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Sébastien Roudet : « Jacques Crevoisier était un vrai père de famille »

Propos recueillis par Maxime Brigand
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Il y a vingt ans, quelques semaines après l'Euro des grands, l'équipe de France des moins de 18 remportait le championnat d'Europe de sa catégorie en battant l'Ukraine en finale. Sur son banc : Jacques Crevoisier, décédé brutalement dimanche à l'âge de 72 ans. Sébastien Roudet, membre du groupe France en 2000, raconte en quelques mots son ancien sélectionneur.

Quel souvenir gardes-tu de Jacques Crevoisier ?C’est l’homme qui a fait appel à mes services en équipe de France quand j’étais jeune. À l’époque, j’étais le seul joueur de Ligue 2 du groupe. J’en suis forcément reconnaissant. Mais, pour moi, Jacques Crevoisier, c’était surtout une immense personne. On a tous beaucoup accroché avec lui parce qu’il nous faisait confiance. Et comme il y a ce sacre de champion d’Europe des moins de 18 ans en 2000…

Justement, ce tournoi n’a pas été hyper simple au début, une partie de l’effectif a été victime à l’époque d’une intoxication alimentaire…Exactement, ce n’était pas le plus facile des contextes. Il a fallu faire face à ça, certains joueurs n’étaient pas à leur niveau de performance habituel… On a perdu contre la Finlande, on bat la République tchèque, mais à neuf contre onze, rien de fluide, quoi, mais, au bout, il y a le trophée, c’est l’important. On a vécu une grande aventure, et sur le plan humain, Jacques nous a fait grandir. Au-delà d’être un sélectionneur, c’était un père de famille.

Il était docteur en psychologie, travaillait beaucoup sur l’approche des évènements… Concrètement, ça se traduisait comment dans ses méthodes ?L’important, à ses yeux, c’était le mental. Il nous demandait de ne rien lâcher, il évoquait souvent la force du mental dans le foot, la façon dont une bonne utilisation de la psychologie dans le sport pouvait aider des joueurs à atteindre certains objectifs… Il martelait ça sans cesse, et ses qualités étaient vraiment dans ce domaine, plus que dans la préparation technique ou stratégique. Dans ma carrière, c’est le seul entraîneur que j’ai croisé qui était comme ça. Il était vraiment atypique. C’est par exemple le premier qui, à la fin des séances, nous parlait de relaxation et nous faisait faire des exercices approfondis dans ce secteur.

Pendant l’Euro U18, en 2000, c’est ce qui a fait la différence ?Ça a joué, évidemment, notamment au moment de l’intoxication alimentaire. Après la défaite contre la Finlande (1-2), il nous a demandé de nous faire mal, d’oublier les douleurs… Il voulait voir une équipe de France redoutable mentalement et des joueurs durs au mal. Il savait parler aux gens, on l’a aussi vu ensuite dans sa carrière de consultant ou lorsqu’il était directeur sportif de Sochaux. C’est des rôles qui lui convenaient bien, il était dans son élément.

Il paraît que c’était un sacré joueur d’accordéon. Il l’avait sorti après la finale de l’Euro contre l’Ukraine (victoire 1-0, but d’Hervé Bugnet, N.D.L.R.) ? Non, pas du tout ! En revanche, je sais qu’on avait fait une grosse fête tous ensemble, staff compris… J’ai encore les images en tête. (Rires.) Il était vraiment le père du groupe, on n’hésitait pas à se confier à lui. C’est ce que je retiens de lui : sa profonde humanité.

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Propos recueillis par Maxime Brigand

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