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Baždarević-Hadžibegić, au souvenir de Sarajevo

À l'heure du derby francilien, les coachs bosniens du Paris FC et du Red Star ne pourront que se remémorer l'époque des FK Sarajevo-Željezničar, dans lesquels ils s'affrontaient entre 1979 et 1985. Des duels atteignant d'autres altitudes en matière de tension, de défi sportif et surtout de passion que celui qui aura lieu à Charléty ce vendredi.

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Les trajectoires de Faruk Hadžibegić et Mehmed Baždarević sont tout sauf parallèles. Elles ressemblent plutôt à un tressage où à chaque fois qu'elles se croisent, elles font des habituels amis des rivaux d'un jour. « On se connaît depuis plus de 40 ans, c’est long, tente de compter Hadžibegić. Mais les concours de circonstances font que vendredi, nous serons une nouvelle fois adversaires. Mais seulement pendant 90 minutes, pas une de plus. » Anciens coéquipiers en équipe de Yougoslavie dans les années 1980, puis au FC Sochaux-Montbéliard, les Bosniens vivront la quatrième confrontation directe dans leur carrière d’entraîneur. Lors de la saison 2003-2004 en Ligue 2, Faruk et Troyes voyaient Istres et Mécha leur résister (0-2 à l’aller, 0-0 au retour) ; cinq ans plus tard pour un huitième de Coupe de France, le Grenoble de Mécha avait sorti le Dijon de Faruk aux tirs au but.


« Bažda » est donc invaincu face à son homologue et c’est encore lui qui s’avancera en tant que favori ce vendredi. Le successeur de Fabien Mercadal au PFC est en embuscade dans le haut du tableau (6e à un point du podium), quand Hadžibegić, qui a remplacé Régis Brouard en octobre au Red Star, devra entretenir l’espoir du maintien pour l’actuelle lanterne rouge. Un derby pour la forme, la rivalité entre les deux clubs franciliens étant à des années-lumière de celle qu'ils ont pu connaître du côté de Sarajevo.


L’étoile bordeaux et le train bleu


Dans leur jeunesse, au cœur d'une ville déjà bien compartimentée entre les différentes ethnies et les religions, une question revenait incessamment au moment de décliner son identité. « Tu es pour nous ou pour eux ? » Nous, c’était le Fudbalski Klub Sarajevo, club fondé en 1946 par le pouvoir communiste et soutenu par les élites. Eux, le Željezničar, originellement club des cheminots et resté comme le plus populaire. Ou inversement. Hadžibegić et Baždarević n’ont jamais eu de soucis pour y répondre. « On n’avait pas à choisir notre camp, c’est quelque chose de génétique, explique Faruk. À la naissance d'un gosse, la première chose qu’on faisait, c’était lui mettre un chapeau du Klub ou du Željo sur la tête. Le petit bébé n’était pas encore sorti de l’hôpital qu’il était déjà dans un camp. » Hadžibegić, lui, a grandi dans le centre de Sarajevo, avenue Maréchal Tito, artère située au nord de la rivière Miljacka, zone de la ville dévouée au FK Sarajevo.


S’il jouait gamin au pied de la cathédrale du Sacré-Cœur, son père Ismet l’emmenait aux entraînements des Bordo-Bijeli dès l’âge de quatre ans pour observer son idole Asim Ferhatović. Un club qu’il intégrera dès ses neuf ans avant d’en devenir une des grandes stars, aux côtés d’un certain Safet Sušić. Impossible de renier ses origines, pour un type qui a « un jour demandé à sortir avec une fille qui portait un maillot de Sarajevo sur le dos » ou qui arbore toujours un porte-clé aux couleurs de son club de cœur. « Quand je jouais au Betis (de 1985 à 1987, N.D.L.R.), à la mi-temps, je sortais du vestiaire pour demander le résultat du match de Sarajevo » , insiste-t-il.



Pour Mehmed Baždarević, le panorama est différent. Sa famille est originaire de Višegrad. Un bourg situé à la frontière de la Serbie et dépeint par le prix Nobel de littérature Ivo Andrić, dans le roman Le Pont sur la Drina. Mais au moment de débarquer à Sarajevo, c'est dans le quartier du Grbavica qu'ils se sont installés, soit à quelques encablures du stade du Željezničar. L'idole de Mécha se nomme Ivan Osim, qui deviendra par la suite son coach en club et son sélectionneur. Très tôt repéré comme un magicien balle au pied, Baždarević sera surclassé au point de se retrouver face à Hadžibegić, de trois ans son aîné, dans des premiers derbys disputés en catégorie jeune. « Mehmed était un excellent joueur qui était agréable à regarder, même en tant qu’adversaire, reconnaît ce dernier. Il y avait ce respect pour la classe footballistique qu’il avait. »

Trinquer à la défaite de l'autre


Ces deux joueurs emblématiques ne pouvaient rester chacun dans leur coin. Et c’est la sélection qui les a rapprochés. « Quand tu arrives en sélection, tu cherches forcément les gens de ta ville. Et Faruk était notre leader, faisait l’unanimité, nous apportait sa sérénité. Plusieurs fois, il nous a ramenés sur le droit chemin et évité qu’on parte en live » , rapportait Mécha au Parisien. Une estime mutuelle qui deviendra avec le temps une vraie amitié, que même la rivalité de leurs clubs n’a pu menacer. « On savait faire la part des choses, assure l’ancien libéro du Klub. On était une jeunesse dorée parce qu’on traversait une période extrêmement positive que ça soit au lycée, à l’université et au football... On menait une vie normale. Au-delà des rivalités, on avait une amitié entre nous. Et en dehors des périodes de match, on pouvait se voir sans aucun problème. » Le plus souvent au bar que tenait la famille Baždarević, pour des troisièmes mi-temps endiablées et respectées « du lundi au samedi » . Excepté, bien entendu, à l’approche du fameux derby de Sarajevo.



Ces rencontres étaient l’événement phare pour les Sarajéviens, qu’ils soient bleus ou rouge bordeaux. « Tout le monde mémorisait les dates des derbys, note Hadžibegić. Il faut vivre ça pour comprendre. C’est une folie, c’est maladif, c’est le stress, quelque chose d’hallucinant. Notre stade comptait 50 000 places, il y avait encore 10 000 personnes autour parce qu’il n’y avait plus de place pour tout le monde. » Pour Hadžibegić, seul le derby entre l’Étoile rouge et le Partizan peut se valoir en matière de ferveur, même si dans les affrontements entre les Manijaci (les « maniaques » ) du Željo et les Pitaris (les « mangeurs de pita » , avant d'être renommés dans les années 1980 la Horde Zla, soit les « hordes du mal » ) sont moins violents qu’à Belgrade. D'autant qu'ils ont vécu cette concurrence exacerbée dans un contexte de prospérité pour les clubs bosniens.


Après un Euro 1984 disputé ensemble en France, l’année 1985 est particulière pour les deux hommes : Faruk remporte son premier titre de champion de Yougoslavie, quand Mehmed porte le Željezničar jusqu’en demi-finale de la Coupe de l’UEFA. Un faste qui fait forcément écho aux déboires que connaîtra ensuite le pays avec la guerre qui éclatera dans les années 1990. Mais même pendant leur exil à Sochaux, les deux compatriotes ne pourront s’empêcher de garder un œil sur les résultats de leurs clubs. Encore aujourd’hui, si le hasard leur permet de ressasser leurs souvenirs dans les brasseries parisiennes, il leur est impossible de regarder un derby de Sarajevo dans une même pièce. À côté de ça, le derby francilien n’est forcément qu’une formalité. « Je vais donner les dernières gouttes de sang que j’ai pour gagner contre le Paris FC, clame Faruk Hadžibegić. Après, de là à parler de rivalité, non, ça n’a rien à voir. » Même si les courants d’air de Charléty auront au moins l'intérêt de réveiller chez les coachs la flamme de leurs batailles passées.

Par Mathieu Rollinger Propos de Faruk Hadžibegić recueillis par MR. À lire également sur le sujet, Le Dernier Penalty de Gigi Riva (Seuil)
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