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Philippe Diallo charge Gianni Infantino

La goutte de trop. Face au souhait de Gianni Infantino de vendre des parts de la Coupe du monde, Philippe Diallo est (enfin) sorti de ses gonds. Dans un entretien accordé à L’Équipe, ce mercredi, le président de la Fédération française de football a évoqué « un projet inquiétant et qui suscite beaucoup d’interrogations », regrettant notamment de l’avoir appris par voie de presse.
« Cette gouvernance n’est pas à la mesure de ce que représente le football »
C’est plus largement la gestion de la FIFA qui est remise en cause par le Français : « Je suis déjà intervenu sur les conditions de revenus de la Coupe du monde reversées aux sélections car je les trouvais assez injustes. Ce projet, on ne sait pas d’où il sort. Et différents événements récents, comme le carton rouge enlevé à Balogun (à la demande de Donald Trump), le projet de passage à 64 équipes après 48 ou certains montages financiers, nécessitent de revoir cette gouvernance qui n’est pas à la mesure de ce que représente le football. »
Ça tombe bien, en mars 2027, une nouvelle élection a lieu pour désigner le nouveau président de l’instance mondiale. Seul hic, et pas des moindres, Infantino semble n’avoir aucun concurrent. Interrogé pour savoir la position française dans ce vote, Diallo s’est montré flou : « On se doit de construire une relation exigeante avec la FIFA et là on n’y est pas. Il y a, là aussi, des interrogations et une remise en cause. D’autres pays mènent les mêmes réflexions que moi. Il ne peut pas y avoir de nouvelle élection sans plus de clarification, de démocratie et de transparence. »
On va reprendre quatre ans dans la gueule.
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