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Koné : « Fournier ne m'a jamais parlé »

Après avoir connu Guingamp ou Lyon, Bakary Koné a traversé la planète en octobre dernier et rejoint le Kerala Blasters dans le championnat indien. Ancien de Strasbourg, le défenseur international burkinabé (81 sélections) revient sur cette nouvelle expérience atypique. Mais aussi sur sa période chez les Gones, faite d’un peu de hauts et de beaucoup de bas.

Tu as signé en octobre en Inde, au Kerala Blasters. Comment ça se passe pour toi, là-bas ?
Tout va bien. Je ne connaissais ni le pays, ni le championnat. L’Indian Super League est d’un bon niveau, même si beaucoup de joueurs viennent en fin de carrière.

Comment le pays réagit-il face à la pandémie ?
Les consignes sont très strictes. Quand je suis arrivé, j’ai dû respecter une quarantaine de deux semaines. Depuis, je dois rester dans la chambre d’hôtel où je vis et j'ai seulement le droit d’en sortir pour manger. Je ne peux pas sortir, ni même me balader dans l’hôtel. Les seules sorties autorisées sont celles pour prendre le bus et aller à l’entraînement, et on a un test Covid à passer tous les deux jours.

Ce n’est pas trop lassant ? Tu arrives à t’occuper, tout seul, dans ta chambre ?
Disons qu’au vu de la situation sanitaire, on prend ça avec beaucoup de philosophie. Je suis dans une petite prison dorée. J’ai quand même une salle de sport en bas, dans laquelle je peux me rendre. Sinon, je passe ma journée sur l’iPad à regarder Netflix. J'en profite aussi pour communiquer avec la famille et les amis.



« Les Indiens aiment le foot. Par exemple, on m’a dit qu’en période hors-Covid, notre stade de 30 ou 40 000 places était tout le temps plein. »

Ton équipe est actuellement avant-dernière du championnat. Le début de saison est difficile, sur le plan des résultats ?
Non... Le classement n’a pas beaucoup d’importance, car nous n’en sommes qu’à la fin de la phase aller. La phase retour débute tout juste, et beaucoup de nos joueurs sont arrivés à une semaine du début du championnat. Il a fallu un peu de temps pour que les choses se mettent en place, mais ça commence à aller mieux et je suis persuadé que tout va rentrer dans l’ordre.

Tu as évolué dans six pays, comment tu situerais le niveau de l’Indian Super League ?
Pour être honnête, il n’y a pas de joueurs super techniques, hormis les étrangers qui viennent ici. En revanche, au niveau de l’intensité, je comparerais l’ISL au championnat turc. Physiquement, tout le monde court beaucoup.

En France, on ne voit pas forcément l’Inde comme un pays de foot. Comment tu le ressens, de l’intérieur ? Le Kerala Blasters a-t-il beaucoup de fans, par exemple ?
Les Indiens aiment le foot. Par exemple, on m’a dit qu’en période hors-Covid, notre stade de 30 ou 40 000 places était tout le temps plein. En ce moment, c’est forcément différent, surtout qu’on est tous regroupé dans l’État de Goa pour jouer le championnat. C’est une région du pays qui possède cinq grands stades, sur lesquels on joue tous nos matchs. On est dans une bulle, donc c’est un peu plus dur de se rendre compte de l’engouement.



« En matière d’organisation, des centres d’entraînement, des stades, c'est le top... Les pelouses sont parfaites, et quasiment identiques à Lyon. »

Et au niveau des infrastructures, les clubs sont-ils au niveau ?
Honnêtement, c’est le top. Il n’y a aucune différence avec ce que j’ai pu connaître dans d’autres championnats. En matière d’organisation, des centres d’entraînement, des stades... Même les pelouses sont parfaites, et quasiment identiques à Lyon.

L’Inde, ce n’est pas un choix très commun. Comment tu t’es retrouvé là ?
J’avais surtout besoin de retrouver la compétition, après la résiliation de mon contrat en Russie en décembre 2019. Dès le mercato d’hiver, j’ai eu des touches en France, en Turquie et même dans le Golfe. Mais je n’ai pas été aidé par un site russe, qui m’annonçait blessé au genou, alors que je n’avais rien du tout. Ça a, peut-être, fait douter certains clubs. Et puis, il y a aussi eu la pandémie qui a duré des mois... J’ai finalement eu la possibilité de venir ici pour reprendre du temps de jeu, et je n’ai pas hésité. Quand tu restes six mois sans jouer, il faut rebondir tout de suite.

Tu parles de pistes en France, lesquelles ?
Certaines en Ligue 1, d’autres en Ligue 2... J’ai eu des coachs au téléphone pour échanger là-dessus. Vu mon état d’esprit et mon état de forme, je n’étais sans doute pas loin de signer quelque part... Mais à cause de la Covid, je n’ai pas pu.



Revenons sur tes années en France. Tu te révèles à Guingamp, où tu gagnes la Coupe de France à 21 ans. C’est le plus beau moment de ta carrière ?
Oui. En tant qu’équipe de Ligue 2, c’était fort de battre des équipes de Ligue 1 et d’aller remporter cette Coupe au Stade de France. C’était mon premier trophée, en plus, obtenu au bout d’un parcours exceptionnel.

« Le joueur qui a été le plus critiqué à l’OL, ça a été Gourcuff. Si lui a réussi à surmonter et accepter tout ça, ce n’est pas moi, Bakary, qui vais me révolter. »

Un peu plus tard, il y a cette signature à l’OL. Et même si tu as beaucoup joué, avec plus de 140 matchs en cinq ans, tu as souvent été pris en grippe par les supporters lyonnais. Comment tu l’as vécu ?
Il y a eu beaucoup d’incompréhension. J’arrivais de la Ligue 2, et je découvrais absolument tout : la Ligue 1, la Ligue des champions... Je n’avais jamais joué face à des équipes de ce niveau chaque semaine, et même si j’ai marqué dès le début contre Kazan en C1, c’est vrai que mon niveau a progressivement baissé. Les supporters ont alors préféré me critiquer plutôt que de m’apporter leur soutien. S’ils l’avaient fait, je pense que j’aurais pu retrouver mon meilleur niveau.

Tu leur en veux ?
Pas du tout, c’est le foot. Au niveau professionnel, on nous demande d’être toujours performants. Dès que ça ne va pas, on nous tombe dessus. Il faut accepter la critique, c’est comme ça. Le joueur qui a été le plus critiqué à l’OL, ça a été Gourcuff. Si lui a réussi à surmonter et accepter tout ça, ce n’est pas moi, Bakary, qui vais me révolter.



Que te disaient tes coéquipiers, à cette époque ?
On ne discutait même pas de ça. La seule fois où j’ai eu à parler des supporters, c’était avec Bruno Genesio, qui a joué à l’OL et qui connaissait forcément bien le club. Il m’appréciait, me conseillait beaucoup et me permettait de ne jamais dérailler. Grâce à lui, j’ai réussi à ne pas calculer toutes les critiques que je trouvais injustes.



Tu as un exemple ?
La dernière fois où on m’est tombé dessus, c’était après un match à Nantes (1-1 en septembre 2014, N.D.L.R). J’ai marqué de la tête, puis j’ai concédé un penalty en fin de match. On m’a beaucoup critiqué, et je n’ai pas forcément apprécié. Certes, il y avait eu ce péno. Mais les gens oubliaient mon bon match et mon but, je ne méritais pas tout ça.



À l’été 2015, tu dois signer à Fulham. Tout semble acté, mais le club te recale au dernier moment. Raconte-nous cet imbroglio.
Je n’ai rien compris du tout. Mes agents m’avaient appelé pour me dire que tout était bon. Je ne sais pas sur qui retombe la faute, mais ça s’est compliqué alors que tout le monde était d’accord. Aujourd’hui encore, je ne sais pas ce qui a capoté dans l’histoire.

« Hubert Fournier communiquait avec les autres joueurs, mais pas avec moi. Il ne m’a jamais parlé. J’aurais aimé qu’il me dise qu’il n’avait pas besoin de moi, tout simplement. »

Tu dois finalement rester une année de plus à Lyon, et ce, même si Jean-Michel Aulas parle de toi comme d’un « joueur de Fulham » . Tu n’avais pas l’impression d’être rejeté ?
Non, le président Aulas m’appréciait bien. Il m’a décrit comme un joueur de Fulham parce que pour lui, le deal était fait. Quand je suis revenu, il m’a tout de suite dit de me reconcentrer et que le club avait besoin de moi. C’était plutôt avec Hubert Fournier que les choses ne se passaient pas bien...

C’est-à-dire ?
Il communiquait avec les autres joueurs, mais pas avec moi. Il ne m’a jamais parlé, je ne sais pas si le feeling ne passait pas ou quoi... J’aurais aimé qu’il me dise qu’il n’avait pas besoin de moi, tout simplement. Du coup, j’ai failli partir au mercato suivant. Mais c’est le moment où Bruno a été nommé pour le remplacer, et il voulait que je reste. Les six mois suivants se sont forcément mieux passés, car lui communiquait. Évidemment, je ne suis pas devenu le joueur le plus important de l’équipe, mais j’étais impliqué.



Après Lyon, tu as un peu galéré : sept matchs joués à Málaga, un passage par la Turquie où tu n’as pas été payé et enfin deux matchs seulement en Russie à l’Arsenal Tula. Comment tu l’expliques ?
À Málaga, j’ai d’abord joué. Puis, j’ai eu une calcification au talon qui m’a privé de la suite de la saison. Dès le début de la suivante, le coach a changé. Ça s’est compliqué pour moi, et je suis revenu un an en prêt à Strasbourg. En rentrant en Espagne, Málaga était descendu en D2. C’est là que l’option de la Turquie, à Ankaragücü, s’est présentée. Tout se passait bien, mais au bout de trois-quatre mois, aucun salaire... On était tous dans cette situation, donc plus personne n’avait envie de jouer. J’ai résilié pour rejoindre la Russie et là, en arrivant, le coach qui voulait de moi n’était plus là. Le nouvel entraîneur et le directeur sportif - qui m’avait fait venir - étaient en conflit, et j’ai un peu subi cette situation entre les deux.

À bientôt 33 ans, comment tu vois l’avenir ? Tu te vois rester longtemps en Inde ?
Je veux d’abord tout faire pour rester compétitif, et montrer à tout le monde que je ne suis pas blessé comme on a pu le lire. Mon contrat court jusqu’en fin de saison. Ce qui est sûr, c’est que je veux continuer à jouer. J’ai bien conscience que je ne pourrai pas forcément choisir ma destination, il faudra simplement analyser les propositions que je pourrai avoir. Ça peut être en Inde, en France ou ailleurs. J’ai vécu beaucoup de choses, et je pense que je peux amener mon expérience pour un club qui le souhaite.

Propos recueillis par Félix Barbé
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