UEFA : Présentation Zénith-Udinese

Pour les huitièmes de finale retour de l'UEFA le Zénith St-Petersbourg reçoit l'Udinese, dernier représentant italien en coupe d'Europe. Un comble, évidemment, pour une équipe d'ordinaire snobée par le reste de la Botte. Présentation.
Udine n’est pas une ville italienne. Pour faire vite : un dialecte incompréhensible parlé par 500 000 couillons, une signalétique routière bilingue dans toute la région et une ville sous administration allemande directe de 1943 à 1945. La situation géographique de la cité n’arrange rien à l’affaire : allez demander à un Romain, Udine, c’est au mieux l’Autriche, au pire la Slovénie. Tout le monde l’aura compris : l’Udinese, l’équipe de foot locale, n’est donc pas une équipe italienne.
Seul hic, les Bianconeri sont la dernière chance transalpine de médaille dans une coupe d’Europe. Exit l’Inter, la Roma, le Milan, la Viola, la Samp’, place aux Frioulans. Un comble : les voilà donc propulsés au rang de sauveurs de la nation et garants de l’honneur vert-blanc-rouge.
Pasquale Marino, l’entraîneur local, n’y va pas par quatre chemins : « Maintenant l’Italie, c’est nous » . Rien que ça. Il faut dire que tout au long de l’année, le reste de la Botte se fait un malin plaisir de snober son équipe. Et ce malgré l’exemplarité sportive et la stabilité affichée depuis 1995. Une troisième place en 97-98, une qualif’ en Champions obtenue en 2004-2005, l’UEFA cette année… plus de doutes possible, l’Udinese est bel et bien là.
Une petite baisse de régime ces derniers temps, c’est vrai, une petite 12ème place de Serie A actuellement, c’est vrai aussi, mais rien de très alarmant et surtout, une crise gérée sereinement.
Mais là n’est pas la question. L’UEFA, donc, et l’Udinese comme seul représentant italien. L’Udinese comme seule équipe transalpine capable de faire taire ces foutus Anglais qui crient sur tous les toits que leur football est meilleur, plus compétitif, plus rapide, et qu’ils sont les plus beaux. Insupportable.
Pour cela, les Italiens (puisqu’il convient désormais de les appeler comme ça) ont sur leur route le Zénith, le tenant du titre. Autrement dit, un adversaire costaud. Au match aller (à domicile), les Frioulans l’avaient emporté 2-0. Ne reste donc plus qu’à faire le job ce soir et l’affaire sera pliée.
Quagliarella, l’attaquant star de l’équipe avec Di Natale, se méfie tout de même : « Je redoute la tranquillité des Russes dans le jeu, c’est la chose qui m’avait le plus marqué au match aller. Je les ai vus tranquilles dans toutes leurs manœuvres.C’est une équipe formée de joueurs de qualité, nous devrons les mettre sous pression dès la première minute » .
Mister Marino a pour sa part annoncé que son équipe ne jouerait pas le catenaccio ; qu’au contraire, elle avait l’habitude d’aller de l’avant et que c’est comme ça qu’elle fera aussi ce soir. Il a aussi constaté avec plaisir l’étrange engouement qui accompagnait son équipe de l’autre côté des Alpes. À titre d’exemple, La Gazzetta a titré cette semaine un de ces articles « Fierté tricolore » . Quand même.
En cas de qualification, l’Udinese entrerait définitivement dans la cour des grandes équipes italiennes. Celles à qui les quotidiens sportifs consacrent leur une.
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