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Fernando Ovelar : 14 ans, toujours puceau

Ce week-end, un gamin en classe de 3e a réalisé le rêve de pas mal d’adolescents : marquer lors d’un Superclásico, sous les yeux d’un pays entier. Ça s’est passé au Paraguay. Le gamin s’appelle Fernando Ovelar. Retenez bien ce nom, vous devriez en entendre parler dans les années à venir. Ou pas.

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À Asunción, capitale du Paraguay, la chaleur est d’autant plus insupportable qu’elle est assortie d’un taux d’humidité qui avoisine les 80%. Une chaleur moite qui se fait encore plus étouffante lorsqu'elle frappe la pelouse d’un stade Defensores del Chaco en fusion. Pourtant, quand il reçoit la balle à la 16e minute du Superclásico paraguayen entre Olimpia et Cerro Porteño, le ballon ne lui brûle pas les pieds. Malgré ses 14 ans, un âge où la plupart des adolescents tremblent fiévreusement devant des sites internet qui leur sont théoriquement prohibés, il ne transpire pas. En animal à sang-froid, avec l’assurance d’un vieux briscard, il place un délicat piqué du pied gauche et fait exploser le virage de Cerro Porteño. À 14 ans et 302 jours, Fernando Ovelar est devenu, le week-end dernier, le plus jeune buteur de l’histoire du Superclásico. Mais aussi le deuxième plus jeune buteur de l’histoire en première division dans le monde, derrière l’anecdotique Armen Ghazaryan, en 2002 en première division arménienne. Mais devant d’autres enfants stars comme Freddy Adu, Martin Ødegaard ou Laurent Paganelli.

Fan de James Rodríguez et Messi

Fernando « el niño » Ovelar est né le 6 janvier 2004. À l’époque, Roque Santa Cruz, l’avant-centre d’Olimpia, le grand rival de Cerro Porteño, avait déjà 22 ans et jouait au Bayern Munich ! De là à imaginer une trajectoire similaire pour Fernandito ? La tentation est grande. Le problème quand on marque aussi tôt dans un Superclásico, c’est qu’on se retrouve très vite avec l’étiquette de pépite collée au maillot. Et que derrière, il faut assurer. Convertir les espoirs déjà immenses placés en lui. Ne pas se fier aux éloges médiatiques dans un continent qui a une fâcheuse tendance à s’enflammer. Résister aux appels du pied des botineras, les wags locales. Difficile pour un adolescent à peine pubère. Les deux derniers mineurs à marquer lors d’un Superclásico pour Cerro Porteño s’appellent Juan Iturbe (17 ans et 10 mois en 2011) et Sergio Diaz (17 ans à peine en 2015). Le premier, acheté presque dans la foulée par le FC Porto, a ensuite explosé au Hellas Vérone avant de s’éteindre à petit feu à la Roma. Et de sombrer désormais dans l’anonymat du championnat mexicain. Le second, acquis par le Real Madrid, s’est gravement blessé l’an dernier et vient d’être prêté à Corinthians pour s’aguerrir. Des trajectoires sinueuses qui prouvent qu’il faut que jeunesse se passe. Pourtant, Fernandito en personne semble avoir envie de brûler les étapes. Quand on l’interroge sur ses référents, il ose affirmer qu’il n’admire aucun joueur du championnat local et louche plutôt du côté de James Rodríguez et Leo Messi.

Il a appris à jongler avec des pamplemousses

L’histoire d’Ovelar est somme toute classique, en tout cas comparable à celle de milliers de gamins du continent. Né dans une famille modeste, il suit sa mère, femme de ménage sur le marché, pour lui filer un coup de main depuis son plus jeune âge. La légende qui se répand comme une traînée de poudre depuis le week-end dernier veut qu’il y ait appris à jongler avec des pamplemousses. Son grand-père Geronimo Ovelar, ancien défenseur du Cerro et vainqueur de la Copa América 1979 avec le Paraguay, raconte qu’il l'a toujours vu avec un ballon. Ce qui explique peut-être sa précocité. Ou peut-être pas. En tout cas, le gamin brûle les étapes. Après avoir inscrit plus de 30 buts avec les moins de 14 du Ciclón de Barrio Obrero, il saute la case équipe réserve et débute avec l’équipe fanion la semaine passée. Avant donc de se révéler aux yeux du monde en marquant face à Olimpia, l’équipe favorite de sa mère. Jeudi, Cerro Porteño affronte Guarani, le club de cœur de son père cette fois, en Coupe du Paraguay. Et Ovelar devra déjà confirmer.


Par Arthur Jeanne
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