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Danemark – Allemagne, 1992 : les Danois dynamitent la Mannschaft !

C’est l’une des plus grandes sensations de l’histoire du foot. Repêchés in extremis pour disputer un Euro 1992 infesté de grands requins allemand, néerlandais, anglais et français, le petit Danemark a décroché un Graal qui ne lui était pourtant pas destiné...

Danemark – Allemagne (2-0) – Finale de l’Euro 1992 – 26 juin 1992
Buteurs : Jensen (18e), Vilfort (78e)


Favourite. Outsider. Underdog. Dans la culture anglo-saxonne, en politique ou en sport, ce sont ces trois mots qui évaluent par ordre décroissant les prétendants à la victoire finale. Quand l’Euro 1992 débute en Suède ce 10 juin, le petit Danemark est clairement l’underdog (le sorti d’entrée) de ce tournoi à huit nations. Le 30 mai, la sélection danoise, deuxième et éliminée en qualifications, a été repêchée au détriment du qualifié de sa poule, la Yougoslavie, sanctionnée par l’ONU, puis par la FIFA pour cause de guerre dans les Balkans.

Möller-Nielsen : « Éclatez-vous : vous n’avez rien à perdre ! »

La légende racontera que les Danish boys étaient tous déjà partis au soleil de la Costa Brava et qu’ils étaient revenus en tongs la veille de la compète. C’est largement inexact, comme le rappela Kim Vilfort dans So Foot : « Une semaine avant l’Euro, on avait joué un match contre la CEI (équipe post-URSS, NDLR), on a fait 1-1. Certains internationaux qui jouaient à l’étranger étaient partis en vacances. Mais pendant les trois jours qui nous ont réunis pour ce match, nous avons appris qu’il était possible d’être repêchés pour l’Euro. » Le gros de la sélection était donc bien là, d’autant plus que le championnat local s’achevait fin mai. Mais il ne reste que dix jours pour se préparer... Heureusement, les joueurs se connaissent bien pour être, pour la plupart d’entre eux, passés par le club de Brøndby, les Espoirs et l’équipe olympique. Ces deux sélections ayant été coachées par le sélectionneur du tournoi 1992, Richard Möller-Nielsen. Une culture « allemande » cimente également un groupe dont pas mal de gars sont titulaires en Bundesliga. Un détail qui va compter... Enfin, un petit drame interne agrège aussi les volontés. La petite fille cancéreuse de Vilfort, 6 ans, est en phase terminale à l’hôpital de Copenhague : « Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est son drame qui nous a portés, confessera le défenseur John Sivebaek dans Le Monde, mais cette épreuve nous a soudés, nous étions comme une grande famille. » À l’Euro, contre toute attente, la Danish Dynamite sort seconde de sa poule derrière la Suède, mais devant la France cofavorite du tournoi, drivée par Platini, et l’Angleterre. En demies, les Danois écartent les Pays-Bas de Bergkamp et Van Basten pourtant tenants du titre (2-2 AP et 5 TAB à 4) ! L’attaquant Brian Laudrup a été fantastique, éclipsant l’absence de son génial aîné, Michael, parti fâché de la sélection avec Richard Möller-Nielsen pendant les éliminatoires... Au matin de la finale contre l’Allemagne über alles, championne du monde en titre, Möller-Nielsen répète à nouveau à ses gars : « On n’est pas les meilleurs, mais on est des vrais footballeurs, alors profitons de ce moment. Allez-y ! Éclatez-vous : vous n’avez rien à perdre ! » Face au 3-5-2 allemand de Berti Vogts, Möller-Nielsen aligne un 5-3-2 résolument défensif : « C’était une nécessité tactique, plaidera Sivebaek. Avec une préparation tronquée, il a mis en place une équipe pour le contre, c’était la seule façon de jouer dans ce contexte. » À 20h15, dans la lumière boréale du stade Ullevi de Göteborg bondé de 35 000 spectateurs, commence un match que les Allemands vont forcément gagner à la fin... La preuve : Peter Schmeichel sauve d’entrée les siens dans un duel contre Reuter !

Sous les yeux de Pelé et Beckenbauer...

La pression germanique est terrible : « Les Allemands ont été très forts dans les vingt premières minutes. Peter Schmeichel a fait quelques arrêts déterminants. Les Allemands ont joué le jeu qu’on souhaitait qu’ils jouent, on n’a donc pas été surpris » , racontera Kent Nielsen pour So Foot. « Les premières minutes ont été les plus dures de ma carrière tellement nous étions dominés » , approuve le milieu Jensen. Avec zéro but en sélection et zéro frappe cadrée jusque-là dans le tournoi, c’est pourtant ce dernier qui ouvre la marque à la 18e minute. Sur une passe en retrait de l’attaquant Flemming Povlsen, Jensen expédie une mine qui nettoie la lucarne de Bodo Illgner : 1-0 et stupéfaction à Göteborg ! Sous les yeux ébahis de Pelé et Beckenbauer, côte à côte en tribune VIP, Schmeichel écarte ensuite d’un plongeon et du bout des gants une frappe croisée de Klinsmann en demi-volée. Puis le géant claque des deux poings au-dessus de la barre une reprise terrible du même Klinsi. Le gardien de MU est en fait l’homme du match : outre ses arrêts, il cueille tous les centres aériens et surtout, il temporise à chaque dégagement lointain au pied qui casse le rythme allemand et les faits repartir de leurs bases... Après la mi-temps, les Allemands fébriles multiplient centres et frappes de loin, vexés sans doute de ne pas avoir encore terrassé l’underdog danois. Sivebaek ne s’y trompera pas : « Je pense que les Néerlandais, et par la suite les Allemands, nous ont pris pour des petits. C’est la pire façon d’aborder un match. » Mais nouvelle tête canon de Klinsmann sur corner et nouvelle parade inouïe de Schmeichel. Le Danemark est au bord de la rupture... On joue la 78e quand Vilfort s’échappe dans l’axe et embarque Brehme et Helmer aux 18 mètres... Crochet du droit, frappe du gauche et poteau entrant : 2-0 ! Au ralenti, le buteur semble s’emmener le ballon de la main. C’est du menton qu’il a touché le cuir : « Si j’avais fait main, je m’en souviendrais sans hésitation, épiloguera Kim. C’est vraiment quand on a mené 2-0 que j’ai pensé que là, on était en super situation... Les Allemands ont accusé le coup. » Exact ! Ils ne reviendront plus, et le Danemark sera sacré en tombant les trois derniers vainqueurs de l’Euro. Derniers arrivés et derniers partis... Le vilain petit canard des contes d’Andersen s’est mué en cygne majestueux. Après la victoire inattendue du « non » danois au référendum européen du 2 juin, le Danemark fait sensation en football. « On se rendait bien compte que c’était une surprise énorme, se souvient Kent Nielsen. On était tous évidemment très fiers d’avoir fait gagner le Danemark, un petit pays de cinq millions d’habitants, avec peu de grands joueurs, notre petit championnat, petits clubs, petits salaires. Or, ce sont les grandes équipes qui gagnent les grandes compétitions, d’habitude. On se rendait bien compte que c’était la première et peut-être la dernière fois qu’on remportait un titre international. » Depuis, les anciens de 1992 se retrouvent souvent le 26 juin avec les familles pour un mach amical et un grand banquet arrosé de bonnes bières locales...



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    Chérif Ghemmour
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