bizarrement à l’extérieur, et je me demande encore si ce n’est finalement pas ces chiens que l’on finissait par retrouver dans nos assiettes. Moi qui adore manger… Honnêtement, ça a été les trois semaines les plus longues de ma carrière. Pour te dire, certains joueurs se sont même fait braquer, alors qu’ils cherchaient juste à sortir un peu durant la soirée. On n’était pas du tout dans les conditions idéales. En quarts, on s’est même sérieusement posé la question de savoir si on faisait exprès de perdre le match contre la Belgique pour éviter de rester une semaine supplémentaire là-bas. C’était le mois d’août, on avait tous entre 20 et 22 ans et on cherchait tous à faire notre trou dans nos clubs respectifs. Bon, la raison a fini par l’emporter et on a éliminé la Belgique, mais certains voulaient vraiment perdre.

Pour revenir au PSG. Lors de ton passage dans la capitale, il y a cette fameuse finale de la Coupe de la Ligue perdue face à Gueugnon. Comment tu l’expliques ? Apparemment, tu regrettes la préparation du match…
Toute la semaine, les dirigeants avaient passé plus de temps à nous demander qui serait présent à la soirée après la rencontre qu’à préparer le match. On était deuxièmes du championnat, on jouait en quelque sorte à domicile et on avait pas mal de stars dans l’effectif : on pensait tous gagner. On a donc oublié de préparer un match face à une équipe qui voulait absolument remporter cette coupe. Dès le début, ils nous ont mis la pression. Ils avaient la rage, le public derrière eux, et on a fini par douter. C’est dommage, j’aurais aimé gagner un titre avec Paris.

Le début des années 2000, c’est aussi une époque où tu multiplies les mauvaises expériences…
En fait, durant l’été 2000, je contracte une tendinite au genou qui m’empêche de bien me préparer. Forcément, le club apprend à se passer de moi et me prête à Blackburn lors du mercato d’hiver, puis à West Ham quelques mois plus tard. Mais là encore, je n’arrive pas à enchaîner les matchs. À mon retour de West Ham, je prends donc la décision de me faire opérer. Ça a été une période difficile, parce que je voulais jouer, mais je n’en avais pas la possibilité. J’avais l’impression d’être dans la même situation qu’à mes débuts, mais j’avais 25 ans désormais. Étant donné que Luis Fernandez ne comptait toujours pas sur moi, je suis parti en prêt au Racing Ferrol où ça ne s’est pas trop mal passé.

Tu penses que ce passage en Espagne t’a permis de rebondir ensuite ?
Ce qui est sûr, c’est que, durant l’été 2002, je me sens au mieux de ma forme : je fais un gros stage de préparation et je fais une grosse prestation en amical au Portugal face au Sporting de Cristiano Ronaldo. Après ça, même László Bölöni me voulait. Mais Luis refuse l’offre. Ce qui m’avait étonné à l’époque, sachant qu’il ne me faisait pas jouer, qu’il venait de recruter des joueurs comme Cardetti, dont je n’ai jamais compris la qualité, et que Jean-Louis Gasset voulait me garder. Lui, il avait capté que j’étais motivé, en forme et que j’étais relâché comme jamais. J’étais arrivé à un âge où j’avais compris que si je ne me bougeais pas le cul, c’était fini. Du coup, lorsque Nice est venu aux renseignements, j’ai fait un peu le forcing et je suis parti en prêt là-bas. Et mes efforts ont fini par payer.

Pourquoi ne pas être resté plus longtemps là-bas ? Il paraît que ton départ est dû à des divergences sur ton salaire…
C’est vrai que j’ai fait une super saison à Nice, sans doute ma meilleure. Je réalise un triplé, je marque douze buts et je suis même nommé joueur du mois d’août. J’aurais bien entendu voulu y rester, mais le club ne pouvait pas racheter mon contrat au PSG. Avoir des longs contrats m’a parfois joué des tours, mais ça m’a au moins permis d’être toujours en sécurité. Le problème, justement, c’est que malgré ma bonne saison Vahid Halilhodžić refusait de me faire jouer. Il n’arrêtait pas de me dire que j’étais un bon attaquant, mais que Paris avait besoin d’un grand attaquant. Lorsque Pauleta est arrivé, j’ai donc fait une nouvelle fois le forcing pour partir. Ce qui est marrant, c’est que j’ai été le premier joueur à établir une connexion entre le Qatar et le PSG. À la base, je devais partir gratuitement à Al Gharrafa alors que j’étais encore sous contrat. Mais comme Toulouse avait pointé le bout de son nez le dernier jour du mercato, Vahid voulait que j’y aille parce qu’il avait peur que les dirigeants ne comprennent pas comment il avait pu me laisser partir gratuitement sachant qu’un club était prêt à investir. Du coup, j’ai fait le forcing et j’ai convaincu en quelques heures les Qataris de dédommager un peu le PSG.

« Musampa était dingue. Tout le monde faisait l’effort de lui parler en anglais à Bordeaux, et au bout de trois mois, il nous répond en français. En fait, il nous comprenait depuis le début. On a halluciné ! Tu imagines la durée de sa blague ? » Kaba Diawara

Tu as l’impression d’avoir été un précurseur en rejoignant Al Gharrafa ?
En 2003, ce n’était que la première saison professionnelle du championnat qatari, mais il y avait déjà des joueurs comme Hierro, Guardiola, Batistuta ou Effenberg. J’étais avec d'immenses stars, alors que je n’avais que 27 ans. Quant au niveau, c’était un peu comme en MLS : des équipes qui ont les moyens de recruter et d’autres qui n’avaient même pas trois ou quatre joueurs professionnels dans leur effectif. Il pouvait y avoir des matchs extrêmement serrés, mais aussi des victoires hyper faciles face à certaines équipes. Cela dit, il faisait tellement chaud que c’était très physique pour nous aussi.

Tu es resté deux ans là-bas. Tu t’y es vraiment éclaté ou c’était juste pour l’argent ?
Étant musulman, je n’avais pas de contrainte, d’autant que ma famille s’y sentait bien et que je jouais aux côtés de Belmadi. Et puis sportivement, cela ne m’empêchait pas d’être en sélection.

Comment tu expliques ton retour en France, dans ce cas ?
En 2005, j’avais 29 ans et je voulais goûter à nouveau aux premières divisions. Ce que j’ai réussi à faire avec Ajaccio, mais aussi en Turquie, que ce soit à Gaziantepspor ou à Ankaragücü. Ça a été deux années assez bonnes, même si les clubs turcs ont la mauvaise tendance de ne pas payer leurs joueurs… Heureusement que les conditions de vie sont très bonnes là-bas. Et puis le championnat ressemble beaucoup à la Premier League avec beaucoup de jeu, d’énergie et d’engagement.

Tu te rends compte que tu n’as jamais réussi à te stabiliser dans un club fixe…
C’est vrai et je pense que c’est ce qui explique mon départ de Chypre pour Arles-Avignon en 2009. Je sentais que j’étais en fin de carrière et je voulais m’amuser. À Arles, on me propose en plus d’encadrer l’équipe, qui vient à peine d’être promue en L2. La saison a été galère d’un point de vue organisationnel : on se débrouillait pour trouver des hôtels, pour s’acheter une machine à laver et pour trouver des sponsors… Malgré tout, on se retrouve à jouer la montée lors de la dernière journée et on se voit propulser en L1. Il fallait que je poursuive l’aventure. D’autant que l’on me proposait depuis décembre de prolonger mon contrat.

Sachant l’année compliquée d’Arles-Avignon en 2010-2011, tu ne regrettes pas ne pas avoir terminé ta carrière sur une bonne note ?
C’est vrai que ça a été une année compliquée : en pleine préparation, on apprend que le coach nous quitte et qu’André Ayew et d’autres joueurs le suivent. L’ambiance change également. On avait l’impression que les valeurs du club partaient en fumée. Ça se voit dans nos résultats, de toute façon. D’un point de vue personnel, en revanche, je termine malgré tout sur une année de plaisir en L1 et avec quelques buts.

Avec tous les joueurs que tu as eu l’occasion de rencontrer, quel est celui qui t'a le plus marqué ?
Kizito Musampa était dingue. Lorsqu’il est arrivé, tout le monde faisait l’effort de lui parler en anglais. Mais voilà que le mec, au bout de presque trois mois, finit par nous répondre en français. En fait, il nous comprenait depuis le début. On a halluciné ! Tu imagines la durée de sa blague ? (Rires) C’était tout lui, ça : toujours en train de faire le con, de sourire et de dire des conneries.

Propos recueillis par Maxime Delcourt
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 2 heures 359€ à gagner avec Chelsea, Bayern & Juve - Barrça il y a 53 minutes Un espion, des drones et des caméras cachées à la solde de Grêmio 1 il y a 1 heure Il marque un doublé, puis voit naître son enfant 11 Hier à 18:09 Pronostic Juve Barça : 365€ à gagner sur l'affiche de C1 !
Hier à 16:42 Le capitaine de l'Atalanta reçoit un disque d’or 15
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 13:30 Vincent Labrune veut lancer une nuit du football 34 Hier à 12:03 Tavecchio accusé de harcèlement sexuel 45 Hier à 08:15 Mexique : un assassinat lié au procès FIFA 19 lundi 20 novembre Galway United : vingt matchs en vingt-quatre heures 4 lundi 20 novembre Des associations d'ultras français s'unissent pour leur liberté 21 lundi 20 novembre Une pancarte « Wenger Out » lors d'une manifestation au Zimbabwe 27 lundi 20 novembre Il marque et adresse un doigt d'honneur à son coéquipier 15 lundi 20 novembre Ce but marqué en D8 anglaise va vous émouvoir 29 lundi 20 novembre Le merveilleux csc de Fankaty Dabo 15 dimanche 19 novembre Un supporter s'installe en tribune avec son scooter à Crotone 14 dimanche 19 novembre Le carton rouge complètement idiot de German Lux 17 dimanche 19 novembre Italie : « Ancelotti, Conte, Allegri, Ranieri et Mancini » ciblés par Tavecchio 29 dimanche 19 novembre Tapie : « C'est la plus belle cure de chimiothérapie » 9 dimanche 19 novembre Le raté de l'année signé Neal Maupay 13 samedi 18 novembre Orlando City donne 280 000 euros pour les victimes de l’ouragan Maria samedi 18 novembre Chris Coleman, du pays de Galles à Sunderland 3 vendredi 17 novembre 320€ à gagner avec Caen-Nice & Espanyol-Valence vendredi 17 novembre Une enquête du fisc espagnol menace le poste de Tebas 51 vendredi 17 novembre Le classement FIFA réformé après le mondial 39 vendredi 17 novembre Bebeto rejoint le parti politique de Romário au Brésil 8 vendredi 17 novembre Chapecoense assure son maintien 3 vendredi 17 novembre Deux éducateurs d'un club amateur écartés pour radicalisation 131 vendredi 17 novembre L’effigie d’un serial killer sur le drapeau d’un supporter 24 jeudi 16 novembre Parme passe sous pavillon chinois 41 jeudi 16 novembre Mondial 2022 : Le Qatar fixe un salaire minimum pour les travailleurs immigrés 24 jeudi 16 novembre Des spectateurs payés pour remplir les stades du Qatar 91 jeudi 16 novembre Corinthians sacré champion du Brésil 23 mercredi 15 novembre La boulette de Carragher lors d'un match amical 8 mercredi 15 novembre Les Danois arrosent un plateau TV avec de la bière 11 mercredi 15 novembre Valderrama fait de la prévention contre le cancer des testicules 14 mercredi 15 novembre Poursuivi pour corruption, un ancien dirigeant argentin se suicide 15 mardi 14 novembre Un jeune joueur suspendu par son club après un salut fasciste 46 mardi 14 novembre Des drapeaux LGBT sur les poteaux de corner anglais 33 mardi 14 novembre Tony Chapron va prendre sa retraite 48 mardi 14 novembre Les Suédois ont cassé le plateau d'une chaîne de TV après la qualif' 30 lundi 13 novembre Évra tracte une Jeep à Dubaï et promet de revenir plus fort 103 lundi 13 novembre Ryan Giggs futur directeur d'une académie au Vietnam 13 lundi 13 novembre Le GRAND TOURNOI de la #SOFOOTLIGUE 40 lundi 13 novembre Benzema : « Il ne faut pas être bête... » 189 lundi 13 novembre OM : la photo souvenir d'Évra 43 dimanche 12 novembre Le geste de grande classe de la réserve du Rayo Vallecano 14 dimanche 12 novembre Un penalty d'une dimension parallèle marqué en D4 roumaine 21 dimanche 12 novembre Le golazo de Ronaldinho 23 dimanche 12 novembre Un chien tacle un joueur en plein match de D3 argentine 20 dimanche 12 novembre Un gardien explose le record de matchs de Peter Shilton 14 dimanche 12 novembre Real Madrid : 450 millions d'euros pour Neymar ? 59 samedi 11 novembre Privé d'arbitrage à cause de son nom 22 samedi 11 novembre Van Basten teste des nouvelles règles en D4 néerlandaise 28 vendredi 10 novembre Mondial 2018 : un ancien responsable russe reconnaît avoir détourné 735 000 euros 5 vendredi 10 novembre Bernard Ross toujours porté disparu 28 vendredi 10 novembre Un joueur de NBA lâche un « Matuidi Charo » en plein match 49 vendredi 10 novembre Le but classieux de Lys Mousset lors de France-Bulgarie 6 jeudi 9 novembre Coupe du monde : Un rapport inquiétant du Conseil des droits de l'homme de la FIFA 9 jeudi 9 novembre Ben Arfa piégé comme un bleu par Hanouna 50 jeudi 9 novembre Le but de furieux signé Keisuke Honda en Coupe du Mexique 16 jeudi 9 novembre Rémi Garde reprend du service à l'Impact de Montréal 18 jeudi 9 novembre Guangzhou : Cannavaro remplace Scolari 3 mercredi 8 novembre 735€ à gagner avec France, Brésil & Allemagne 2 mercredi 8 novembre So Foot Club 100% Neymar 7 mardi 7 novembre Le coach de Vélez Sársfield démissionne, car on lui a craché dessus 10 mardi 7 novembre Modène fait faillite 12 mardi 7 novembre Manfredonia perd un match sur tapis vert en Serie D 5 mardi 7 novembre Il entre sur le terrain en glissant sur les escaliers 14 mardi 7 novembre Ronaldo de retour au Corinthians ? 54 mardi 7 novembre Polémique autour des secouristes d'un match de D4 allemande 19 mardi 7 novembre Un match de Gambardella interrompu à cause d'un sabre 24 mardi 7 novembre Un fan anglais mate Chorley-Fleetwood depuis sa fenêtre 17 mardi 7 novembre Allemagne : le chef de la VAR limogé pour favoritisme 17 mardi 7 novembre Maradona va jouer avec le président Maduro 39 lundi 6 novembre Al Ahly veut déposer un recours contre l'arbitrage 22 lundi 6 novembre Makelele nouvel entraîneur d'Eupen 24 lundi 6 novembre L'attentat d'Ignacio Fernández pendant River-Boca 25 lundi 6 novembre Cannavaro du Tianjin Quanjian au Guangzhou Evergrande 6 dimanche 5 novembre Le tacle assassin d'un U17 de Fenerbahçe face à Galatasaray 22 dimanche 5 novembre Le but magnifique de Meijers face au Feyenoord 1 dimanche 5 novembre Yoann Barbet humilie un adversaire pendant Brentford-Leeds 8 dimanche 5 novembre Al-Quwa Al-Jawiya remporte l'AFC Cup 5 dimanche 5 novembre Le Wydad remporte la Ligue des champions africaine 12 samedi 4 novembre 259€ à gagner avec Man City & Inter Milan samedi 4 novembre Chengtou, premier club tibétain dans une ligue professionnelle chinoise 15 samedi 4 novembre Marco Simone viré par le Club africain 23 samedi 4 novembre La pelouse du club d'Hyde United prend feu face à MK Dons 5 samedi 4 novembre EXCLU : 120€ offerts pour parier chez Unibet ! vendredi 3 novembre Patrice Évra mis à pied par l'OM 54 vendredi 3 novembre LE RÉCAP DE LA #SOFOOTLIGUE: BILAN DU MOIS D'OCTOBRE 8 vendredi 3 novembre L'Albirex Niigata Singapore champion du Singapour 4 vendredi 3 novembre Un club de D4 roumaine a payé ses supporters pour jouer 6 vendredi 3 novembre MHD présente le nouveau maillot du Cameroun 9 jeudi 2 novembre 326€ à gagner avec Valence & Porto jeudi 2 novembre Un jeune espoir belge décède d'une crise cardiaque 10 jeudi 2 novembre La blessure impressionnante d’Ustari 9 jeudi 2 novembre Un joueur de MLS suspendu pour violences conjugales 13 jeudi 2 novembre Un joueur argentin prend deux cartons jaunes en dix secondes 10 mercredi 1er novembre Ballon d'or africain : la liste des 30 nommés 28 mercredi 1er novembre L'ancien international ghanéen Abubakari Yakubu est décédé 13 mercredi 1er novembre Envahissement de terrain pendant l'entraînement d'Al Ahly 4 mercredi 1er novembre Les joueurs du Club africain refusent de s'entraîner 3 mercredi 1er novembre Le superbe but d'une joueuse de Nancy face à Grenoble 3 mercredi 1er novembre Boca Juniors interdit les cheerleaders à la Bombonera 16 mercredi 1er novembre Éric Abidal cartonne la prolongation de Deschamps 51 mardi 31 octobre 350€ à gagner avec Séville & Naples - Man City mardi 31 octobre Pronostic Besiktas Monaco : 500€ à gagner sur le match de C1 ! mardi 31 octobre Un entraîneur de D4 anglaise contraint de rejouer 1 mardi 31 octobre Le but « messiesque » d'un jeune de 14 ans du Benfica 11 mardi 31 octobre L’entraîneur d’Ipswich pète un câble en conférence de presse 21 mardi 31 octobre Pour Diego Maradona, Sampaoli est « un charlatan » 19 mardi 31 octobre Il se coince dans un mur pour assister à un match de Boca 11 mardi 31 octobre Le but insolent de Marcus Maddison avec Petersborough 11 lundi 30 octobre La Pro League belge envisage d'impliquer les entraîneurs pour la VAR 13 lundi 30 octobre Un promu en D2 chinoise offre 3,5 millions d’euros à ses joueurs 8 lundi 30 octobre 225€ à gagner avec Man U, Bayern & Atlético 3 lundi 30 octobre Des joueurs feront leur coming out dans le jeu Football Manager 2018 82 lundi 30 octobre La minute la plus folle en Angleterre 23 lundi 30 octobre Colombius Crew pourrait changer de ville 7 dimanche 29 octobre Malbranque rebondit à Chasselay ! 8 dimanche 29 octobre Deux Dunkerquois en viennent aux mains pour tirer un penalty 17 dimanche 29 octobre L'hommage des fans de Willem II à Fran Sol dimanche 29 octobre Thuram : « Je me demande s'il y a une réelle volonté d'en finir avec la haine » 62 dimanche 29 octobre Bittolo se fait poser dix points de suture sur le pénis à cause d'un coéquipier 17 dimanche 29 octobre Expulsé pour avoir uriné en plein match 9 vendredi 27 octobre Le Récap "Coupe de la Ligue" de la #SOFOOTLIGUE 7 vendredi 27 octobre Pronostic Lille OM : 380€ à gagner sur le Bielsasico ! vendredi 27 octobre La Coupe des confédérations remplacée par un Mondial des clubs ? 31 vendredi 27 octobre Olimpia vainqueur de la première CONCACAF League 1 vendredi 27 octobre Youssef Rabeh (WAC) attaqué avant la finale de LDC africaine 4 vendredi 27 octobre Un ultra d’Independiente recherché par Interpol 3 vendredi 27 octobre Shaw « espère rejouer pour Pochettino » 10 vendredi 27 octobre Participez à la Coupe du monde de Football Manager ! 16 vendredi 27 octobre David Trezeguet candidat pour devenir directeur sportif à River 12 vendredi 27 octobre À Tahiti, un arbitre se bat avec un supporter pendant un match 9 jeudi 26 octobre Le ballon du Mondial russe a fuité 47 jeudi 26 octobre Charlotte Lorgeré impressionne au chant pour son bizutage 23 jeudi 26 octobre Un footballeur roumain fait ses débuts avec une prothèse du bras 30