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Sous fond de tensions, une réunion pour faire avancer la réforme sur la gouvernance du foot français

La cour de récré. Cet été a marqué un tournant important pour le projet de réforme de gouvernance du football français, après la promulgation début août de la « Proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel ». Cette avancée était essentielle en vue de la disparition de la LFP, qui doit être remplacée par une société de clubs, mais tout ce petit monde est encore loin d’être aligné, comme le fait régulièrement comprendre Olivier Létang, patron du LOSC et président du collège de Ligue 1.
Les débats autour du groupe politique
Une nouvelle étape peut-elle être franchie cette semaine ? Ce jeudi, à 15 heures, une réunion doit se tenir à la FFF entre les différents acteurs impliqués autour de Philippe Diallo. Si les deux groupes de travail juridique et technique sont déjà au boulot, celui politique peine à se rassembler et illustre les tensions omniprésentes entre les différents courants. Sa composition doit être arrêtée dans les prochaines heures, alors qu’il y aurait eu des tentatives de déstabilisation de la part du camp de Vincent Labrune, selon une source proche du dossier.
Joseph Oughourlian s’est encore retrouvé au coeur des débats, le président de la LFP l’imaginant bien comme représentant du groupe des partisans de la réforme. Le président lensois a été relancé à plusieurs reprises, mais il a décline et ce sont finalement Michael Gerlinger, le directeur général de l’OL, et Jean-Michel Roussier, le boss du Havre, qui ont été choisis. Les deux hommes ont vu le groupe des pro-PPL et veulent être dans la construction.
Pinault, Arnault et McCourt ont contacté Diallo
Le jeu politique continue donc de se jouer entre deux camps, ceux en faveur de la réforme et ceux qui estiment que ce n’est pas la priorité pour le football français, dont font partie Labrune, Létang ou encore Nasser al-Khelaïfi, entre autres. Le projet avait été détaillé cet hiver et plusieurs points ont été modifiés lors des discussions estivales au Parlement. Dès le mois de mars, sept clubs de Ligue 1 avaient alerté sur la nécessité d’une réforme urgente.
Six mois plus tard, les divisions sont toujours nombreuses. Comme indiqué par L’Equipe et confirmé par So Foot, les propriétaires du Stade rennais (la famille Pinault), du Paris FC (la famille Arnault) et de l’OM (Frank McCourt) ont directement contacté Philippe Diallo pour s’étonner de voir la direction de la LFP et les anti-PPL mener la réforme, en demandant au président de la FFF de jouer son rôle de médiateur.
Le feuilleton est donc loin, très loin, d’être terminé.
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