Déjà éliminée au coup d'envoi, la Turquie a enfin montré un visage convaincant face aux États-Unis (3-2). Avec une victoire acquise dans la douleur au bout du temps additionnel, les hommes de Vincenzo Montella quitte le Mondial la tête haute.
Turquie 3-2 États-Unis
Buts : Guler (10e), Kökçü (31e) et Ayhan (90e+8) pour les Turcs // Trusty (3e) et Berhalter (49e) pour les USA
Et si la Turquie avait eu cette efficacité dès le début de la compétition ? C’est certainement la question que se posent tous les supporters turcs ce matin. Vainqueurs des États-Unis à Inglewood (3-2), les joueurs de Vincenzo Montella quittent le Mondial sur une bonne note mais la tête pleine de regrets.
Tout feu tout flamme
En début de rencontre, c’est pourtant à se demander si la Turquie ne veut pas contester à la Tunisie le statut de pire équipe de la compétition. Au milieu d’une défense apathique, Auston Trusty a tout le loisir d’ouvrir le score suite à un corner et on se dit que la soirée risque encore d’être longue (0-1, 3e). Sauf que la Turquie se met à jouer comme l’équipe que l’on attendait pour cet été et qu’Arda Guler égalise sur le premier tir de son équipe (1-1, 10e). Enfin se dit-on, puisqu’après 62 tentatives infructueuses, les Turcs trouvent enfin le chemin du but dans le tournoi. Si la défense se dort encore un peu dessus par moment, notamment sur corner, un magnifique mouvement collectif permet à Orkun Kökçü de doubler la mise sur le deuxième tir des siens (2-1, 31e). La révolte est bien tardive mais elle a le mérite d’exister. Le match se tend un peu mais c’est bien la Turquie qui pousse de plus en plus pour poser un troisième but, avant que Weston McKennie et encore Trusty ne rappellent tout le monde à l’ordre : les USA n’ont pas gagné leurs deux premiers pour rien non plus. À la pause, la Turquie est devant mais tout reste à faire !
Début et fin
Dès la reprise, on se rappelle pourquoi la Turquie est éliminée. Incapable de sortir des vestiaires concentrée, elle concède immédiatement l’égalisation, sur un ballon mal dégagé que Sebastian Berhalter envoie au fond d’une belle frappe (2-2, 49e). On pense alors les États-Unis partis pour rouler sur leur adversaire, surtout avec l’entrée de Christian Pulisic, qui apporte de suite sa folie balle au pied.
Sauf que même si la Turquie s’endort franchement, Ugurcan Cakir est énorme dans ses buts. Il s’interpose par deux fois devant la star américaine, quand Brenden Aaronson manque inexplicablement le cadre. C’est le moment choisi par Kenan Yildiz pour se réveiller et secouer les siens. S’il manque de trouver la lucarne, il permet aux Turcs de sortir la tête de l’eau, à l’image de Guler qui pose son vis à vis sur les fesses. On se dirige vers un nul dur à avaler pour les États-Unis mais la pilule va être encore plus indigeste. Au bout du bout et après une huitième minute de temps additionnel, c’est le défenseur Kaan Ayhan qui vient se jeter au deuxième poteau pour offrir une sortie digne de ce nom à la Turquie (3-2, 90e+8). Le rideau se baisse, les USA ont la tête dans le sac et on perdu Trusty sur blessure. Ils verront tout de même les seizièmes de finale et la Bosnie, la Turquie verra l’aéroport…
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