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Superligue : qui a vraiment gagné ?

Le projet de Superligue a vécu, du moins pour le moment, mais va laisser des séquelles et a révélé des lignes de fracture que l’on pensait pour certaines obsolètes. Il n’en reste pas moins légitime et nécessaire de se poser la question des vainqueurs : qui a gagné, et quoi ?

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D'un coup, le retrait des clubs anglais a sonné le glas du projet de Superligue. De par leur comportement, ces entités ont répondu à l’appel du pied de l’UEFA qui avait annoncé qu’elle était prête à pardonner aux félons par la bouche d’un Čeferin magnanime. Pour elles, cette indulgence se révèle déjà une victoire en soi. À lire les communiqués précédents et leur ton tragique, des sanctions de principe auraient pourtant dû s’imposer (et pourraient voir le jour). Finalement, les scissionnistes ont obtenu que la maison-mère du foot européen entende leur revendication. Avec toujours ce fameux chantage au schisme, cette fois brandi un peu trop tôt et sans véritable plan de bataille ou de réflexion stratégique (y compris en matière de communication). Ce qu’avouait d’ailleurs, à demi-mot, le texte annonçant la suspension de la compétition mort-née : « Nous allons reconsidérer les étapes appropriées et remodeler le projet, en gardant toujours à l'esprit d'offrir aux supporters la meilleure expérience possible. »



L’UEFA, qui a d’ailleurs déjà conçu une nouvelle formule de sa C1 pour tenir compte des demandes des gros clubs (pour la énième fois depuis vingt ans), serait ainsi en contact avec un fonds d’investissement basé à Londres afin d’accroître les revenus de sa compétition phare jusqu’à sept milliards d’euros. Bref : les méchants de l'histoire s'en sortent pour l'instant bien, avec une revalorisation des sommes distribuées. Sans parler d’autres largesses prévues pour les vilains garnements. Enfin, même si le projet a avorté, les clubs en question avaient obtenu en Espagne une première et petite victoire juridique. Inutile, certes, mais cependant encourageante pour mieux préparer l’avenir.

Le retour du politique ?


Cependant, un autre fait s’avère indéniable : l’épisode a souligné, même en adoptant l’esprit le plus critique et cynique, une incroyable résistance à cette fameuse Superligue. Aussi bien parmi les diverses instances du football que dans l’opinion, ou encore auprès des gouvernements et des politiques. Bien courageux serait celui qui tenterait de dénicher les rares voix dissonantes exprimées en faveur de cette abomination. Manchester United l’a confessé pour expliquer son retrait, il « ne participera pas à la Superligue. Nous avons entendu la réaction de nos fans, du gouvernement britannique et d'autres importantes parties prenantes » . Tout est résumé : alors que les « traîtres » venus de la perfide Albion représentaient sûrement ceux qui avaient le plus de motivation à voir aboutir l’initiative, la révolte des supporters et surtout l’intransigeance des autorités politiques les ont ramenés à la raison. Au niveau européen, l’ensemble des États s’est aussi farouchement opposé à cette aventure en réaffirmant leur soutien à leur fédération nationale et à une UEFA qui aurait été impuissante sans eux.



Naturellement, les menaces d’exclusion des championnats et les bannissements des joueurs des Euros ou Mondiaux ont joué leur rôle. De l'autre côté, cela avait été anticipé et la bataille devant les tribunaux s’annonçait féroce. Or, si la marge de manœuvre coercitive des États semblait limitée (notamment dans une UE qui impose la libre concurrence depuis des décennies dans tous les secteurs), leur unanimité plutôt exceptionnelle laisse malgré tout entrevoir un futur compliqué. En particulier pour une Superligue qui comptait sur les juridictions européennes pour invalider d’éventuelles punitions ou exclusions. Ce front du refus de l’ensemble des États membres a redéfini le rapport de force, et peut encore conduire à faire voter ou adopter cette fameuse « exception sportive » qui aurait écarté un éventuel « arrêt Bosman » bis.

Les supporters dans la rue


Toutefois, le fait le plus intéressant reste la mobilisation de l’opinion (très sensible sur les réseaux sociaux) et évidemment des supporters. Y compris de l'autre côté de la Manche où le public, les tribunes et les stades ont pourtant été aseptisés depuis fort longtemps (par une hausse vertigineuse du prix des places, entre autres). Et où la Premier League a, de son côté, pris le tournant d’une NBA du football. Dans ce pays où les racines culturelles et populaires paraissaient si profondément attaquées, la C1 a pris des allures (peut-être illusoires) de dernier rempart et d’ultime bataille. Le sacrilège de la Superligue a ainsi provoqué une levée en masse (y compris chez Liam Gallagher d’Oasis, prêt à lever des barricades) concomitante avec la réouverture des pubs, parmi le peuple du foot. Un phénomène observable sur l’ensemble du Vieux Continent.



Il convient désormais de bien noter et archiver l’ensemble des déclarations qui se sont multipliées, affirmant la dimension culturelle et sociale de ce sport (y compris de son élite). Celles en conférence de presse d’entraîneurs comme Klopp ou de nombreux joueurs, par exemple. Les relents churchilliens ou gaulliens de responsables politiques, également, comme ceux de Boris Johnson. Et enfin, la prose de l’UEFA elle-même (dont il y aurait, au passage, beaucoup à dire sur sa complicité passive depuis deux décennies). Il faudra, en revanche, attendre un peu pour savoir si c'est bien le foot qui a gagné.

Par Nicolas Kssis-Martov
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