- Mondial 2026
- Finale
- Espagne-Argentine (1-0, AP)
La presse argentine part en croisade pour que Messi obtienne le Ballon d’or

Un neuvième pour la route ? Au lendemain de la défaite en finale de la Coupe du monde face à l’Espagne (1-0, A.P.), la presse argentine a d’abord reconnu la supériorité espagnole qualifiée par TyC Sports de « trop forte », avant de s’attarder sur un débat visiblement beaucoup plus important après une défaite en finale avec deux frappes tentées… le Ballon d’or.
« Décerner le Ballon d’or à Rodri serait une insulte »
Le même journal cité quelques lignes plus tôt a développé une longue tirade pour défendre son roi qui a survolé la compétition à 39 piges avec huit pions et quatre passes décisives, face à Rodri… qui n’a rien demandé : « Décerner le Ballon d’or à Rodri est presque une insulte, cela témoigne d’un manque total de sensibilité. Non pas parce que l’Espagnol est un mauvais joueur, mais simplement parce que Messi était l’âme de l’Argentine et de la Coupe du monde. À 39 ans, il a illuminé les terrains de son génie et de ses larmes, remplissant les cages de buts et les stades de supporters de toutes nationalités venus assister en personne à ce phénomène du temps », avant de se pencher sur les stats du milieu espagnol : « Si le critère est de récompenser les vainqueurs, alors il faut dire à Infantino et à son équipe que le football se gagne avec des buts, pas avec des passes. Rodri n’a pas seulement échoué à marquer un but lors de cette Coupe du monde : il a effectué une infinité de passes sans qu’aucune ne se traduise par une passe décisive. » Rien que ça.
Pour d’autres, ce n’est pas l’heure de penser à cette récompense individuelle, mais c’est surtout le moment de dire merci à la Pulga, qui devrait dire « au revoir » à l’Albiceleste. Clarin loue l’héritage laissé par Messi : « Messi a persévéré jusqu’au bout, enseignant à toute une génération – qui s’était détournée de l’équipe nationale – de ne jamais abandonner. L’héritage qu’il laisse derrière lui dépasse largement ses exploits viraux sur le terrain. C’est une façon de voir et de comprendre la vie – qui, en fin de compte, ressemble étrangement au football. Merci, Léo. Tu nous as apporté tant de bonheur. Tes larmes sont les nôtres. Repose-toi maintenant, tu l’as bien mérité. »
De son côté, Olé salue la compétition épique de l’octuple Ballon d’or : « Il a été sensationnel, s’imposant comme le leader incontesté des 26 Argentins et sans doute comme le meilleur joueur de tout le tournoi. »
Osé de demander un Ballon d’or pour huit matchs.
La détresse de Lionel MessiEM














































