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Marseille et Fletcher assurent le strict minimum

Par Kevin Charnay
4' 4 minutes
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Marseille et Fletcher assurent le strict minimum

Les Marseillais ont fait preuve de réalisme face aux courageux joueurs de Trélissac. Grâce à un très bon Fletcher, l'OM se qualifie pour le prochain tour.

Trélissac FC 0-2 Olympique de Marseille

Buts : Alessandrini (33e) et Fletcher (87e)

Ils l’ont fait ! Les Marseillais se sont enfin imposés à Chaban-Delmas, une première depuis 38 ans. Bon, il se trouve qu’il a fallu attendre d’y affronter Trélissac, un club de CFA2. Et en plus, ça a été laborieux. Mais quand même. Si l’on devait retenir du positif de ce match de l’OM, on mettrait l’accent sur le sang neuf dont manquait terriblement Marseille ces derniers temps. Même s’il ne sait toujours pas tirer les coups de pied arrêtés et qu’il y a toujours du déchet dans son jeu, Florian Thauvin a apporté explosivité et envie en première période. Le retour complet de Romain Alessandrini après plusieurs semaines de pépins physiques a également fait énormément de bien. Car quoi qu’on en dise, l’ancien Rennais est un des Marseillais les plus décisifs dans le dernier geste. Mais la plus grosse satisfaction, c’est surtout Steven Fletcher. L’attaquant écossais, recruté cet hiver pour faire souffler Michy, a régalé par son jeu en une touche de balle, ses déviations et sa qualité technique. Résultat : une passe décisive et un but.

Au métier

Pourtant, les amateurs de Trélissac n’ont pas du tout l’air impressionné par l’enjeu en début de match, et jouent de manière totalement libérée. Les Trélissacois ne se contentent pas de balancer devant et combinent plutôt bien dans des petits jeux à trois. Si bien que dès la première minute, Nicolas Cavaniol s’en va dans le dos de la charnière Rekik-Rolando pour aller défier Steve Mandanda en un contre un. Le gardien marseillais gagne son duel. Cavaniol est d’ailleurs très remuant sur son côté droit et ne cessera de prendre à défaut Paolo de Ceglie pendant toute la première mi-temps. Après vingt minutes de qualité, c’est logiquement que Trélissac baisse en intensité. Marseille retrouve de la maîtrise et ne tarde pas à convertir ses opportunités.

À la 25e minute, Nkoudou et Alessandrini combinent bien sur le côté droit. L’action aboutit à une frappe sur le poteau de la part de GK. Premier avertissement. Moins de dix minutes plus tard, Romain Alessandrini sanctionne et profite d’une talonnade maline de Fletcher pour allumer la lucarne.

L’OM est tout proche de faire le break grâce à une tête de l’Écossais sur corner. Sauf que les Marseillais manquent de tout gâcher par une suffisance qui n’a pas lieu d’être. Mauricio Isla, déjà coupable d’une relance catastrophique dans le premier quart d’heure, perd la balle dans sa propre surface et oblige Steve Mandanda à sortir une parade monstrueuse face à Steven Papin. Les joueurs de CFA terminent fort la première mi-temps, histoire de rappeler à Marseille que rien n’est acquis.

Sans se fouler

Au retour des vestiaires, on aurait pu croire que les Trélissacois allaient ralentir, vu qu’ils sont menés. Que nenni ! À peine dix minutes après la reprise, Cavaniol humilie une fois de plus De Ceglie, toujours aussi lent et emprunté. Malheureusement, comme souvent dans ce match, Cavaniol manque de lucidité dans le dernier geste et ne parvient pas à cadrer. Marseille se rassure alors en mettant définitivement le pied sur le ballon. Les Olympiens font tourner tranquillement, histoire de fatiguer et décourager les Périgourdins. Trélissac fait bloc et se projette rapidement à chaque récupération. Les Périgourdins ne laissent aucun espace à des Marseillais qui n’ont pas franchement envie de se casser le cul.

Le suspense du dernier quart d’heure est simple : est-ce que Steven Fletcher va marquer son premier but sous le maillot marseillais ? En effet, l’Écossais se crée énormément d’occasions en fin de match, profitant des espaces laissés par Trélissac, qui tente le tout pour tout. D’abord, il prend sa chance de la tête. Mais le ballon passe légèrement au-dessus. Ensuite, sur une contre-attaque éclair menée par Nkoudou, il se retrouve seul face au gardien. Il ne trouve toujours pas le cadre. Finalement, quelques minutes plus tard, l’ancien des Wolves finit par trouver la faille sur un beau centre de Barrada. Même si Marseille et Trélissac se sont finalement créé le même nombre d’occasions, le réalisme a fait la différence. Heureusement.

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