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Kimpembe, presque KO mais toujours debout

Par Mathieu Rollinger, au siège de la FFF
4' 4 minutes
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Kimpembe, presque KO mais toujours debout

Didier Deschamps a bien coché le nom de Presnel Kimpembe sur sa liste pour affronter le Kazakhstan (13 novembre) et se rendre en Finlande (16 novembre) avec les Bleus. Un nouveau tour de manège pour le stoppeur parisien, qui n'en finit plus d'enchaîner les matchs et les nouveaux défis, au détriment de la qualité de ses prestations, certainement.

Les 60 minutes de sommeil supplémentaires accordées par la grâce du passage à l’heure d’hiver du week-end dernier étaient un délice. Pour tout le monde, mais surtout pour Presnel Kimpembe. Sous sa couette, le défenseur parisien pouvait alors se rendre compte de l’importance de recharger les batteries. Il faut dire que la marmule n’a pas eu de répit depuis un bail, que cela soit en sélection ou avec son club. Chez les Bleus, il est de toutes les listes depuis octobre 2019 et a disputé intégralement 14 des 16 derniers matchs des Bleus (il fut laissé au repos pour le déplacement au Kazakhstan et sur le banc contre la Belgique). Au PSG, il n’a raté qu’un seul match de Ligue 1 depuis le 31 janvier 2021 (une suspension contre Reims en mai) et a dû passer son tour seulement à deux reprises en Ligue des champions depuis la saison 2018-2019.

« Presnel ne fait pas tout bien »

Le surmenage, un mal du siècle, mais surtout celui du gaucher qui semble en ce début de saison payer tous ces efforts. Moins impérial défensivement, le natif de Beaumont-sur-Oise est souvent pris à défaut sur des duels ou coupable de fautes qui peuvent coûter cher, comme celle sur Nkunku mercredi soir, permettant à Leipzig de recoller sur un ultime penalty. Un dérapage qui fait de lui, à égalité avec Thiago Silva, le joueurs du PSG qui a concédé plus de penaltys en Ligue des champions depuis qu’Opta analyse la compétition. Comme lorsqu’on lutte contre le sommeil au volant sur une longue distance, difficile de ne pas perdre sa concentration quand on manque cruellement d’énergie.

Évidemment, cette situation n’a pas échappé à l’œil vigilant de Didier Deschamps. « Il fait partie de ces joueurs qui enchaînent tous les matchs, peut-être un peu trop, certainement, concède le sélectionneur tricolore à l’annonce de sa liste. Mais je me mets à la place de Pochettino : quand on est au PSG, il faut gagner tous les matchs, donc il fait en sorte de mettre l’équipe la plus performante. » Après tout, lui-même raisonne de la même manière que le coach argentin : malgré l’usure, hors de question de se priver de Presko. « Presnel ne fait pas tout bien. Il peut avoir des périodes un peu moins bonnes, note le Basque. L’idéal, c’est de gommer tout ça, mais je regarde la partie positive qui est plus importante que la partie négative. Il apporte sa capacité dans les duels, dans la relance (même s’il ne doit pas trop en abuser) et dans la maîtrise technique. Il se laisse encore un peu trop emporter dans certains duels où il pourrait éviter certaines fautes, mais ce sont les défauts de ses qualités. »

Le Pres’ rotatif, pour bientôt ?

Comment lâcher maintenant celui qui compose la charnière titulaire des Bleus, surtout quand son acolyte Raphaël Varane est forfait ? Comme tout coach, Deschamps a besoin de certitudes. Notamment au moment de composter son billet pour le Qatar. Une victoire contre le Kazakhstan samedi 13 novembre au Parc des Princes, le jardin de Kimpembe, c’est tout ce dont il a besoin pour valider « le deuxième des trois objectifs de l’année » après un échec à l’Euro et le succès en Ligue des nations. Pourtant, lors du carré final de cette dernière compétition, une alternative avait justement permis de faire souffler (ou d’écarter) le Colonel : face aux Diables rouges, c’est Lucas Hernández qui occupait l’axe gauche de la défense à trois, bien calé entre Varane et son piston de frère Theo, sans nuire à l’équilibre défensif de cette équipe. Cette option pourrait un jour ou l’autre être reconduite, le Bavarois n’ayant rien à envier au Parisien dans l’agressivité défensive et pouvant être même plus précieux avec le ballon. L’hiver approchant, Presnel n’a peut-être pas intérêt d’entrer en hibernation : la concurrence existe bel et bien en équipe de France et, qui sait, elle pourrait aussi débouler au PSG si Sergio Ramos daigne revenir en forme. Alors dormir, oui, mais peut-être que d’un œil.

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Par Mathieu Rollinger, au siège de la FFF

Propos de DD recueillis par MR.

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