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PSG : ce qu’il faut retenir des nouvelles accusations des Football Leaks

Par Andrea Chazy
3 minutes
PSG : ce qu’il faut retenir des nouvelles accusations des Football Leaks

De nouveau pointé du doigt dans l’affaire des « Football Leaks », le PSG est accusé d’avoir gonflé ses revenus par le biais de sponsors fictifs avec l’aval des instances européennes. Des accusations que le club parisien dément formellement.

Dans quel cadre cette affaire touche Paris ?

C’est à la suite de nouvelles révélations issues des « Football Leaks » – ces millions de documents récupérés par le média allemand Der Spiegel, analysés par plusieurs médias membres du réseau de médias européens European Investigative Collaborations(EIC) dont Mediapart en France – que le PSG se retrouve placé sur le banc des accusés. Pas une première pour le club parisien, qui s’était déjà retrouvé dans cette situation en 2015 lors de la première phase d’analyse des documents. Il y a trois ans, des soupçons d’évasion fiscale autour des transferts d’Ángel Di María et de Javier Pastore avaient été avancés par l’investigation de l’EIC. Des suspicions qui avaient même conduit à des perquisitions aux domiciles des deux internationaux argentins en 2017, pour finalement aboutir à une enquête classée sans suite.


Le PSG est accusé de gonfler ses revenus grâce à des contrats fictifs

Les premières analyses de Mediapart rendues publiques ce vendredi 2 novembre avancent que le PSG aurait eu recours à « un dopage financier » d’envergure pour gonfler ses revenus grâce à des « contrats fictifs » . Par exemple, son juteux contrat signé avec l’office du tourisme du Qatar qui s’élève à 215 millions par an ne vaudrait même que 2,7 millions à 123 000 euros selon Octagon, expert en impact pub, et Mediapart. Un problème qui obligerait le club de la capitale à trouver près de 300 millions d’euros par an pour rentrer dans les clous du fair-play financier notamment.

Platini, Infantino et l’UEFA auraient couvert les agissements du PSG

Ces financements prétendument frauduleux via le Qatar auraient même été couverts par Michel Platini et Gianni Infantino en personne, les deux anciens boss de l’UEFA. Si l’institution en elle-même voulait sanctionner le club français, elle en aurait été empêchée par les interventions de Platini et d’Infantino. L’ancien secrétaire de l’instance et aujourd’hui président de la FIFA aurait même conclu un accord secret que l’enquêteur en chef de la chambre d’instruction, Brian Quinn, a refusé de signer, le jugeant « trop indulgent » , avant de finalement démissionner. Des renégociations de contrats directement validées par Infantino auraient donc permis au PSG de s’en tirer, pour l’instant, vu que la chambre d’instruction de l’UEFA a demandé au PSG de ne pas renouveler son accord avec QTA lorsqu’il expirera en 2019. D’où les 300 millions à trouver.

Que pense Paris de toute cette affaire ?

Prévenu depuis plusieurs semaines selon des sources proches du club, le Paris Saint-Germain n’a pas tardé à répliquer par le biais d’un communiqué. Dans celui-ci, le club présidé par Nasser Al-Khelaïfi se défend, affirmant notamment que « le Paris Saint-Germain a toujours agi dans le respect absolu des lois et des réglementations édictées par les institutions sportives. Le club s’est toujours strictement conformé aux lois et réglementations en vigueur et dément fermement les allégations publiées ce jour par Mediapart.(…)Au cours des sept dernières années, celles-ci ont ainsi toujours bénéficié d’une information complète sur les comptes et les contrats du club. Les échanges avec les membres des chambres de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) se font dans le cadre prévu par les statuts de l’UEFA. » Suffisant pour calmer le départ d’incendie, en attendant la suite des révélations.

Un gardien du Bayern Munich file en D2 anglaise

Par Andrea Chazy

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