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Higuaín, pêcheur de gros

Mais combien faut-il d'occasions à Gonzalo pour en mettre une au fond ? Ce fût encore criant contre le Dnipro : il vendange. Beaucoup. C'est d'ailleurs ce qui a coûté, en partie, la finale au Napoli. Gros plan sur le pire ennemi d'Higuaín : son mental.

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«  À Madrid, je devais constamment prouver quelque chose que j'avais déjà prouvé, mais tout cela est derrière moi. » Nous sommes le 24 juillet 2013. Gonzalo vient de signer au Napoli. Et la première raison apparente de sa venue dans le Sud de l'Italie, c'est la confiance que l'on place en lui. Benítez, De Laurentiis, les tifosi, la speakerine… Tout le monde au club le veut. Et c'est typiquement le genre de joueurs qui a besoin de confort pour être performant. D'être désiré, aimé, câliné. Ce qu'il n'avait plus à Madrid. Ce qu'il espérait retrouver à Naples. C'est en tout cas ce qu'il avait laissé entendre à la radio espagnole Cadena Cope : « Ici, je reçois beaucoup de soutien, je ne sais pas si j'en reçois plus qu'à Madrid, mais c'est le genre de soutien dont a besoin un joueur. » En clair, il n'aime pas la concurrence. Il préfère largement être titulaire, avoir du temps de jeu pour pouvoir marquer un maximum.

Le syndrome Richard Gasquet


Mais même aujourd'hui, alors que le San Paolo hurle son nom sans relâche, alors qu'on le croyait guéri de ses vieux démons, Higuaín se met encore à douter. La preuve à la 7e minute de jeu contre le Dnipro. Alors que le Napoli a besoin de marquer rapidement pour refaire son retard, Pipita manque un premier duel crucial face à Boyko. Le gardien ukrainien n'a pas seulement arrêté ce tir d'Higuaín. Il l'a eu mentalement. En sortant de cette manière, rapidement et sans filet, il a obligé Gonzalo à lui tirer dessus et à le pousser dans ses retranchements. Derrière, toutes les tentatives d'Higuaín furent ponctuées d'échecs. Un souci, une maladie qui l'affecte trop souvent à des moments décisifs. Tel un tennisman français à Rolland Garros, ses visions de succès lui jouent des tours. Elles s'infiltrent dans sa tête et l'empêche de finir un point.

Il n'est certainement pas le seul fautif dans l'histoire, mais on attend quand même d'une pointe qu'elle fasse la différence dès qu'elle en a l'occasion. Les statistiques sont là pour le confirmer. Higuaín, c'est l'un des attaquants qui tirent le plus au but dans le championnat. Derrière Quagliarella et Dybala, il est celui qui prend le plus souvent sa chance. Et quand on regarde le résultat, globalement, c'est plutôt pas mal. 16 buts en championnat. 27 toutes compétitions confondues. Honorable. Mais voilà, Gonzalo fait aussi partie de ceux qui ratent le plus en Serie A. Et ça, c'est bien moins glorieux. Il lui a fallu une flopée d'occasions, 111 exactement, pour arriver à atteindre la quatrième place au classement des buteurs. C'est encore loin des stats de son prédécesseur, Edinson Cavani, qui connaît un peu le même problème, mais ça, c'est encore une autre histoire… Higuaín n'a rien d'un matador, d'un pêcheur à la ligne. Lui, c'est un usinier. Un industriel. Un mec qui a généralement besoin d'un filet pour ne pas revenir bredouille.

Le chien de chasse de Mourinho


Ce n'est pas pour rien qu'il a fallu attendre sept matchs en Serie A pour voir le premier but d'Higuaín. Environ 600 minutes de jeu. Environ 20 tirs. Pour un numéro 9, on peut appeler ça une éternité. Et puis, il a surtout fallu attendre la victoire 6–2 contre le Chievo pour le voir débloquer son compteur. Un match où il jouait sans trop de pression. Un match tranquille. Higuaín n'a pas seulement besoin de confiance, il marche par séries. Par cycles. C'est une bouteille de ketchup si on reprend la métaphore de Cristiano Ronaldo, son ancien collègue au Real.

Si ce n'est pas ça, difficile de comprendre pourquoi Higuaín rate tant d'occasions dans les matchs importants. En demi-finale de C3, tout comme en finale de Supercoupe d'Italie, sa dynamique négative associée à son maigre ratio but/frappe, fait de lui un attaquant lambda sur une période donnée.




Et puis, une chose peut se débloquer dans sa tête. Une inconscience partielle. Un coup du sort. Peu importe. Et c'est alors que Pipita peut inscrire un doublé salvateur et permettre au Napoli d'aller chercher son seul titre de la saison. Malgré la classe, malgré des réalisations aussi importantes, malgré son statut de tireur de penalty, malgré ses nombreuses passes décisives, Gonzalo doit encore gagner, c'est certain, en réalisme et en régularité. Ou alors retrouver sa complète insouciance et arrêter de tant réfléchir, de tant tergiverser dans les grands soirs. Car tout est réuni au Napoli pour qu'il soit heureux lors de sa troisième saison et qu'il redevienne le chien de chasse qu'il était avec Mourinho. Mais ce qu'il s'est passé face à Dnipropetrovsk, ce n'est plus possible. Ça peut durer un temps. On peut lui pardonner une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à tomber sur les limites de la patience du San Paoli.

Par Ugo Bocchi
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