Pour son retour en Coupe d'Europe, le Stade rennais n'a pas réussi à ramener plus d'un point de Graz (0-0). Le match aurait pu basculer des deux côtés et Franck Haise attendra encore pour une victoire en Ligue Europa.
Sturm Graz 0-0 Rennes
Ce n’est donc pas en ce mois de septembre que Franck Haise cessera d’entendre parler de sa mauvaise série en Ligue Europa. Pour le retour du Stade rennais en C3, le coach breton a enchaîné un 17e match sans gagner dans une compétition qui ne lui réussit décidément pas, son équipe n’ayant pas réussi à ramener plus d’un point de Graz (0-0). On ne sait pas trop si c’est un bon point ou un mauvais, le dernier quart d’heure a brouillé les pistes et les Rennais pourront quand même se maudire de ne pas avoir lancé d’une meilleure manière leur aventure européenne.
Lepaul sans son modjo
C’était une drôle de façon de retrouver l’Europe, dans l’ancien stade d’Arnold Schwarzenegger et devant une petite centaine de solides bretons venus jusqu’en Autriche avec une quinzaine de jours pour se préparer. Ils ont découvert la belle tribune du kop du Sturm Graz et, à quelques milliers de kilomètres de là, dans un bar rennais du 11e arrondissement, les degrés sont montés d’un coup et ce n’était pas nécessaire dans cette chaleur. Au milieu des odeurs de friture et de galettes saucisses (oui, on en trouve dans la capitale), tout ce petit monde a cru à l’ouverture du score d’Adrien Thomasson, plus habile qu’Estéban Lepaul pour loger le ballon au fond, mais la mimine pour se protéger le visage n’avait pas échappé à la VAR et la libération était remise à plus tard (8e). Rennes a fait du Rennes, semblant au-dessus de son adversaire du soir tout en se montrant terriblement brouillon dans les zones dites de vérité. Il aurait fallu que Sebastian Szymański soit plus inspiré et que Lepaul se remette à marcher sur l’eau, Khudyakov décidant de sortir le bon arrêt au bon moment (30e) devant l’attaquant peut-être trop encombrée dans la tête à l’approche de la liste de Zinedine Zidane.
Pas franchement effrayant, le Sturm Graz aurait aussi pu être devant à la pause. Comme les Rennais plus tôt, les Autrichiens auraient préféré ne pas connaître la VAR quand celle-ci a provoqué l’annulation d’un but de Koller (pas Jan) sur une remise de Quarshie, l’homme aux longues touches, en raison d’une position de hors-jeu assez évidente (34e). À chacun ses regrets aux citrons et les deux équipes avaient encore le temps de s’arracher les cheveux, la deuxième période se présentant pour confirmer une chose : ces Rouge et Noir n’avaient peut-être pas besoin d’ailiers de débordements, mais ils n’auraient pas dit non à plus de talent et de technique offensivement pour ne pas croquer les multiples situations qui auraient dû permettre à Rennes de passer devant en Autriche.
Les paradoxes rennais
Cette fois, Lepaul a trouvé les ballons, d’une tête décroisée puis d’un tir non cadré. C’était le début des occasions à gogo dans la surface de Khudyakov, excellents pour calmer coup sur coup le numéro 9 rennais et Ludovic Blas sur deux parades réflexes. Il avait son arête pour contrarier Madhi Camara un peu plus tard et on s’est dit que le temps fort rennais était passé. Les entrants n’ont pas apporté de la folie à la folie et l’équipe bretonne a perdu toute maîtrise dans un dernier quart d’heure chaotique à souhait lors duquel Brice Samba, déjà décisif d’une manchette à l’heure de jeu face à Begnaovic, a sauvé ses copains en empêchant le nouvel arrivant Seidl de marquer. Le portier rennais aura été impeccable sur sa ligne, un peu moins au pied et dans les airs sur les nombreux corners semant la panique dans la défense des visiteurs. Un symbole pour résumer la grand brouillon proposé par les Rennais : le dernier coup franc botté par Thomasson… en six mètres. Il en faut plus pour gagner un match de Coupe d’Europe.