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Aulas, Grand Master Clash

Comme à l'aller, le Derby a offert un sacré spectacle. Y compris en tribune où Jean-Michel Aulas a volé la vedette au Mou' venu en mode guest star à Geoffroy-Guichard. Vous n'aimiez pas JMA ? Ça tombe bien, lui ne vous aime toujours pas...

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Que faut-il retenir de ce 101ème Derby (4-1 pour les Lyonnais) ? Un retour aux affaires du collectif lyonnais ? Disons plutôt une froide leçon de réalisme qui se termine sur un écart inédit en plein Chaudron, avec la complicité de la défense stéphanoise. Une prestation de référence de la part de ces quelques joueurs qu'on a pu sentir en délicatesse ces derniers temps ? A l'exception de Lloris qui a donné à voir toute l'étendue de sa palette de grand gardien, Gourcuff, Toulalan et Lisandro se sont contentés de faire le job, celui qu'il faut sortir les soirs de Derby –accrocheurs, disponibles et surtout à la hauteur de l'événement.

Trop de coups-leurres distraient le spectateur

En temps normal, l'affaire aurait très bien pu se résumer à l'essentiel, trois points ramenés d'une sortie d'un soir qui permettent à l'OL de rester au contact du groupe de tête en Ligue 1. Tout ça aurait même pu avoir la belle tenue d'une leçon à la classe ouvrière, minimaliste à souhait, du noir et blanc de rigueur jusqu'au choix des mots : « On vient, on joue, on gagne » .

Mais Turin paraît encore trop lointaine pour ne pas céder une fois de plus à la tentation de la classe très moyenne et du recours aux couleurs criardes, histoire de transformer une victoire pour la suprématie régionale en grand triomphe du n'importe quoi. Comme toujours dans ce genre de situation, c'est vers Jean-Michel Aulas qu'on se tourne pour ressortir sa panoplie préférée, celle de grand bateleur en chef, et assurer le service après-match.

Après être allé aux tribunes au match aller, c'est cette fois les tribunes qui sont venues à JMA. Avec un drôle de paquet entre les mains : « J'ai vraiment eu peur. Je ne pensais pas que Saint-Étienne aurait laissé ce garçon traverser toute la tribune. En voyant arriver quelqu'un avec un paquet dans la tribune officielle. J'ai eu peur que ça explose » . Le paquet ne contenait qu'une Playstation, simple retour à l'envoyeur d'une vanne lancée à l'issue du précédent Derby ( « Quand on jouera la Ligue des Champions, les Stéphanois eux la joueront sur Playstation ! » ).

L'OL à (re)monter

Alors qu'on l'avait quitté dans le rôle du Colonel Parker du football français, voilà qu'on découvre Aulas en John Lennon lyonnais, avec une bonne dose de paranoïa en plus pour penser qu'un kamikaze stéphanois puisse venir se faire exploser en présidentielle un soir de match. Là où d'autres auraient pu être effrayés par le personnage qu'ils se sont construit, quelque chose comme l'un des types les plus détestés du football français, Jean-Michel Aulas fait mine de s'en foutre et profite de l'occasion pour retourner au clash : « J'ai vraiment eu peur que ça explose... Comme les Stéphanois ce soir ! »


De toute évidence, la performance mérite d'être replacée dans ce qui relève d'un certain folklore local. Nul doute d'ailleurs qu'elle tiendra une place de choix dans la légende des soirs de Derby que Lyonnais et Stéphanois prennent soin de composer saison après saison. Reste qu'elle ne cadre pas vraiment aux impératifs d'une communication mieux maîtrisée telle que la réclamait Jean-Philippe Sauze, le nouveau dir' gé' du club : « On a un président qui essaye de séduire mais qui peut être incompris, car il possède une telle force qu'elle peut jouer contre lui. Mais si on apprend à sourire en perdant, on sourira deux fois plus en gagnant. Le jour où on aura à nouveau du vent dans les voiles, ça va être un kiff, on va jouir. Peut-être que toute la France jouira ! » (So Foot, n°82, décembre 2010)

De deux choses. Ou bien Aulas reste incapable de se plier à cet effort de com' plus fun, plus lisse, plus lol, au point de continuer à cultiver son rôle de Président qu'on adore détester. Auquel cas, il faudra penser un jour à dépêcher une armée de chercheurs pour expliquer comment le triumvirat à l'origine de l'ère moderne de l'OL a pu donner naissance aux trois phénomènes les plus dirty bâtards du foot français de ces dernières années : Aulas, Domenech et Lacombe.

A moins que ce nouvel épisode ne révèle en creux que le kiff ne se consommera qu'un soir de Derby, faute d'avoir mieux à offrir pour cette saison. A ce compte, fumer les tribunes stéphanoises, c'est encore ce que les supporters lyonnais et leur Président ont de mieux à partager. En cultivant l'espoir de retrouver cette grandeur qui leur permettait il y a peu de dominer bien au-delà des soixante bornes qui séparent Lyon et Saint-Étienne.

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