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8 choses à savoir sur Torreense, le club de D2 portugaise qui joue l’Europe

Un club de D2 portugaise en Ligue Europa, ce n’est pas tous les jours. Après avoir remporté la Coupe du Portugal face au Sporting, le SCUT part désormais à l’assaut de l’Europe. Avec les moyens du bord. Alors entre carnaval, Olmeta et Benfica, Torreense c’est plus qu’une Taça de Portugal.
→ Torres Vedras, c’est une toute petite ville
Située à 40 kilomètres au nord de Lisbonne, la ville de Torres Vedras, c’est seulement 20 000 âmes (à ne pas confondre avec la municipalité de Torres Vedras, qui réunit en tout 80 000 personnes). Ça en fait donc une des plus petites villes à participer à la Ligue Europa cette saison. C’est quand même deux fois plus que Guingamp, déjà en C3 à l’époque.
→ Ils ont loupé la première division en barrages
Le storytelling du club de deuxième division qui joue en Europe aurait pu s’arrêter rapidement après le titre en Coupe du Portugal. Quatre jours après la finale au Jamor, le SCU Torreense, troisième de Liga Portugal 2, affronte Casa Pia pour une accession dans l’élite. À l’aller, match joué avant la finale, 0-0. Le rêve coupe + montée est encore possible. Il sera finalement brisé, Casa Pia remporte le match 2 à 0 et pour la Liga Portugal, il faudra encore attendre au moins une année.
→ Ils vont jouer tous leurs matchs à l’extérieur
Lillestrøm, Budapest, Saint-Sébastien et Poznań. Voici les villes que Torreense va visiter pendant son tour d’Europe. Mais, même à domicile, les Portugais vont jouer à l’extérieur. La faute à un stade Manuel Marques pas aux normes de l’UEFA. C’est donc à quasiment 100 kilomètres de Torres Vedras que l’équipe « recevra » ses adversaires, au stade Dr. Magalhães Pessoa de Leiria. Pas pratique pour le déplacement des supporters le jeudi soir. Le travail peut attendre : Torreense en Ligue Europa, ce ne sera pas tous les ans.
→ Ils ont un carnaval super connu
Avant l’épopée du club en Coupe, Torres Vedras était surtout connu au pays pour son carnaval, renommé « le carnaval le plus portugais du Portugal ». Environ 500 000 personnes s’entassent chaque année dans les artères de la ville pendant une semaine. Entre déguisements, musique et célébrations, Torres Vedras sait bien faire la fête et est prêt à le montrer à l’Europe. Si le « carnaval » du SCUT commence ce jeudi en Norvège, le vrai reviendra en février prochain, pour remplir les rues de Torres Vedras avec le thème « Entre le rêve et la magie ». Un peu comme le parcours des Bleu et Grenat, finalement.
→ Leur équipe féminine gagne aussi
À Torreense, c’est qui les plus forts ? Ce sont les filles. Car oui, l’équipe masculine a fait l’exploit de remporter un trophée, mais les féminines ont accompli cette prouesse avant. Et pas qu’une fois. Coupe du Portugal, Coupe de la Ligue et Trophée des champions. Tout ça en deux ans. Elles aussi jouent l’Europe cette année : la Women’s Europa Cup, l’équivalent de la Ligue Europa, après avoir été éliminées par la Juve en qualifications pour la Ligue des champions. Contrairement aux hommes, elles peuvent jouer au stade Manuel Marques. « Je pense que ce sont les matchs européens de l’équipe féminine qui ont eu le plus d’impact : elles ont joué au stade Manuel Marques contre le Kolos Kovalivka devant un stade plein, et elles vont maintenant affronter le FC Kharkiv, certainement aussi devant un stade plein », explique Joaquim Ribeiro, rédacteur en chef de la rubrique sport du journal Badaladas, basé à Torres Vedras.
→ Le fils d’Olmeta joue là-bas (comme beaucoup d’autres francophones)
Vous ne connaissez aucun joueur de Torreense ? Une rapide revue de l’effectif vous fera sans doute tilter sur un nom : Lisandru Olmeta. Oui, c’est bien le fils de Pascal Olmeta et, comme papa il est gardien de but. Arrivé pendant le dernier mercato, il n’a pas encore joué. Mais il ne sera pas trop dépaysé à Torres Vedras, où il est loin d’être le seul francophone de l’équipe. Au choix ? Jérémy Mounsesse, formé à Lyon, où il a même remporté la Gambardella. Mohamed Ali Diadié, Mauritanien né en France et passé par Reims. Jonathan Mutombo, formé au PSG. Amine Oudrhiri, Franco-Marocain passé par Sedan, Nantes ou le Red Star. Enfin, Adama Baradji est lui aussi passé par Reims. L’équipe la plus francophone du Portugal ?
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→ La surprise Torreense n’a pas fait que des heureux au Portugal
La victoire du petit Poucet contre le Sporting, pas grand monde ne s’y attendait. Mais elle n’a pas fait que des heureux. Famalicão en premier. Si les Leões avaient gagné, ils auraient libéré leur place en Ligue Europa, étant déjà qualifiés en C1. Le club du nord du Portugal aurait ainsi été le premier à récupérer une place européenne. La grosse douche froide pour les cinquièmes de la Liga Portugal. Toujours au nord, Braga aussi a souffert de la victoire de Torreense. Exit la Ligue Europa, bienvenue en Ligue Conférence. Et puis dans tout ça, il y a aussi le Benfica. Éternel ennemi du Sporting, les supporters se sont bien moqués de la déroute de leur voisin (comme la plupart du pays). Problème ? La défaite du Sporting a écourté les vacances des Águias, car ils ont dû se taper trois tours de qualification pour pouvoir participer à la phase de poules de l’antichambre de la Ligue des champions. Ne jamais rire du malheur de son voisin.
→ Ils ont surpris le secrétaire général de l’UEFA
Jouer l’Europe en tant que club portugais, ce n’est déjà pas simple, mais quand on n’est pas Porto, Sporting ou Benfica, c’est encore plus dur. La réalité économique n’est pas facile, alors recevoir la prime de participation à la Ligue Europa, ça aide toujours. Surtout quand ça peut atteindre la moitié de ton budget. Une info qui a surpris l’UEFA, selon André Sabino, DG du club auprès de A BOLA : « Le secrétaire général de l’UEFA a été surpris d’apprendre que le montant versé pour la participation à cette phase de la Ligue correspond à la moitié du budget de certaines équipes de deuxième division. »
Pour Joaquim Ribeiro, la participation à la Ligue Europa ne devrait pas handicaper les dépenses du club, malgré tous les déplacements : « Je pense que tout est assuré. Le club bénéficie actuellement d’un solide soutien de la part d’entreprises locales. […] La direction a déjà démontré qu’elle savait très bien gérer les ressources, sans précipitation, en avançant pas à pas. L’équipe a été considérablement renforcée cette saison et est en train de renouveler les contrats de plusieurs joueurs. De plus, elle a engrangé des recettes importantes, telles que la prime remportée grâce à la victoire en Coupe du Portugal, la participation à la Ligue Europa et la vente de certains joueurs. » Si Torreense y arrive, ça devrait aussi le faire pour l’OM, non ?
Il y aura bien un club de D2 portugaise en Ligue Europa la saison prochainePar Loriane Pereira
























































