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Toavina Rambeloson : « Madagascar va faire la surprise »

Il fait partie des joueurs qui ont aidé Madagascar à décrocher sa qualification pour la CAN 2019. Défenseur à Arras le reste de l’année, en National 2, Toavina Rambeloson ne la joue pas modeste et voit grand pour les Baréas.

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Alors, redescendu du nuage de la qualification de Madagascar pour la CAN ?
Oui, je suis redescendu. Je suis en France et je me concentre sur Arras. Je le mets dans un coin de ma tête, surtout que même si l’on est qualifié, il nous reste des matchs à faire. Là, on joue contre le Soudan dimanche.

Jérémy Morel rejoint votre équipe, vous êtes contents ?
Moi, je suis content parce que tout le monde le connaît. Il a plus de 500 matchs en pro, beaucoup d’expérience. Donc c’est bien, c’est un vrai plus pour nous, en fait. Après, on a un bon groupe et on sait qu'il est motivé pour intégrer l’équipe, donc c’est parfait. Et en plus, on l’a ajouté au groupe WhatsApp déjà, et il est super sympa.


Il a le même profil que toi, un défenseur qui peut jouer un peu partout. Tu n’as pas peur de perdre ta place et de rester à la maison cet été ?
Non, ça ne me fait pas peur. C’est une motivation en plus. Je vais devoir encore plus prouver que je peux mieux faire. Je suis un compétiteur, s’il prend ma place, ça veut dire que je dois beaucoup travailler pour arriver à rester dans l’équipe. Ce n'est pas une crainte, c’est ça le foot.

Comment tu as vécu cette qualification ?
« La Guinée équatoriale cherchait des trucs pour nous fatiguer. Mais bon, on avait des jeux de cartes, des trucs comme ça pour passer le temps... On était un peu énervés parce qu’ils ont abusé, c’est la première fois que j’avais affaire à un truc comme ça. »
Après le match aller contre la Guinée équatoriale, on s’attendait déjà à se qualifier, donc on était confiants. Même si au match aller, ils avaient des stratégies pour nous déstabiliser. On est arrivés là-bas, on n’avait pas de terrain d’entraînement. Des Malgaches de Guinée ont cherché des terrains pour qu’on puisse s’entraîner. Malgré cela, on les a battus. Et après, on devait repartir le lendemain du match. Mais ils nous ont dit qu’on devait partir le jour d’après. Ils nous ont fait venir à 6h du matin à l’aéroport parce que le décollage était à 8h. On a été bloqués à l’aéroport pendant 4 heures. Finalement, ils nous ont dit qu’il y avait encore un problème parce qu’il manquait une autorisation de passage au-dessus de la Zambie, je crois. On ne sait pas si c’était vrai ou s’ils ont inventé. Du coup, on est repartis s’entraîner en attendant encore un jour. Et finalement, le départ s’est fait à midi. Ils cherchaient des trucs pour nous fatiguer. Mais bon, on avait des jeux de cartes, des trucs comme ça pour passer le temps... On était un peu énervés parce qu’ils ont abusé, c’est la première fois que j’avais affaire à un truc comme ça.


L’Équipe a titré « Les Réunionnais qualifient Madagascar » . On imagine que ça ne vous a pas fait plaisir...
Moi, ça m’a agacé parce que, certes, ce sont des Réunionnais, mais ils ont des origines malgaches. C’est leur devoir quelque part de jouer pour ce pays. Ils ont fait ce choix. C’est comme en équipe de France, il y a des joueurs qui ont des origines de plusieurs pays d’Afrique...

En partant du stade après la victoire, vous avez eu un accueil mouvementé !
« Avec notre capitaine, on a décidé de donner la prime de match, 250 euros par joueur, pour que les étudiants puissent acheter ce dont ils ont besoin. Après, la Fédération n’a pas encore donné les primes. »
Oui, on était dans des voitures. On était bloqués, et en fait, on pensait que c’étaient des spectateurs qui fêtaient la victoire. Mais au fur et à mesure, ils sont venus autour de la voiture, ils ont commencé à la chambouler. Puis ils nous ont reconnus, ils nous ont expliqué qu’ils étaient étudiants, qu’ils avaient des problèmes dans leurs écoles, où ils manquent d’électricité, de matériels ou de bourses... Avec notre capitaine, on a décidé de donner la prime de match, 250 euros par joueur, pour qu’ils puissent acheter ce dont ils ont besoin. Après, la Fédération n’a pas encore donné les primes.

Après les manifestations, comment est-ce que vous avez célébré ?
On a célébré avec les sponsors privés. La Fédération n’a rien fait pour la qualification. Donc ce sont les sponsors qui ont organisé des trucs après le match. On a fait un petit podium pour voir les fans, faire des autographes, prendre des photos. C’était bien parce qu’en ce moment avec les élections, c’est la crise politique, les gens sont dans le dur. Donc on a fait cette qualification pour eux.

Ça doit te changer un peu d’Arras cette ambiance.
Oui c’est sûr, je n'ai pas l’habitude, ça change. (Rires.)

Et puis vous avez rencontré le président...

Oui, on est allé au palais présidentiel, c’était une fierté d’aller là-bas. Il nous a félicités. Il nous a aussi donné une prime de 1000 euros par joueur pour la qualification. C’était la première fois qu’on nous a donné un « bon billet » .

En règle générale, est-ce que la Fédération vous aide quand même ?
« La Fédération nous a proposé des équipements de marque locale à Madagascar, mais on veut donner une image professionnelle, donc c’est mieux de mettre du Adidas ou des trucs de bonne qualité. »
Oui, ils prennent tout en charge comme les déplacements. Les équipements aussi en théorie. Mais là c’est notre capitaine qui s’organise pour avoir des équipements de qualité. Parce que la Fédération nous a proposé des équipements de marque locale à Madagascar, mais on veut donner une image professionnelle, donc c’est mieux de mettre du Adidas ou des trucs de bonne qualité. C’est le capitaine qui a sensibilisé les sponsors pour que l’on puisse avoir ça.


Tout le monde t'appelle Deba Kely, ça vient d'où ?
Ça veut dire Petit Boss. Ça vient de quand j’étais petit. J’étais généreux, j’aimais trop aider les gens. Je partais à l’entraînement, et ma mère me donnait toujours de l’argent de poche. Comme c’est compliqué à Madagascar, certains joueurs n’avaient pas assez d’argent pour manger par exemple. Dès que j'avais un petit peu, je le donnais après l'entraînement. J’étais le plus petit de notre génération. Du coup, ils m’ont dit que comme je les aidais, ils allaient m’appeler Petit Boss.

Quand t’es rentré à Arras, ça s’est passé comment ?
Mes coéquipiers m’ont félicité, ils étaient contents. On n’a pas encore organisé quelque chose, mais je pense qu’on va le faire prochainement. Je vais les inviter pour qu’ils viennent me voir à la CAN !

Et pour finir, dis-nous contre qui tu aimerais jouer pendant la CAN ?
« Même Claude Leroy, le sélectionneur du Togo, a dit qu’il avait été surpris par notre niveau. »
L’Égypte de Mo Salah. Pour moi, c’est le meilleur joueur africain. Et puis la Côte d’Ivoire et le Mali. Que des grosses équipes, mais je suis persuadé qu’on va faire la surprise. On a eu des bons résultats (nul contre le Sénégal notamment, N.D.L.R.), on a un bon groupe. Même Claude Leroy, le sélectionneur du Togo, a dit qu’il avait été surpris par notre niveau. J'espère qu'on sera dans le dernier carré !

Propos recueillis par Anthony Audureau
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