Geoffroy-Guichard n’attendait que ça : vivre un premier round fou pour une place en Ligue 1. Pour ce barrage aller d’accession à l’élite contre l’OGC Nice, les 39 772 spectateurs du stade de l’ASSE ont répondu présents de la première à la dernière minute en mettant une ambiance folle. Tout l’inverse des joueurs de deux équipes apeurés et auteurs d’un match ennuyant à souhait qui s’est conclu sur un score nul et vierge. L’ivresse attendra.
L’intensité au rendez-vous, la technique aux abonnés absents
Timides et emportées par l’enjeu, les deux équipes produisent tellement peu de jeu que le premier acte se résume en une histoire d’arbitrage vidéo. Quelques minutes après la demi-heure de jeu, Luan Gadegbeku est servi par Lucas Stassin dans le dos de la défense niçoise. La pépite stéphanoise s’écroule à l’entrée de la surface. Monsieur Bastien va se cramer les yeux à l’écran VAR et annonce le verdict : la faute se termine en dehors de la surface. Pas de penalty pour l’ASSE.
Les spectateurs de Geoffroy-Guichard grondent mais vont rapidement redevenir amis avec l’arbitre du soir. Avant de rentrer au vestiaire, Lucas Stassin, revenu défendre dans sa surface sur un corner, envoie un vilain coup de pied dans la tronche de Kojo Peprah Oppong. Pas assez pour l’arbitre du soir Benoît Bastien. Un soulagement pour les supporters stéphanois, déjà stressés quand la tentative de Jonathan Clauss frôlait la barre sur coup franc à la 25e. La seule action dangereuse de cette ennuyeuse première mi-temps de barrage d’accession.
Zéro tir cadré…
Critiquées pour leur irrégularité cette saison, les deux formations ont le mérite d’être constantes dans cette rencontre. Comme en première période, Saint-Étienne comme Nice ne montrent pas le niveau technique d’une équipe prête à jouer dans l’élite la saison prochaine. L’intensité est au rendez-vous – encore heureux –, mais les fautes se multiplient. Les imprécisions techniques dans le dernier geste aussi. Les défenses prennent le pas sur les attaques et Geoffroy-Guichard n’a rien à se mettre sous la dent.
Alors, les supporters des Verts décident d’allumer des fumigènes à un quart d’heure de la fin. Sous la chaleur du Chaudron, le Stéphanois João Ferreira crée enfin du danger. Le Portugais déclenche un centre vicieux, repoussé par Kojo Peprah Oppong, solide ce soir. Incapables de cadrer un tir jusque-là, les Aiglons et les Verts ne prendront plus de risque et attendent le coup de sifflet final. Ce petit monde se donne déjà rendez-vous le vendredi 29 mai dans une Allianz Riviera à huis clos. Le jour et la nuit avec l’ambiance du soir…
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