Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 11 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. // Rétro
  2. //
  3. // Partie 2/3

Comment le match France-Algérie 2001 a complètement dégénéré

La France du foot a gardé en mémoire la fatidique 76e minute du France-Algérie du 6 octobre 2001. Soit le moment précis où l’irruption soudaine de centaines de supporters algériens sur la pelouse du Stade de France avait conduit à l’arrêt brutal du match. Un choc en direct à la télé. Retour sur cette soirée dramatique...

Modififié
Retrouvez la première partie ici

En parcourant les allées de l’immense dalle de béton qui mènent au Stade de France, on note d’emblée que le vert-blanc des drapeaux et maillots algériens domine le tricolore des supporters français. Le célèbre « One, two, three ! Viva l’Algérie ! » est repris en chœur par les aficionados des Fennecs. Avant le match, aux abords du sanctuaire des Bleus, l’ambiance est festive, chaleureuse, familiale. Ils sont nombreux les papas en tenue « Algérie » qui accompagnent leurs fistons parés du maillot bleu FFF floqué Zidane. Pourtant, on sent déjà poindre comme un malaise. Une électricité persistante propage des ondes bizarres...


« C’était une rencontre à l’extérieur » , d'après Thierry Henry


Dans un Stade de France bondé (80 000 spectateurs), l’impression très nette que les supporters de l’Algérie sont largement majoritaires fait craindre un parti pris excessif. Et ça se confirme lors de l’échauffement des deux équipes : les Bleus se font copieusement conspuer à leur arrivée sur le terrain, alors que l’équipe d’Algérie, elle, se fait ovationner. Lors de la présentation des joueurs, Zidane, comme tous les autres Bleus, se fait siffler par une partie du public « algérien » . Malaise : Zizou, personnalité préférée des Français avec l’abbé Pierre, est l’idole commune aux deux pays. Et puis on est dans le stade où la France black-blanc-beur avait été sacrée à peine trois ans plus tôt... À l’heure des hymnes, La Marseillaise est conspuée comme jamais.



Le choc en direct, devant 13 millions de téléspectateurs ! À l’écran, bien que les visages des Bleus se figent, Thierry Roland et Jean-Michel Larqué, tous deux en plein déni, occultent cette bronca en présentant l’un après l’autre les 22 acteurs ! Kassaman, l’hymne algérien en langue arabe, est repris tant bien que mal, mais avec ferveur par des Franco-Algériens peu connaisseurs des paroles. Le grand Rachid Mekhloufi, ex-meneur de Saint-Étienne et ex-sélectionneur des Fennecs, avait été pris d’un mauvais pressentiment en arrivant au stade : « J’étais au Stade de France avec ma femme. J’ai eu une intuition et je lui ai dit : "Si je vois un responsable, je vais lui dire de ne pas jouer les hymnes." C’est un risque. » Trop tard... Pour la photo souvenir, les équipes bleue (France) et blanche (Algérie), mélangées et souriantes, se rassemblent au centre du terrain, puis le match démarre.



Et les Bleus déroulent. Mais sous les sifflets, toujours, dès qu’ils touchent le ballon. « C’était une rencontre à l’extérieur » , ironisera Thierry Henry. Les Algériens trop inférieurs sont ovationnés. Le match est correct, sans aucun mauvais esprit, mais à sens unique. Déjà 1-0 grâce à un but de Vincent Candela à la 20e ! Marcel Desailly, capitaine, et ses potes, vexés par leur récente défaite au Chili (1-0), ne sont pas là pour plaisanter. Ils n’ont pas non plus digéré la bronca lors de La Marseillaise. Ça se voit lorsque Manu Petit brandit un poing rageur en inscrivant le but du 2-0 à la 31e. Puis c’est visage fermé que Thierry Henry célèbre le sien à la 40e sur une remise de la tête de Trezeguet (3-0). Vingt ans plus tard, on réalise à quel point la paire Titi-Trezegol était phénoménale et que l’équipe de France est passée à côté d’un fabuleux destin en sacrifiant le Franco-Argentin... Juste avant la mi-temps, Djamel Belmadi (OM) fiche un magnifique coup franc direct dans la lucarne de Barthez. Le Stade de France explose d’une joie tellurique, tous drapeaux vert-blanc au vent ! Le score de 3-1 à la mi-temps, pas si déshonorant pour les Fennecs, satisfait tout le monde, sur le terrain et dans les tribunes.


Lilian, Sofia et Mamadou...


Mais en seconde période, les Bleus repartent à l’attaque, et c’est Pirès qui fait monter la cote d’alerte en marquant à la 54e. Car à 4-1 et encore 35 minutes à jouer, on craint désormais la correction pour les Fennecs. L’humiliation, aussi ? À la 76e minute, une jeune fille ceinte d’un grand drapeau algérien saute la barrière et se met à courir sur la pelouse en criant des mots inintelligibles. Sofia Benlemanne, Lyonnaise de 19 ans, est aussitôt imitée par deux, puis trois individus qui pénètrent sur le terrain. Ils brandissant eux aussi les couleurs de l’Algérie. Les stadiers accourent en vain. Et c’est parti ! Des centaines de supporters algériens déferlent ensuite sur la pelouse dans un joyeux bordel, au milieu des joueurs médusés. Apeuré, Barthez file aux vestiaires, suivi bientôt par les autres Bleus. Sauf Thuram ! Pris d’une rage folle, il alpague sèchement un jeune chahuteur de 17 ans, Mamadou Ndiaye, en lui hurlant des remontrances. « Je lui ai pris le bras et je lui ai dit : "Est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ?" Il m’a regardé et il m’a dit simplement : "Désolé." Tu réalises le tort que tu es en train de faire à des milliers de gens ? » , racontera Lilian dans L’Équipe deux jours plus tard. Le match est alors interrompu, alors que les CRS évacuent tant bien que mal la pelouse toujours envahie de joyeux déconneurs aux maillots algériens.



Dans la tribune présidentielle garnie d’une bonne partie du gouvernement, le Premier ministre Lionel Jospin demeure immobile, livide. Marie-Georges Buffet intervient au micro : « Je suis Marie-Georges Buffet, je suis la ministre de la Jeunesse et des Sports, respectez ce match, respectez la joie ! » Les huées lui répondent... Les joueurs ont regagné les vestiaires, mais restent pour la plupart dans le large couloir qui mène au terrain. Zinédine, rhabillé d’un survêt', dédicace des photos à quelques Fennecs qui le lui demandent gentiment. La partie ne reprendra plus. Pour la première fois, un match des Bleus est stoppé net sur le sol français. L’envahissement de la pelouse tient plus de la déconnade généralisée et n’a rien à voir avec une manifestation terroriste. Lors du tirage au sort de la Coupe du monde 1998, en décembre 1997 à Marseille, les petits « rebeus » marseillais avaient déjà perturbé l’événement en pénétrant eux aussi sur la pelouse du Vélodrome. Mais en ce soir du 6 octobre 2001, ces cavalcades intempestives retransmises en direct par TF1 sont catastrophiques. Face à la gravité de la situation, l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Ghouali, réagit aussitôt, trouvant les mots justes : « Ce match a été victime de sa propre densité passionnelle. » Gilles Smadja, directeur de cabinet de Marie-Georges Buffet, est effondré. En 2021, il confessera ses regrets que ce match ait eu lieu en France : « Ce fut une erreur majeure. La célébration d’une amitié avait du sens en Algérie. En France, ça prend un tout autre sens, qui nous échappe, nous ramène aux enjeux de politique intérieure, aux questions sociales, d’intégration. On le savait. À la limite, ça n’a pas été une énorme surprise, les incidents au Stade de France. » C’est surtout la déflagration sociétale consécutive à cette rencontre avortée qui va être énorme...

Lisez la troisième et dernière partie ici

Retrouvez la première partie ici




Aux origines du match France-Algérie de 2001


Chérif Ghemmour / Photos : IconSport
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié






Dans cet article


Partenaires
Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Olive & Tom Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
Hier à 09:38 LOTO du mercredi 27 octobre 2021 : 14 millions d'€ à gagner !
Hier à 17:03 Auvergne : un arbitre doit passer un alcootest après un match de U18 64 Hier à 16:49 Le président de l'ASJ Soyaux dément les accusations de Samantha Johnson 19
Partenaires
Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi
Hier à 11:11 Joey Barton dans la tourmente après ses propos sur l'Holocauste 158 Hier à 10:29 L'avocat de Maradona assure que sa mort est due à un mauvais traitement médical 23