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Beto Márcico : « Un Boca-River ou un match d'accession de Toulouse ? Je choisis le Téfécé »

Touchée de plein fouet par la seconde vague de coronavirus (plus de 500 morts et près de 30 000 cas par jour), l’Argentine aura au moins quatre-vingt-dix minutes pour penser à autre chose ce dimanche. À 22h30 heure française, Boca Juniors et River Plate s’affrontent en quarts de finale du tournoi local. Pour ce troisième Superclásico pandémique, la Bombonera sera une fois de plus orpheline de ses supporters. Figure du Boca des années 1990, « Beto » Márcico, 61 ans, fera partie des hinchas à la maison. Avant de préparer l’asado pour voir le match, l’ancienne idole du Stadium de Toulouse ouvre sa boîte à souvenirs et livre son regard sur la mythique rivalité argentine, le marché immobilier, la diététique, mais aussi son Téfécé qu’il rêve de revoir en première division. Et pourquoi pas retourner dans la Ville rose ? Entretien Ultra Violeta.


C’est le troisième Boca-River sans public en raison de la pandémie. Avec des tribunes vides, c’est quand même un Superclásico ?
Ce n’est pas la même chose du tout. C’est triste. En plus de ça, je pense qu’ici on va encore attendre longtemps avant de revoir du public dans les stades. Cette situation va forcément avantager River Plate. Une Bombonera pleine, c’est tellement impressionnant ! Le public n’arrête pas de chanter. Quand tu entres sur le terrain avec le maillot de Boca, tu as envie d’aller au charbon comme un fou. Ces dernières années, River a été supérieur, mais Boca a pu rompre ce cycle victorieux en remportant les deux derniers championnats.

« Aujourd’hui en Argentine, les plus beaux à voir jouer, ça reste encore River. Mais moi je n’ai pas envie que Boca joue comme eux. Je veux qu’on joue comme Boca. On va au charbon. C’est ça notre identité. »

Tu te souviens de ton premier Superclásico ?
C’était au Monumental en 1992. On perd 1-0. Diego Latorre égalise, mais Ramon Díaz nous plante un penalty derrière. Finalement, Latorre nous ramène encore au score. 2-2. Ce jour-là, le stade était plein à craquer. Je n’avais jamais vu le stade de River comme ça. C’était incroyable. Est-ce que j’avais les jambes qui tremblaient un peu ? Non, parce que j’avais de l’expérience. Ce que j’aimais dans ce match c’était l’opposition de style entre le beau jeu de River et la « niaque » de Boca. Aujourd’hui en Argentine, les plus beaux à voir jouer, ça reste encore River. Mais moi je n’ai pas envie que Boca joue comme eux. Je l’ai encore dit à la radio argentine l’autre jour. Je veux qu’on joue comme Boca. On va au charbon. C’est ça notre identité.

Qu’est-ce qu’on ressent quand on marque contre River Plate avec le maillot de Boca Juniors ?
Ah c’est différent ! Pendant quelques jours, quand les fans de Boca te voient dans la rue ou dans un café, ils te prennent pour Dieu ! J’ai toujours été bon contre River. Avec Ferro Carril Oeste et Boca, je leur ai mis neuf buts en tout. Je me rappelle tous ceux que j’ai marqué contre eux. Une fois, je leur en ai mis quatre à un tournoi d’été !



« Je ne casse rien chez moi, mais si Boca gagne, il faut une bouteille. La bouteille de champagne ! Toujours ! Tout le temps ! »

À Toulouse, tu as raconté qu’il t’arrivait de faire le mur pendant les mises au vert pour aller en boîte à la veille de certains matchs. Et avant un Boca-River ?
Ce n’est pas possible de faire ça ici parce que les supporters te rentrent dedans dès qu’ils te voient arriver en boîte. Si en plus de ça, tu as le malheur de faire un mauvais match le lendemain, tu peux te chercher un autre club (Rires.) Il y a des fans de Boca qui préfèrent utiliser le peu d’argent qu’ils ont pour aller voir le match plutôt que de s’acheter un pantalon ou bouffer le soir. Le football ici c’est différent. Il faut être à la hauteur et avoir beaucoup de respect.

Tu vibres encore en voyant un Boca-River aujourd’hui ?
Oui ! Comme un gros supporter. Comme je n’ai plus la possibilité d’être sur le terrain, je vis le match avec beaucoup d’intensité. Plus les années passent et plus je me sens supporter de Boca. Je retrouve un peu cette passion, cette rage que j’avais quand j’étais enfant. Je retrouve la fibre que j’avais gamin. Dernièrement, j’ai beaucoup souffert contre River. Je ne casse rien chez moi, mais si Boca gagne, il faut une bouteille. La bouteille de champagne ! Toujours ! Tout le temps !

Les derniers Superclásicos ont été loin d’être dingues en matière de spectacle. Aujourd’hui, les stars du match sont en dehors du terrain : Riquelme comme dirigeant de Boca et Gallardo sur le banc de River...
Si on parle autant d’eux, c’est parce qu’il n’y a pas de stars sur le terrain. Des deux côtés. Tévez ? Il a 35 ans quand même ! À Boca, on a le Colombien Sebastián Villa. C’est un bon joueur, mais ce n’est pas un crack ! River a perdu beaucoup de joueurs comme Nacho Fernández. Je pense que ligne par ligne, même si notre milieu de terrain est jeune, on est plutôt à égalité avec eux aujourd’hui.

« En sélection, à part Messi, il n’y a plus de stars. Agüero est en fin de carrière, Di María aussi. Higuaín n’est plus là. On a beaucoup parlé de Dybala à un moment, mais il a déjà 27 ans ! Pour moi, tout le foot sud-américain passe un moment compliqué. »

Tu trouves qu’il y a encore des magiciens dans le championnat argentin ?
Je sens qu’on en verra plus beaucoup. Les jeunes qui arrivent, dans deux ans ils sont en Europe. Et ceux qui viennent d’Europe pour jouer à Boca ou River, ça veut dire qu’ils ne passaient pas un bon moment là-bas. C’est qu’il y a un truc qui n’a pas marché et le type veut rentrer. Rojo qui est arrivé à Boca par exemple. Il ne jouait pas depuis un an et demi à Manchester United ! De tout de façon, je trouve que même dans la sélection, à part Messi, il n’y a plus de stars. Agüero est en fin de carrière, Di María aussi. Higuaín n’est plus là. On a beaucoup parlé de Dybala à un moment, mais il a déjà 27 ans ! Il doit faire la différence maintenant ! Pour moi, tout le foot sud-américain passe un moment compliqué.

Tu ne veux pas filer un coup de main à Riquelme à la direction sportive de Boca ?
Pour le moment non. Après ma carrière de joueur, j’ai essayé de faire quelque chose dans le football. C’est un milieu trop compliqué. Quand tu es joueur, tu te défends sur le terrain. Quand tu n’y es plus ... Je n’ai pas envie de passer des moments difficiles.

Ton cœur est plus Boca ou Toulouse ?
En Argentine c’est Boca et en France c’est Toulouse (Rires.)

On a beaucoup revu les images du Toulouse-Naples de 1986 après la mort de Maradona. Toi aussi ?
Oui. Pour moi, c’est l’image la plus forte de l’histoire du Téfécé. Diego était le meilleur joueur du monde, tout juste champion du monde. Et on l’a éliminé ! Et de quelle façon ! Naples, c’était la folie. Jouer là-bas contre Diego à ce moment-là c’était énorme. Et puis on gagne le retour aux tirs au but comme ça... J’ai encore le maillot de Diego de ce match-là chez moi.



Six mois après sa mort, les Argentins voient encore Diego partout...
Bien sûr. Les supporters de Boca ont même dit qu’il avait empêché un but de River lors du dernier Superclásico (Rires.) Diego va toujours rester avec nous. C’était le plus grand.

Tu arrives à suivre le Téfécé à distance ou tu n’as pas de VPN ?
Je les suis tout le temps ! Je regarde beaucoup le site du club et mon fils m’aide à voir les matchs sur mon téléphone. Il me tient souvent au courant des résultats. J’ai beaucoup de contact avec des fans toulousains sur WhatsApp. L’autre jour, l’un d’eux m’a appelé pour me dire : « C’est fini Beto ! On va aller en barrages ! » . J’ai six supporters qui me parlent très souvent. C’est dommage de ne pas avoir obtenu la montée directe. Les barrages vont être difficiles parce que l’effectif est très jeune. Ce n’est pas une équipe avec beaucoup d’expérience. Qui est 18e de Ligue 1 déjà ? Nantes !!! Putain. Ce serait fou Nantes en D2. Ils ont Kombouaré hein ? Il était à Toulouse aussi (Rires.)

« Avec Sadran, le club était surtout une entreprise. L’idée était juste de faire de bonnes affaires. Les nouveaux dirigeants, tu vois tout de suite qu’ils connaissent le football. »

Tu n’aimais pas beaucoup Olivier Sadran. Et Damien Comolli alors ?
Je crois que maintenant il y a des gens avec une vraie mentalité footballistique. Avec Sadran, le club était surtout une entreprise. L’idée était juste de faire de bonnes affaires. Les nouveaux dirigeants, tu vois tout de suite qu’ils connaissent le football.

Tu pourrais bosser avec Toulouse ?
Si un jour, ils ont besoin de Beto, j’aimerai bien travailler pour le Téfécé. À quel poste ? Je pourrais bosser comme recruteur. Je pense que l’équipe a besoin de quatre ou cinq joueurs solides pour aller en première division. Tu peux trouver des joueurs en Amérique du Sud. Le problème c’est qu’ici un joueur fait quatre ou cinq bons mois et il vaut dix millions d’euros. C’est une folie. Mais moi, je peux les renseigner !

Tu travailles toujours dans l’immobilier ? Pas trop la galère avec la pandémie ?
Terrible. Même sans le virus, c’était dur. Je suis tout le temps sur les chantiers. Pour l’immobilier, l’Argentine c’est un pays très compliqué. Il y a le problème avec la valeur du dollar, l’accès au crédit, l’inflation... C’est toujours très difficile de travailler ici. Parfois, je pense à rentrer en France ou partir vivre aux États-Unis.

Il paraît que tu commandais huit à dix pizzas par semaine quand tu jouais. Tu vas commander quoi pour le superclásico ?
Je me suis déjà mangé une pizza hier soir (Rires.) À l’époque, je pouvais en manger deux ou trois par jour. Mais pour le match c’est asado.

Tu as pris combien de kilos pendant la pandémie ?
Rien ! J’ai un tapis de course chez moi. Je fais 14 kilomètres tous les jours !

Si tu dois choisir entre Boca-River et un match d’accession de Toulouse en Ligue 1 ?
Je choisis le Téfécé. Les Clásicos on en aura encore. Je veux que Toulouse soit en première division ! Allez Toulouse !

Propos recueillis par Georges Quirino-Chaves, à Buenos Aires
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