L'OL a lancé sa campagne européenne de manière bipolaire, en brillant, d'abord, puis en souffrant une bonne partie de la seconde période. À l'arrivée, l'essentiel est là : trois points ramenés d'Anderlecht (1-2) avec un grand Keito Nakamura.
Anderlecht 1-2 Olympique lyonnais
Buts : Cvetkovic (61e) pour le RSCA // Nartey (8e) et Nakamura (22e) pour les Gones
Des buts, des dribbles puis des sueurs froides. Le retour de l’OL en Ligue Europa n’a pas été de tout repos, mais l’essentiel est là : trois points glanés à l’extérieur à Anderlecht (1-2), dans une rencontre au cours de laquelle les Lyonnais auront tranquillement déroulé pendant une heure du jeu, avant d’en subir les 30 dernières. Paulo Fonseca avait décidé de faire tourner en donnant sa confiance à Keito Nakamura et Kail Boudache, qui ont animé presque à eux seuls les offensives lyonnaises.
Nakamura-Boudache, connexion inattendue
Au coup d’envoi, le turnover fut si large qu’il suffisait à faire ressortir une statistique vieille de 2011. Quinze ans que l’OL n’avait pas aligné un joueur formé à l’Académie en coupe d’Europe. Huit changements par rapport à l’équipe qui a buté le week-end dernier sur le Paris FC qui se sont vite avérés payants, d’autant que ce sont les recrues qui se sont vite distingués. Après un numéro fait de passements de jambes sur la droite, Kail Boudache voyait son centre être dévié puis repris victorieusement par Noah Nartey (7e, 0-1). Il faut croire que l’ancien Niçois a de grandes affinités footballistiques avec une autre recrue, Keito Nakamura.
Les deux se trouvent yeux fermés et poussent plusieurs fois Coosemans à la parade. Le portier bruxellois ne pourra cependant rien faire sur cette incursion et ce ballon enroulé de Keito Nakamura, trahi par le dos de son défenseur le prenant à contrepied (0-2, 21e). Vingt-cinq premières minutes rêvées pour cette équipe lyonnaise qui s’apparentait comme bis, et qui répondait présente dans ce premier acte. Le sort de la rencontre aurait même pu être scellé dès le retour du vestiaire, et un numéro de soliste de Lois Openda qui s’achevait sur le poteau, et par ce but refusé de Tyler Morton. L’Anglais avait bien suivi mais était en position de hors jeu (50e).
Une fin de match compliquée
Et puis la lumière ne fut plus du tout. Paulo Fonseca décidait de faire entrer du sang neuf, mais le bloc lyonnais s’adonnait à des erreurs bêtes, comme cette relance beaucoup trop facile de Clinton Mata à l’heure de jeu, laissant le soin à Anderlecht et son attaquant Mihajlo Cvetković de réduire le score (1-2, 61e) d’une tête smashée qui ne semblait pas inarrêtable pour Rémy Descamps, titulaire du jour. Lyon a ensuite fait le dos rond, concédé des occasions mais tenu face à des Belges qui n’étaient pas non plus débordants d’inspiration. Lyon repart de Bruxelles avec trois points européens dans sa besace, et peut-être encore moins de certitudes quant à ses titulaires d’attaque. Le début d’une saine concurrence ?
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