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Droits TV de la Ligue 1, saison 2, épisode 1

Après une première partie de saison explosive, sur le volet financier, entre la faillite de la chaîne Téléfoot, le retrait de Mediapro et les atermoiements de Canal+, on pensait les affaires terminées. Eh bien non, ça va bientôt recommencer. La chaîne cryptée ne serait en effet pas prête à récupérer l’intégralité des droits TV la saison prochaine. Et avec, tout son lot de problématiques. Installez-vous confortablement, c’est le début de la saison 2 de Game of LFP.

L’information a été donnée ce matin par le journal L’Équipe. Selon le quotidien, Canal+, actuel unique diffuseur de la Ligue 1 française jusqu’à la fin de la saison 2020-2021, ne serait pas chaud pour allonger son deal avec la ligue jusqu’à la saison 2023-2024. Au contraire, les dirigeants de la chaîne cryptée préféreraient se positionner seulement sur les grandes affiches, voire uniquement l’affiche du dimanche soir, comme le répétait déjà le président Maxime Saada en janvier dernier aux journalistes du Figaro.

Pire, beIN Sports, partenaire et ami de Canal+, ne voudrait pas non plus se positionner. Actuellement sans aucun droit de diffusion en Ligue 1, après avoir vendu jusqu’en 2024 le lot 3 à Canal pour 332 millions d’euros, mais diffuseur exclusif de la Ligue 2, la chaîne qatarienne ne verrait aucun intérêt à surenchérir, le plafond des abonnés aurait déjà été atteint, autour des 3 millions de clients, et la perspective de croissance aurait été revue à la baisse.

Il faut (encore) sauver le soldat Ligue 1...


Alors que faire ? Comment vendre les droits TV de la Ligue 1 pour les trois prochaines saisons si les deux principaux diffuseurs, les historiques, apparaissent frileux et peu motivés ? Du côté de la LFP, c’est la grande inquiétude. Ils auraient sondé, grâce au processus de vente en gré à gré, le britannique DAZN, déjà installé en Italie, mais s’inquiéteraient néanmoins de sa capacité à honorer un contrat et à rendre le championnat de France visible. Il ne faut pas recommencer l’erreur de Mediapro, offrir les lots à une chaîne inconnue, sans expérience et sans aucune garantie financière. D’autant plus que, pour l’instant, Canal+ refuserait l’arrivée de ce troisième acteur et aurait d’ores et déjà rejeté les procédures de négociation pour la diffusion de DAZN France sur les box du groupe.



Nous sommes face à un mur. La Ligue 1 tendrait alors vers une nouvelle dévalorisation, après s’être vue milliardaire l’année dernière. Le mois dernier, lorsqu'on interrogeait différents acteurs et observateurs du marché, bien implantés et bien informés dans le circuit, tout le monde disait que les droits période 2021-2024 devraient très certainement revenir à la valeur de 2016. Autrement dit, entre 740 et 780 millions d’euros. Même le président du Stade de Reims, Jean-Pierre Caillot, prédisait une Ligue 1 vendue à moins de 800 millions.

Jeu de poker menteur


Canal, sûrement accompagné de beIN, profiterait de la situation pour contrôler la négociation et imposer ses intérêts. Pour eux, le championnat ne vaudrait pas autant, les audiences ne seraient pas assez bonnes pour compenser l’investissement et, mis à part les grandes affiches, toutes les rencontres ne seraient pas assez attractives ou excitantes. En tout cas, c’est ce qu’ils laissent entendre, dans le seul but de se diriger vers une déflation de l’offre. Et du côté de la concurrence, les acteurs espérés comme Amazon ou Discovery ne sont pas prêts à mettre beaucoup d’argent. La marque de Jeff Bezos, bien qu’elle ait déjà acquis des lots en Ligue des champions en Italie, n’a jamais été réellement intéressée par le marché franco-français. Lors de l’appel d’offres de février dernier, elle ne s’était même pas positionnée au-dessus des prix de réserve fixés par la LFP.


Sans Amazon tout-puissant, sans un DAZN ralenti dans son développement, et avec Canal et beIN frileux, on se dirigerait tout droit vers une Ligue 1 dévalorisée. Déjà, en décembre, la chaîne cryptée avait fait une proposition à Vincent Labrune, le président de la Ligue, à 590 millions d’euros plus 100 millions d’euros d’éventuels bonus, somme partagée avec beIN Sports. Peut-être que le prix final sera celui-ci, inférieur à 700 millions d’euros. Peut-être que les annonces dans la presse n’auraient été faites qu’à dessein dans le seul but de faire peur et de contrôler les transactions. Véritable coup de poker et stratégie dangereuse ? On verra...

C’est la survie des clubs qui est en jeu


Ceci étant dit, en laissant couler le prix et en maintenant l’inquiétude, on ne soutient absolument pas la santé financière des clubs français, déjà lourdement affectés par la crise. Bordeaux subit actuellement de plein fouet la conjoncture, avec le retrait de son actionnaire King Street et le placement sous la protection du tribunal de commerce. Comment des investisseurs pourraient être intéressés par la reprise d’un club membre d’un championnat, pour l’instant, sans valeur ? Et quid des autres équipes ? Celles qui escomptaient un rebond des droits sitôt passée la saison 2020-2021 ? Celles qui espéraient une revalorisation à 800 millions d’euros, comme Reims et son président Caillot ? Si on continue comme cela, avec ce combat de coqs entre diffuseurs et membres de la ligue, c’est tout l’écosystème du football qui peut partir en décrépitude. Pour le sauver, il faut rapidement prendre une décision, intelligente et pérenne, il faut sortir de cette période de doute et d’appréhension, il faut assurer de la stabilité et surtout une diffusion, tant pour les supporters que pour les partenaires. C’est ça le plus important.

Par Pierre Rondeau
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