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CM 2010 – L’Italie attendra encore un peu

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CM 2010 – L’Italie attendra encore un peu

La Bulgarie bat Chypre, s'en fout. La Géorgie et le Monténégro font 0-0, s'en fout. L'Italie se fait un petit 1-1 à Bari contre l'Irlande, voici qui est déjà plus intéressant. Allez hop, résumé du groupe 8.

Tout n’est pas si facile, et surtout pas en Italie. Si la Nazionale battait l’Irlande, elle passait à +5 et mettait déjà un crampon en Afrique du Sud. Au lieu de quoi, pourquoi faire simple quand on fait compliqué : l’équipe de Lippi, comme si ça la faisait marrer, a choisi de maintenir ce groupe 8 en situation de suspense jusqu’à la fin. 1-1 face aux rouquins à Bari et tout reste à faire.

Dans l’ordre : une expulsion dès la 3ème minute, un but qui les met devant à la quinzième, de la résistance, de la résistance et encore de la résistance, et un but con concédé à cinq minutes de la fin.

Le héros du jour, c’est encore Giampaolo Pazzini. C’est officiel, ce type aime faire parler de lui. Samedi dernier, il avait fêté sa première sélection en mettant un but dès son entrée en jeu, parachevant ainsi la victoire des siens contre le Monténégro. Ce soir, il a fait encore mieux. Aligné d’entrée pour ce qui restera sans doute comme la dernière titularisation de sa vie (Toni et Gilardino sont blessés en ce moment), le nouveau copain de Cassano à la Sampdoria s’est fait exclure sur son premier ballon. A la lutte avec O’Shea, Pazzini écarte les coudes, prend l’arcade sourcilière du défenseur de Manchester et récolte son rouge. Une action qu’on appelle, de l’autre côté des Alpes, une “De Rossi” (remember son vilain coup de coude en coupe du monde contre les États-Unis). Au moins, il sera passé en gros plan à la télé.

Bon, et alors ? Et alors, derrière, Iaquinta a profité d’une combinaison Pirlo-Grosso du plus bel aloi pour mettre les siens au chaud. C’était bon, ça pouvait tenir et ça a tenu longtemps, avec un Fabio Cannavaro dans un match comme il les aime : impérial derrière la mêlée, à donner de la voix, mener ses avants, influencer l’arbitre et s’offrir un jaillissement de temps en temps. On peut tout dire de Cannavaro, mais la vérité, c’est que le Real Madrid n’est pas fait pour lui. Ce qu’il aime, lui, c’est subir. Mettez-le au Havre, il adorera ça.

Donc, tout aurait pu aller très bien – il Mister s’était même fait plaisir en sortant Pirlo dès la mi-temps et en faisant entrer des buses du type Palombo et Dossena, c’est dire le foutage de gueule – si seulement les Irlandais avaient continué à jouer continental, un truc qu’ils ne savent pas faire, ou alors comme des poussins. Mais sentant les secondes filer et le coup de sifflet final approcher, les mecs du Nord ont retrouvé leur nature. Dégagement à la va comme je te pousse de Given in the box, cafouillage, et l’affreux Robbie Keane qui sort de sa boîte, 1-1.

Morale de cette histoire : l’Italie a désormais la pression, l’Italie sera désormais impeccable. Est-ce un coup de Lippi ? C’est une possibilité.

Sacré pays, les amis.

Gianni Infantino, la mauvaise idée de trop ?

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