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  1. // Copa Libertadores Femenina

Le match que vous n’avez pas regardé : Santos-Atlético Huila

Une relique de la Coupe du monde 2014, un tournoi bien huilé, deux petits buts, une grosse surprise et beaucoup d'espoirs. Tout ça, c’était la finale de la Copa Libertadores Femenina entre Santos et l’Atlético Huila et c’est le match que vous n’avez pas regardé.

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Santos (BRE) 1-1 (3-5, tab) Atlético Huila (COL)

Buts : Brena (2e) pour Santos // Gavy Santos (47e) pour Huila

Pendant que le gros bordel qui entoure la finale retour entre Boca et River prend des allures de telenovela, l’édition féminine de la Copa Libertadores s’achevait dans le plus grand des calmes dans la nuit de dimanche à lundi. Pour sa neuvième édition, la finale de ce tournoi créé en 2009 (dans le but de rendre le football féminin plus attractif en Amérique du Sud) se jouait à l’Arena da Amazônia de Manaus, une relique du Mondial brésilien de 2014, dont la situation géographique absurde (au cœur de la forêt amazonienne) continue de poser question.


Devant 4475 spectateurs, l’arène qui en compte 44 300 sonne évidemment creux au moment où un groupe folklorique local entame les danses qui animent la petite cérémonie de clôture. La veille, les Chiliennes de Colo-Colo ont été défaites aux tirs au but par les Brésiliennes d’Iranduba dans le match comptant pour la troisième place. Une belle conclusion pour les Hulks d’Amazonie invitées à participer à la compétition en qualité de régionales de l’étape. Car à la différence de la Copa Libertadores masculine, celle des filles se joue dans une seule ville, sous la forme d’un tournoi classique poule-élimination directe.

Douche prématurée

Déjà deux fois vainqueurs du trophée 2009 et en 2010, les Brésiliennes de Santos font logiquement figure de favorites face aux Colombiennes de l’Atlético Huila, championnes d’un pays qui, encore récemment, proposait de dissoudre purement et simplement le championnat national, par manque de moyens financiers. Après une demi-finale contre Iranduba acquise dans la douleur (et une victoire aux tirs au but), la capitaine Gavy Santos expliquait en conférence de presse la pression qui reposait sur les épaules de ses partenaires avant le grand soir : « C’est une grande responsabilité, il y a une quantité de talents qui existent en Colombie et un désir pour les filles de réaliser le rêve que nous vivons actuellement. On ne le fait pas seulement pour nous ou pour Huila, mais pour toute la Colombie et le football féminin. »


Malheureusement, le rêve se prend très vite une grosse baffe nommée réalité. Au bout de deux minutes pour être précis, lorsque Brena envoie un missile à vingt-cinq mètres qui prend par surprise la pauvre Daniela Solera, visiblement pas encore dans son match. Santos fait parler la poudre et multiplie les incartades face à un solide bloc colombien en quête d’inspiration. La pause boisson décrétée par l’arbitre paraguayenne peu avant la demi-heure de jeu est l’occasion pour l’entraîneur de Huila de remobiliser ses troupes et de les encourager à se montrer plus offensives. Les Brésiliennes manquent de réussite et Albeiro Erazo sent qu’il y a un coup à jouer.

Santos contre Santos

Effectivement, deux minutes après le retour des vestiaires, c’est Gavy Santos qui trouve la faille en reprenant un corner d’une reprise de volée avec le plat du pied. Le ballon file en cloche au fond des filets de Nicole, coupable d’une sortie ratée devant la capitaine colombienne. De quoi faire rugir de plaisir le petit groupe de fans jaune-bleu-rouge massé au centre de la latérale. À l’heure de jeu, Santos fait hurler les ultras brésiliens en découpant Rosana à l’entrée de la surface, mais le tacle est parfaitement réglementaire et Huila peut pousser un grand ouf de soulagement devant cette occasion de but avortée. L’Atlético parvient à se montrer plus dangereux, mais Nicole veille au grain et s’illustre par de nombreuses parades salvatrices. Ce qui laisse penser que les deux buts marqués ressemblent davantage à des accidents de parcours, à l’image du tableau d’affichage qui marque 1-1 à la fin du temps réglementaire.


Comme dans chaque finale rêvée, l’issue de la rencontre se joue aux tirs au but. Malgré la fatigue, les trois premières tireuses de chaque camp trouvent les ressources nécessaires pour entretenir le suspense. La règle est simple : il faut frapper en force, et Angelina ne l’a pas compris. Sa frappe est facilement repoussée par Solera. L’internationale colombienne Yoreli Rincón n’a plus qu’à crucifier Nicole pour offrir à Huila le premier titre continental de son histoire. Un signe d’espoir, puisque quelques jours avant la finale, la Fédération colombienne a confirmé que le championnat féminin aurait bien lieu en 2019. Une sage décision puisque c’est cette année-là qu’il sera obligatoire pour tous les participants à la Copa Libertadores masculine d’avoir une équipe de filles dans leur organigramme.





Santos (4-3-3) : Nicole - Maurine, Carol Arruda, Camila, Juliete - Brena, Sandrinha, Angelina - Alanna, Ketlen, Maria. Entraîneure : Emily Lima.

Atlético Huila (4-4-2) : Solera - Rodallega, Santos, Cometti, Caracas - Vallejos, Salazar, Quintero, Yoreli Rincón - Jennifer Peñaloza, Viso. Entraîneur : Albeiro Erazo.


Par Julien Duez Photos : Twitter Atlético Huila et Santos
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