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Les notes de Monaco

Par Maxime Brigand, au Parc des Princes
3' 3 minutes
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Les notes de Monaco

Jardim sûr de son plan guidé par une doublette Silva-Lemar au rendez-vous, Glik patron et videur autoritaire, et un sérieux comme prévu. L'AS Monaco a arraché un nul logique au Parc et reprend la tête. Bulletin.

AS Monaco

Subašić (6) : Décisif avant et après la pause, capable de sortir les muscles pour rassurer ses potes, expérimenté pour gérer les secousses et finalement couché seulement sur un penalty. Le boulon indispensable à la machine. Danijel Narcisse.

Sidibé (6) : Remuant sur son côté face à un Kurzawa secoué, il a cumulé les grosses montées et les replis rassurants. La droite forte, celle qui peut continuer d’en agacer certains, mais qui n’a pas peur de bousculer les codes, mais aussi les hommes, comme sur ce penalty concédé qui salope sa copie.

Glik (7) : Un couteau entre les dents, une gueule cassée, des chiquettes à sa poupée uruguayenne entre les temps morts, le colosse polonais a commencé par laisser des micro-espaces à ses victimes avant de resserrer ses lames. Au point de lâcher un contrôle de la poitrine et d’assurer la couverture de son padawan brésilien. Ain’t nobody fresher than my muh’fuckin Glik.

Jemerson (5) : Moins en vue que son pote polonais, le Blackenbauer a rassuré au moment où il le fallait après une première période trop tendre. Il s’est aussi fait salir par Di María et Meunier dans le second acte. Un verre bouchonné.

Mendy (5,5) : Un match digne d’un coup d’un soir, offensif comme il faut, mais jamais vraiment rassurant. Résultat, la copie de Ben’ a alterné entre des centres dangereux et des retours défensifs pas toujours assurés. Le gars du fond de la classe, sérieux, sans plus.

Fabinho (6,5) : Autoritaire dans l’impact, indispensable dans la relance et la construction, le parfait CV du bon videur. Le caillou de Campinas a encore traversé ce choc comme un patron, tout en obligeant Trapp à agiter sa mèche en début de match. Colonel Fabien.

Bakayoko (6) : Une grosse infiltration pour commencer la soirée, un amour du rythme, un volume élevé et toujours une raison pour gueuler un bon coup. Tiémoué, c’est un peu ce pote festivalier qui ne te déçoit jamais et qui t’ambiance toujours. Et on l’aime pour ça, surtout quand il n’a pas peur de tenter sa chance. Remplacé par Mbappé (89e), proche de saccager le Parc.

Bernardo Silva (7,5) : Un cocktail qui fait mal au crâne entre la folie nécessaire et un côté chien fou attachant. Le petit prince a rendu une copie forcément intéressante, défensivement indispensable, offensivement prêt à se jeter dans la foule au point d’égaliser dans le temps additionnel. Ou comment passer d’une humiliation allemande subie à un tour de Brésilien réussi. Tonton Leonardo peut être fier.

Lemar (7) : Le joueur du peuple, ouvert et disponible, rassurant et excitant. La gauche française a un bel avenir devant elle et Lemar y est pour beaucoup, se baladant entre les lignes, jouant avec les contrôleurs placés dans les bois et utilisant même la tête de Frank Schneider pour réussir ses numéros. Une révolution en marche. Remplacé par Carrillo (83e), pas vu.

Falcao (5,5) : Une soirée à se faire barbouiller, entre la tête dans l’herbe et les coups dans les côtes. Le tigre colombien s’est battu du début à la fin, a longtemps mordu la première relance parisienne, puis s’est doucement éteint après une grosse cartouche grillée au retour des vestiaires. La vie d’un neuf entre deux commandants brésiliens.

Germain (4,5) : Comme prévu, l’homme normal a souffert dans un rôle ingrat. Matraqué par les uns, oublié par les autres, une nuit sans briller, mais comment lui en vouloir ? Compréhensif, Jardim l’a remplacé par Moutinho (75e), trentenaire à vendre qui fait de la résistance et qui a croqué une belle balle d’égalisation.

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Par Maxime Brigand, au Parc des Princes

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