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Pour Vahid, Nantes est un orphelinat, un sous-marin et son seul échec

Les Nantais s’en souviendront. Vahid Halilhodžić a échoué dans sa mission quasi impossible : maintenir un FC Nantes à la ramasse. Le Franco-Bosnien de 74 ans en a terminé avec le métier d’entraîneur et le stade de la Beaujoire lui a rendu un dernier hommage avant Nantes-Toulouse. Sa famille et le staff nantais l’ont honoré. Puis certains supporters nantais ont envahi le terrain, provoquant l’interruption de la dernière rencontre des Nantais en Ligue 1. Et lui d’affirmer, à L’Équipe : « Mon seul échec, c’est là, avec Nantes. »
« Quand j’ai vu les gens courir vers les vestiaires, j’ai essayé d’arrêter cette folie, à la Vahid, pour dire stop car je savais ce que ça voulait dire pour Nantes si on arrêtait le match, que ça pouvait avoir des conséquences très graves », a réagi l’ancien attaquant à L’Équipe. Nantes pourrait repartir en Ligue 2 avec des points de retard, exactement comme ce qui était arrivé à Saint-Étienne en 2023. « Jamais je n’ai pensé que je pourrais être agressé. Pas une seconde. Les deux garçons qui sont passés à côté de moi n’avaient aucune agressivité avec moi. Et le vigile me tenait bien, je ne pouvais pas faire un pas vers eux. »
« On ne peut pas changer chaque année 20 joueurs »
Avant de partir en vacances puis à la retraite, Vahid a vidé son sac sur les deux mois qu’il a passés à la tête du FC Nantes, sa relation avec les Kita et la manière dont les Jaune et Vert pourraient repartir sainement en Ligue 2. S’il se dit attristé par la situation des Canaris, il pointe du doigt les joueurs déconnectés du club. « J’ai demandé une fois à un joueur : sais-tu combien de fois Nantes a été champion ? Il m’a dit : je ne sais pas. »
« On est tous de passage. Ce qui reste d’un club, c’est sa mentalité et c’est ce qui constitue sa valeur, » a-t-il développé à Ouest-France. Avant d’enchaîner sur les Kita : « Il faut changer certaines choses, surtout dans le sportif, la détection, la construction d’une équipe. On ne peut pas changer chaque année 20 joueurs. Le club a perdu son identité. Bien sûr que le président est responsable de pas mal de choses, mais il faut changer radicalement. » Et d’insister sur les problèmes de Nantes, à Ouest-France : « Qui parle ? Il y a toujours des sous-marins ici. […] Il manque de la chaleur humaine entre les services. Je me suis parfois senti comme dans un orphelinat. »
Et même si, comme il le raconte au quotidien nantais, les gens retiennent plutôt son côté rugueux, lui a insisté sur les nombreuses émotions que le football lui procure. « Je pleure facilement, je suis très sentimental. Je ne triche pas, je ne cache pas mes émotions », assume-t-il à Ouest-France. Il partira faire « du vélo, des abdos, du gainage, de la piscine ».
Bonne quille !
Nantes prolonge un défenseur expérimenté malgré la relégationUL



















































