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Cette fois, l’OM est au rendez-vous

Par Adrien Hémard-Dohain, au Tottenham Hotspur Stadium
Cette fois, l’OM est au rendez-vous

Oui, l'Olympique de Marseille s'est incliné à Tottenham pour son premier match de la saison en Ligue des champions. Mais non, l'OM n'a pas été ridicule. Bien au contraire, ils repartent de Londres avec la certitude d'avoir, cette fois, une carte à jouer en C1.

La rumeur raconte que les supporters de Tottenham ne connaissaient pas les joueurs de l’OM avant le coup d’envoi du match. Quatre-vingt-dix minutes plus tard, ils ont fait la connaissance d’un Olympique de Marseille qui a bien failli cueillir leurs Spurs dès la rentrée européenne. Des rues du nord de Londres à la pelouse du Tottenham Hotspur Stadium, Marseille a renoué avec son rang. Certes, la victoire n’est pas (encore) au bout, l’expulsion de Chancel Mbemba en tout début de second acte stoppant net l’élan des Marseillais, battus 2-0. Mais à l’heure de replier bagages vers le Vieux-Port, l’OM peut avoir la tête haute et le regard serein vers ses prochains rendez-vous européens. Cette saison, pas question de figuration en Ligue des champions.

Des Marseillais au niveau

À trois heures du coup d’envoi, ce sont d’abord les 1500 supporters olympiens qui ont lancé les hostilités à quelques hectomètres du stade. Dans le bon sens du terme. Accueillis par un dispositif policier adapté, courtois et particulièrement efficace, les chœurs ciel & blanc ont déambulé dans le nord de Londres sous les yeux curieux, parfois ébahis, des locaux. À grands coups de chants, et en évitant les pièges semés sur la route par la police équestre, le long cortège a donné le ton de la soirée : Marseille n’est pas venu pour plaisanter. Une heure avant le coup d’envoi, alors que le bus marseillais était encore coincé dans les embouteillages, les supporters de l’OM ont pris leurs aises dans un stade où l’on a plus entendu leurs chants que ceux des locaux. Ce qu’on doit tant à la ferveur phocéenne qu’au spectacle sur la pelouse.

Privés d’Alexis Sánchez, suspendu, les Marseillais et leur relative inexpérience de la C1 (174 matchs cumulés dans le groupe, contre 439 côté anglais) ont vite pris la mesure de l’évènement. C’est simple, ils ont passé les 45 premières minutes de la rencontre dans le camp de Tottenham, à gagner chaque duel, donnant une curieuse impression de surnombre. Et quand les flèches londoniennes profitaient des quelques pertes de balle, Chancel Mbemba et Éric Bailly faisaient le ménage derrière, épaulés par Samuel Gigot, tranchant pour son retour. De quoi laisser Pau Lopez tranquille. L’Espagnol s’est même payé Son d’une feinte de frappe. La confiance et la maîtrise étaient bien olympiennes, la justesse technique aussi. En face, Tottenham balbutiait son football, et le trio Richarlison-Kane-Son enchaînait les approximations, pendant que Perišić se planquait sur sa ligne. Bref, l’OM a dicté sa loi.

Radieux Londres

« L’OM est une équipe excellente, physiquement très forte, avec un beau marquage, des duels partout sur le terrain. En première mi-temps, on a eu des difficultés, surtout sur les duels. On n’a eu qu’une occasion », a d’ailleurs reconnu Antonio Conte après la rencontre. L’Italien et son staff avaient pourtant étudié le jeu phocéen, notant une faiblesse : « Quand on joue contre une équipe comme l’OM, si on gagne des duels, on libère beaucoup d’espaces. La première mi-temps, on ne l’a pas fait. L’OM a bien joué en défense. En seconde période, on a exploité la situation tactique. On a conservé le ballon, on a attaqué les espaces avec Son, et le carton rouge nous a aidés. » Un constat partagé par Igor Tudor, qui a noté la solidarité de son groupe : « On est venu avec de la personnalité, du caractère, comme on le fait depuis le début de la saison. Ce n’est pas facile de venir ici, de dominer la première période comme on l’a fait. Ils jouaient à domicile, mais ont été une seule fois dans notre surface. »

L’expulsion logique de Chancel Mbemba aurait pu balayer ces belles promesses. Pour une fois, le Congolais – qui avait rattrapé Son comme un vulgaire chenapan avant la pause – a manqué de clairvoyance dans son intervention sur le Sud-Coréen. Mais même réduit à dix, l’OM de Tudor a dévoilé un visage qu’on ne lui connaissait pas encore. Solidaires, disciplinés et étonnamment calmes, les Marseillais ont longtemps repoussé les vagues adverses sans trembler. « Même à dix, on était là, ils ne nous ont pas vraiment mis sous pression avant de marquer le premier but. On a été bien présents », appréciait Tudor après le match. Là où la panique aurait pu s’emparer des Olympiens, ce sont finalement les Spurs qui sont peu à peu sortis de leur rencontre. Chaque six-mètres de Pau Lopez agaçait un peu plus Antonio Conte, ses joueurs et le public, quand ce n’était pas la roublardise des Phocéens sur plusieurs contacts ou remises en jeu. Un juste retour des choses quant à l’attitude des ramasseurs de balle locaux, par ailleurs.

Quoi qu’il en soit, après avoir copieusement dominé en première période l’actuel troisième de Premier League, et même s’il n’est pas à considérer comme un cadre européen (en est la preuve son élimination en phase de groupes de la C3 l’an dernier), Marseille lui a longtemps tenu tête en seconde, yeux dans les yeux, malgré l’infériorité numérique. Tout ce qu’il aura manqué à l’OM, à Tottenham, c’est un homme capable de créer le danger dans la surface. La suspension d’Alexis Sánchez et le coaching prudent de Tudor qui a laissé Ünder (longtemps) et Payet (tout le match) sur le banc, n’ont pas aidé. Dans un groupe de C1 réduit à cause d’une sanction du fair-play financier, sans Bakamabu et Dieng, l’OM n’avait de toute façon pas d’autres solutions à Londres. Ce qui ne sera pas le cas lors des prochaines rencontres pour concrétiser la domination olympienne, et les belles promesses affichées ce mercredi à Tottenham. Vivement la suite.

Par Adrien Hémard-Dohain, au Tottenham Hotspur Stadium

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